Les bonnes publications des poids lourds de la cote parisienne ont permis au CAC 40 d’inscrire un nouveau record historique à 8437 points, le 12 février dernier, en dépit de la montée des craintes au sujet des valeurs technologiques américaines.
L’aversion au risque est remontée d’un cran avec la peur que l'intelligence artificielle ne disrupte violemment les modèles d'affaires traditionnels, des services informatiques aux banques.

Pour autant la saison des résultats s’avère globalement de bonne facture, même si les ratés sont très lourdement sanctionnés. A ce stade, les trois quarts des sociétés du S&P500 ont publié leurs résultats et 73% d’entre elles ont dépassé les attentes. Les bénéfices devraient ainsi progresser de 13.2% au quatrième trimestre 2025, selon le consensus Factset, ce qui marquerait le cinquième trimestre consécutive de croissance à 2 chiffres.

Parallèlement, l’événement majeur reste la publication d'une inflation américaine pour janvier ressortie à 2,4 %, sous les attentes. Ce chiffre conforte le scénario d'un atterrissage en douceur et ravive les spéculations sur un pivot de la Réserve Fédérale dès le mois de juin.

Les prochaines séances devraient être déterminantes et permettront de tester la résilience de Wall-Street.

Graphiquement, le CAC 40 se maintient à proximité de ses records et conserve ainsi une dynamique positive en données journalières au-dessus des 8200 points, zone de convergence avec la moyenne mobile à 20 jours. A court terme, on suivra donc de près la sortie des 8200/8437 points pour mettre à profit l’enregistrement de nouveaux records ou au contraire l’amorce d’une consolidation plus marquée en direction des 8060 points.