La séance s’ouvre dans une atmosphère partagée, après un trimestre historique pour les actions et un début de semaine marqué par la prudence. À Paris, le CAC 40 reste porté par la tech et les valeurs liées à l’IA, dans le sillage du rallye des semi-conducteurs à Wall Street, mais les opérateurs hésitent après le test des sommets récents.

Hier, les grands indices européens ont terminé en hausse : le Stoxx 600 a signé son meilleur trimestre depuis 2020, le CAC 40 a gagné 0,44% à 8403 points, le DAX 1,5% à 24995 points et le FTSE 100 0,1%. 

Outre-Atlantique, Wall Street a bouclé un trimestre exceptionnel : le S&P 500 a pris près de 15%, le Nasdaq plus de 21% et le Dow Jones environ 13%, tous en hausse hier encore, emmenés par les valeurs de l’IA et des semi-conducteurs.
Le Dow Jones s'est adjugé 0,26%, le S&P 500 0,79% et le Nasdaq100 1,68%.

Côté macro, en zone euro, l’inflation a ralenti en Allemagne (2,3% sur un an) et en France (1,8%), tandis que les ventes au détail allemandes et la consommation des ménages français ont surpris positivement. Aux États-Unis, les offres d’emplois JOLTS ont atteint 7,594 millions en mai, au plus haut depuis deux ans, et la confiance des ménages du Conference Board est remontée à 91,2. 

Aujourd’hui, la séance sera rythmée par l’inflation de la zone euro, les PMI manufacturiers définitifs en Europe et aux États-Unis, l’ISM manufacturier américain, ainsi que les premières interventions très attendues de Kevin Warsh à la tête de la Fed lors du forum de la BCE à Sintra. En toile de fond, les marchés restent suspendus aux négociations heurtées entre Washington et Téhéran.

Graphiquement, on attendra toujours la sortie des 8342/8452 points.