Le propriétaire des marques Zara, Pull&Bear, Massimo Dutti et Bershka a souffert de son exposition aux États-Unis, son deuxième marché. La faiblesse du dollar a réduit la valeur des ventes réalisées outre-Atlantique une fois converties en euros. L’impact sur le chiffre d’affaires a été de 4 %. Par conséquent, la croissance ressort à 2 % seulement et est la plus faible performance trimestrielle de la maison mère depuis 2018, hors années Covid.
L’environnement reste compliqué. La baisse du pouvoir d’achat limite les dépenses non essentielles. La concurrence des marques asiatiques à très bas prix fait des ravages. La hausse des droits de douane contraint de nombreux distributeurs américains à relever leurs prix. Malgré tout, la marge opérationnelle est ressortie à 19,1 %, soit un niveau stable par rapport à l’an dernier. De plus, toutes les enseignes progressent, à l’exception de Massimo Dutti qui a légèrement marqué le pas.
Mais la fin de l’été et le démarrage de l’automne ravivent l’espoir. Le groupe a constaté une accélération des ventes en août et septembre. Cet indication a suffi à déclencher un rebond, preuve qu’il en faut peu pour que les actionnaires reviennent sur l’un des meilleurs élèves du secteur.
Inditex sort de quatre années de croissance annuelle à deux chiffres. Indéniablement, l’exercice en cours traduit un ralentissement. Mais les investisseurs semblent relativiser cette période puisqu’ils valorisent toujours le titre proche de ses moyennes historiques (22x sur 5 ans, 24x sur 10 ans).
Le groupe démontre une nouvelle fois sa capacité à apporter des réponses positives dans un environnement volatil. Il continue de prendre des risques à l’image de l’investissement important dans un centre de distribution en Espagne destiné à préserver son avantage compétitif sur sa chaîne logistique intégrée. Le groupe reste en permanence dans la réactivité et le renouvellement rapide des collections et la réponse aux tendances.
Pour faire un petit retour en arrière, l’espagnol a bouclé une dernière décennie remarquable avec un doublement de ses ventes et de ses profits, ainsi qu’une rentabilité exceptionnelle. Voir à ce propos : Inditex poursuit son parcours sans faute. Inditex semble désormais avoir les moyens de laisser derrière lui la première moitié d’année timide.






















