Les annonces des grandes banques centrales digérées par les marchés, le Dollar australien pourrait désormais battre de l’aile dans le sillage de l’appétit du risque à mesure que réapparaissent, en Chine et en Europe, les craintes au sujet de l’économie mondiale.

Moteur de la croissance de la planète, la Chine confirme une fois de plus son ralentissement alors que l’indice PMI préliminaire du secteur manufacturier, publié par HSBC, a montré une contraction de l’activité pour le 11ème mois consécutif. La monnaie australienne pâtit particulièrement des mauvaises nouvelles en provenance de Pékin en raison de la forte dépendance de l’île-continent aux importations chinoises.

La situation n’est guère plus réjouissante en zone Euro où l’activité du secteur privé affiche sa plus forte contraction depuis trois ans selon une première estimation, ravivant un climat récessif, un temps estompé par l’euphorie post FED et BCE. Les cambistes restent également suspendus à la décision du gouvernement espagnol quant à la demande d’une aide globale qui constituerait un frein de taille à la contagion de la crise budgétaire. Cependant rien ne laisse présager que Madrid soit prête à s’y résoudre malgré des informations de presse, confirmées par la Commission européenne, relatant la préparation d’un nouveau plan de réformes de l’autre côté des Pyrénées.

Enfin, tandis que la banque centrale australienne stipulait récemment que la bonne tenue de l’économie locale compensait la faiblesse des indicateurs internationaux, un représentant du FMI tempère ce constat en déclarant que les perspectives de l’économie australienne étaient étonnement faibles. Une zone d’ombre supplémentaire qui plane sur l’AUD.

Graphiquement, l’Aussie a profité des dernières mesures anticrise pour former un double top mais les prix peinent toujours à évoluer durablement au-dessus de 1.06 USD. Une très probable poursuite du repli à court terme pourrait ainsi ramener les cours au contact de la ligne de cou, à 1.0190 USD.