Le chiffre d'affaires de PepsiCo augmente de 7% par rapport au premier semestre de l'année précédente, porté surtout par un effet de change favorable de 3%, et les acquisitions à hauteur de 2%. Sur une base organique, la croissance atteint 2,5%, avec des volumes en hausse de 3% sur le segment snacks et de 1% sur le segment boissons.

Le management maintient ses prévisions pour l'année fiscale 2026, et anticipe de retourner 8,9 milliards de dollars à ses actionnaires, répartis entre 7,9 milliards de dividendes et 1 milliard de rachats d'actions. Ceci marquerait une nouvelle augmentation de la distribution de dividendes de PepsiCo : cette dernière a augmenté de 31% entre 2020 et 2025, de 5,8 à 7,6 milliards de dollars.

Cependant, le cash-flow libre avant changement de périmètre, lui, n'a augmenté que de 15%, de 7,1 à 8,2 milliards sur les cinq dernières années. Après changements de périmètre, il a fortement décru.

Dans Terrain subitement glissant pour PepsiCo puis Fondamentaux à surveiller chez PepsiCo, nous signalions que chez ce fameux aristocrate du dividende, les retours de capital aux actionnaires avaient désormais tendance à dépasser le cash-flow libre généré par les opérations, quoique d'un cheveu.

Contraint par l'inflation qui dégrade la structure de coûts d'un côté, et par un pricing power limité de l'autre, PepsiCo évolue dans un secteur autrefois réputé ultra défensif mais qui affronte désormais la forte défiance des investisseurs. Voir à ce sujet, et entre autres, Keurig Dr Pepper joue avec le feu, Kraft Heinz jette l'éponge, Nestlé et son plafond de verre ou La restructuration d'Unilever avance trop timidement.

La valorisation de PepsiCo est revenue vers la moyenne de ses multiples à vingt ans, tant en termes de profit d'exploitation que des capitaux propres. Autrefois appréciée comme une entreprise de croissance, elle l'est désormais principalement sur la base de son rendement sur dividende.