Entre flambée des rendements, pétrole nerveux et pari massif sur l’IA, les marchés abordent la séance du jour sur un fil.
Vendredi, les actions européennes ont finalement rebondi après une série de séances chahutées par la hausse des taux longs. Le CAC 40 a repris 0,37% à 8484 points, le DAX 0,59% et le Stoxx 600 0,51%, sans effacer toutefois des replis hebdomadaires (Paris -1,8%, Stoxx 600 -0,6%). À Londres, le FTSE 100 a grappillé 0,6%. En Suisse, le SMI a gagné 0,62% à 14.457 points, soutenu par le retour en grâce de Roche et Novartis.

À Wall Street, le ton était plus constructif en fin de semaine : le Dow Jones a repris 0,98%, le S&P 500 0,43% et le Nasdaq100 0,33%. Les financières, les minières et les valeurs liées au bitcoin ont mené la danse, tandis que les semi-conducteurs restaient sous pression avant les résultats très attendus de Nvidia mercredi.

Côté macro, les PMI flash d’août ont surpris positivement en zone euro (composite à 52,1) comme aux États‑Unis (56,0), portés par les services. Mais la tension reste vive sur les dettes souveraines : le 10 ans américain évolue autour de 4,73%, le 30 ans près de 5,27%, malgré l’annonce par le Trésor de rachats de long terme doublés à 4 Mds$ par opération. En Europe, l’OAT 10 ans française flirte avec 4,13%, le Bund avec 3,25%.

Sur l’énergie, le Brent se maintient autour de 93 $ et le WTI près de 85.6 $, après une hausse hebdomadaire de plus de 6%, dans l’attente de la conférence de Scott Bessent ce soir sur les « sanctions les plus sévères de l’histoire » contre l’Iran. 

Dans ce contexte, la préouverture à Paris s’annonce prudente, avec un CAC 40 attendu en légère baisse de 0,2%.
Techniquement, on continuera de surveillera la sortie des 8441/8509 points pour agir.