26 mars -

L'essentiel de l'actualité des marchés américains et mondiaux ce jour

Par Mike Dolan, Éditorialiste Finance et Marchés

Malgré les postures diplomatiques adoptées de part et d'autre du conflit au Moyen-Orient, la situation n'offre guère de répit aux marchés de l'énergie ou de la finance. Les États-Unis affirment négocier un plan de cessez-le-feu en 15 points, tandis que l'Iran soutient qu'aucun pourparler n'est prévu et qu'il se contente d'examiner la proposition américaine.

Pendant ce temps, les combats se poursuivent et le détroit d'Ormuz reste de fait fermé, entraînant une nouvelle remontée des cours du pétrole. Les analystes du secteur énergétique revoient désormais à la hausse leurs prévisions de prix du brut pour l'ensemble de l'année.

Je reviendrai sur ces points et bien d'autres ci-dessous.

Mais d'abord, découvrez ma dernière chronique sur les signes inquiétants observés sur le marché des bons du Trésor américain et leurs répercussions potentielles sur l'ensemble des marchés.

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RETOUR À LA RÉALITÉ

Après avoir reculé d'environ 2% mercredi, les contrats à terme sur le Brent et le WTI sont repartis à la hausse jeudi, les opérateurs digérant les signaux contradictoires en provenance des États-Unis et de l'Iran. Les références oscillent désormais autour de 105 et 93 dollars le baril, respectivement.

Les actions mondiales se sont montrées fébriles alors que les espoirs d'un cessez-le-feu imminent s'estompaient. En Asie, le Nikkei japonais a lâché 0,7%, l'indice Hang Seng de Hong Kong a reculé de 1,7% et le KOSPI sud-coréen a perdu 2,7%.

Le STOXX 600 européen s'inscrivait en baisse jeudi matin, tandis que les contrats à terme sur les indices américains pointaient également vers le rouge avant l'ouverture.

L'or a lui aussi reflué, ne parvenant pas une fois de plus à jouer son rôle de valeur refuge. Le métal jaune a effacé une partie de ses gains récents, qui reposaient sur la perspective d'une résolution du choc énergétique.

Le marché des Treasuries était sous tension après une nouvelle série d'adjudications de dette décevantes et face à l'accentuation des risques inflationnistes à long terme. Les données sur les prix à l'importation publiées mercredi montraient déjà un bond bien plus important que prévu en février, avant même le déclenchement du conflit.

Par ailleurs, il a été annoncé que le président Trump a reprogrammé son voyage très attendu en Chine pour la mi-mai. Dans le même temps, Alphabet et Meta ont perdu un procès aux États-Unis portant sur l'impact nocif de la conception de leurs plateformes de réseaux sociaux sur les enfants.

Au rayon technologique, l'action Arm Holdings a bondi de plus de 16% mercredi. Le groupe prévoit que sa nouvelle puce interne destinée aux centres de données générera environ 15.000 millones de dollars de revenus annuels d'ici cinq ans. Ce processeur, conçu pour propulser l'IA "agentique", marque un tournant pour Arm, qui se contentait jusqu'alors de licencier ses architectures à des géants comme Nvidia.

Le graphique du jour

Même avant le choc pétrolier de ce mois-ci, l'inflation des prix à l'importation aux États-Unis s'orientait déjà nettement à la hausse, atteignant 1,3% en février, bien au-delà des prévisions. Ce bond mensuel, hors droits de douane, est le plus important en quatre ans.

Cette progression a été portée par les prix de l'alimentation et de l'énergie, mais aussi par les biens de consommation et d'équipement. En raison principalement du boom des infrastructures liées à l'IA, les prix des biens d'équipement importés ont enregistré leur plus forte hausse historique. Le taux annuel de l'inflation sous-jacente à l'importation est monté à 3,0%, reflétant en partie la faiblesse du dollar au cours de l'année écoulée.

Événements à suivre aujourd'hui

* Inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis (13h30 heure de Paris)

* Adjudication de bons du Trésor à 7 ans (18h00 heure de Paris)

* Interventions de Stephen Miran, Lisa Cook, Michael Barr et Philip Jefferson de la Fed

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Les opinions exprimées sont celles de l'auteur. Elles ne reflètent pas les vues de Reuters News qui, en vertu des Trust Principles, s'engage à l'intégrité, l'indépendance et l'absence de partialité.