L’une de dernière ombre potentiel au tableau résidait dans la publication de l’indice des prix à la consommation. Bien qu’il soit ressorti légèrement supérieur aux attentes, les versions expurgées des éléments volatils ont été publiés parfaitement en ligne, enfonçant un peu plus le clou d’une baisse de taux dès mercredi. Pour autant, les investisseurs vont surtout se concentrer sur le graphique en points (dot-plot), c’est-à-dire les anticipations de trajectoire de taux de l’ensemble des membres du comité directeur. Plus que jamais, ce point de situation sera scruté à la loupe car il permettra de prendre le pouls de la Fed quant à l’ampleur des baisses de taux d’ici la fin de l’année. Techniquement, le 2 ans américain se maintient au-dessus des 3.50% en attendant, le discours de Jerome Powell. Sans surprise, un ton dovish devrait permettre d’enfoncer ce niveau technique clé et ouvrir la voie à une poursuite de la détente.

De de côté de l’Atlantique, la France a sans grande surprise perdu sa note AA. Même si les marchés n’ont que peu réagi à l’annonce, on surveillera tout de même l’OAT à 10 ans qui teste sa résistance autour des 3.60%. Le débordement de ce niveau serait de mauvais augure pour la suite des finances publiques car il marquera la fin de la consolidation en cours depuis fin 2023.

Techniquement, l’EURUSD peine à s’extirper de son canal de consolidation horizontal dont la borne supérieure se situe à 1.1740. Le débordement de ce seuil devrait ouvrir la voie aux 1.1830, voire les 1.1918/28. On notera que le spread entre l’Allemagne et les États-Unis (en blanc) continue de se resserrer ce qui pèse sur la performance du dollar américain (en bleu) et milite in fine pour une sortie par le haut de l’euro.

Source : Bloomberg