Paris (awp/afp) - La Bourse de Paris est attendue à l'équilibre jeudi à l'ouverture, aidée comme la plupart des marchés par l'espoir de nouvelles discussions au Moyen-Orient, et malgré les déboires des géants français du luxe.
A l'ouverture, le CAC 40 devrait gagner 0,03% d'après les contrats à terme négociés avant l'ouverture (les "futures").
Francfort devrait progresser plus nettement (+0,31%), tout comme Milan (+0,20%), d'après les contrats à terme. Londres reculerait (-0,11%), plombée par l'accalmie sur le marché du pétrole.
Mercredi, la Bourse de New York a terminé orientée à la hausse, avec de nouveaux records pour le S&P 500 et le Nasdaq, alors que les investisseurs misaient sur une poursuite des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran.
Pour sa part, l'indice CAC 40 a reculé mercredi de 0,64% en perdant 53,29 points à 8.274,57 points.
L'indice Parisien est plombé par la mauvaise performance des géants mondiaux du luxe, qui ont annoncé des résultats décevants pour le premier trimestre 2026.
LVMH, Kering et Hermès paient les pots cassés de l'attaque lancée contre l'Iran par le président américain Donald Trump et son allié israélien Benjamin Netanyahu fin février.
Ce jeudi, la Bourse de Paris et l'ensemble des marchés devraient réagir autant aux espoirs de pourparlers Etats-Unis/Iran, qu'à la poursuite de la saison des résultats des entreprises.
Washington a annoncé discuter de la tenue d'une deuxième session de négociations avec Téhéran, se disant "optimiste" sur les chances d'un accord, après la menace de l'Iran de bloquer la circulation en mer Rouge face au blocus américain de ses ports.
L'Iran a aussi réaffirmé sa volonté de négocier, alors que le monde espère la prolongation du cessez-le-feu de deux semaines en vigueur depuis le 8 avril, et la sortie d'une guerre qui a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, tout en secouant l'économie mondiale.
Les espoirs portent toujours sur un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, par lequel transitent en temps ordinaire 20% de la production globale de pétrole et de gaz.
En début de journée, le Brent, référence du brut en Europe, reculait (-0,20%) à 94,74 dollars le baril. Le WTI américain augmentait (+0,26%) à 91,53 dollars.
Pernod Ricard après Kering
Le géant des vins et des apéritifs Pernord Ricard a annoncé une baisse de 3 à 4% de son chiffre d'affaires annuel à taux de change et périmètre constants "en raison du conflit au Moyen-Orient" jeudi avant la séance.
La veille, c'est le géant du luxe Kering (Gucci, Balenciaga...) qui avait subi une sévère correction après l'annonce de mauvais résultats (-9,29% à 254 euros l'action).
Kering a annoncé jeudi un plan de relance avec "une offre de maroquinerie renforcée" et "des standards de qualité plus élevés" pour Gucci.
Les investisseurs pourraient réagir par ailleurs à la dernière annonce de TotalEnergies, qui prévoit de produire autant d'hydrocarbures au premier trimestre 2026 qu'au quatrième trimestre 2025, malgré les pertes de production au Moyen-Orient "de l'ordre de" 100.000 barils équivalent pétrole par jour en moyenne.
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