Lyft a publié des résultats décevants au deuxième trimestre, avec un chiffre d’affaires de 1,59 milliard de dollars, inférieur aux 1,61 milliard anticipés par les analystes. Cette contre-performance, causée par une concurrence accrue d’Uber et un recul de la demande de déplacements aux États-Unis, a fait chuter le titre d’environ 3% après la séance. En comparaison, Uber affiche une dynamique plus robuste, portée par sa stratégie intégrée mêlant VTC, livraison de repas et courses.

Malgré ce repli, Lyft mise sur l’international et de nouveaux partenariats pour se relancer. L’entreprise a finalisé l’acquisition de FreeNow pour 200 millions de dollars, signé un accord avec Baidu pour déployer des robotaxis, et noué un partenariat avec United Airlines pour fidéliser les voyageurs. Pour le troisième trimestre, Lyft anticipe des réservations brutes entre 4,65 et 4,80 milliards, au-dessus des attentes, et un bénéfice d’exploitation entre 125 et 145 millions, en ligne avec les prévisions. La stratégie vise à se concentrer sur les villes moyennes, moins saturées et plus dépendantes de la voiture individuelle.