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| Tops / Flops de la semaine |
TOPS Europe Stadler +24,71 % : le constructeur ferroviaire suisse s'envole mercredi après la publication de solides résultats semestriels, saluée par plusieurs révisions d'objectifs de cours à la hausse. Bank Vontobel relève sa cible de 25 à 30 CHF, Citi faisant de même en portant son objectif à 30 CHF. Deutz +24,64 % : le motoriste allemand a bondi mardi après que l'Office fédéral des cartels a accordé son feu vert à l'acquisition de FFG Flensburger Fahrzeugbau pour 1,6 milliard d'euros, une opération déjà plébiscitée par les actionnaires à 99,7% lors de l'assemblée extraordinaire du 24 août. Cette entrée dans la défense, assortie d'un carnet de commandes supérieur à 1,9 milliard d'euros, ancre la transformation stratégique du groupe. Strabag +16,97 % : le géant autrichien du BTP profite de la publication de ses résultats semestriels 2026, avec un volume de production atteignant pour la première fois 10 milliards d'euros à mi-parcours et un EBIT en hausse de 35% à 174 millions d'euros. Le carnet de commandes atteint un niveau record de 36 milliards d'euros, et le groupe relève ses perspectives annuelles en visant un volume de production proche de 23 milliards d'euros. SoftwareOne +16,97 % : l'éditeur de logiciels suisse profite d'une publication semestrielle en progression, portant à la fois sur ses recettes et ses marges. UBS salue la performance en relevant son objectif de cours de 9,40 à 10,75 CHF, tout en maintenant sa recommandation à l'achat. Interparfums +1,89 % : le groupe de parfums sous licences repart de l'avant, renforcé en fin de semaine par un relèvement d'Oddo BHF de neutre à surperformance. La maison de courtage porte simultanément son objectif de cours de 27 à 32 euros, signalant un regain de confiance dans les perspectives du groupe. FLOPS Europe Eiffage -7,03 % : le groupe de construction et de concessions pâtit d'une double actualité adverse : des résultats semestriels mi-figue, mi-raisin, et un contexte de marché particulièrement défavorable, les tensions sur le marché obligataire pesant sur les valeurs françaises sensibles aux taux. Les deux révisions d'objectifs de cours à la baisse publiées en fin de semaine, par AlphaValue/Baader Europe (de 184 à 176 euros) et JP Morgan (de 162 à 159 euros), amplifient la pression sur le titre. Pernod Ricard -7,63 % : le numéro deux mondial des spiritueux est sanctionné pour des résultats annuels médiocres et des perspectives peu enthousiasmantes. Ils ont été suivis par une vague de révisions à la baisse d'objectifs de cours de la part des brokers. BNP Paribas -4,6 % : la banque française, comme ses consoeurs, a connu une semaine difficile, sous l'effet d'un regain de tensions sur le marché obligataire, alimenté par les inquiétudes relatives à la trajectoire budgétaire de la France. Cette pression était visible aussi sur les concessionnaires, l'immobilier et les services collectifs (Orange, Vinci, Eiffage, Bouygues ou Unibail ont souffert). OVH -5,59 % : l'hébergeur français dévisse mercredi après l'annonce du départ de sa directrice financière, Stéphanie Besnier, dont le mandat s'achève au 31 août sans qu'aucun successeur n'ait été trouvé à ce stade. Cette vacance soudaine à la tête des finances du groupe, couverte par un simple intérim, inquiète les investisseurs sur la gouvernance de l'entreprise. TOPS US Abercrombie +36,15 % : le titre du groupe d’habillement s’est envolé cette semaine après avoir dévoilé un chiffre d'affaires bien supérieur aux attentes lui permettant de relever ses prévisions de bénéfices annuels. Okta +23,01 % : l’éditeur de logiciels de gestion des identités numériques a publié son bilan trimestriel qui profite des nouveaux besoins dans le domaine de la cybersécurité notamment avec la multiplication des agents d’intelligence artificielle. Salesforce +22,39 % : le spécialiste des logiciels de gestion de la relation client a publié des résultats et des perspectives supérieurs aux attentes, soutenus par l'essor de ses activités d'intelligence artificielle, notamment grâce à une plus-value de 2,6 milliards liée à sa participation dans Anthropic. CrowdStrike +13,78 % : en tant qu’acteur majeur dans le domaine de la cybersécurité, CrowdStrike profite de la demande croissante liée au développement de l’IA. Ainsi, la firme a dévoilé des résultats et un chiffre d'affaires supérieurs aux attentes pour son deuxième trimestre. FLOPS US Dick's Sporting Goods -26,27 % : le distributeur d'articles de sport pâtit de révisions de résultats au deuxième trimestre, UBS pointant des stocks excédentaires, des promotions agressives et des pertes anticipées de Foot Locker comme principaux facteurs de pression. La banque juge également le marché du sport structurellement difficile. Dycom -25,09 % : le prestataire de services aux réseaux de télécommunications publie mercredi des résultats trimestriels dépassant les attentes (CA de 2,01 milliards de dollars contre 1,98 milliard attendu), mais les investisseurs sanctionnent des perspectives jugées décevantes pour le T3, avec un BPA ajusté anticipé entre 4,33 et 4,79 dollars. Le plan de rachat d'actions de 150 millions de dollars approuvé simultanément ne suffit pas à rassurer le marché. |
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| Matières premières |
Le pétrole a mis fin à trois semaines de rebond, sans pour autant revenir dans une zone confortable pour la pression inflationniste. Le Brent se négocie autour de 89 USD, en repli de 5% sur la semaine, mais toujours en hausse de 45% depuis le début de l'année. Le facteur dominant est géopolitique et structurel à la fois : les négociations entre l'administration Trump et Caracas autour d'une prise de participation américaine dans les gisements pétroliers vénézuéliens ont pesé lourd sur les cours. Mais la persistance du conflit dans le Golfe persique a limité le reflux de l'or noir. Du côté des métaux, l'or reste relativement stable après sa percée récente, autour de 4 600 USD l'once. Sur le front des métaux industriels, le cuivre a progressé de 0,4% à 6,60 USD/lb. Il s'apprête à boucler une huitième semaine consécutive de progression, porté par des retraits massifs dans les entrepôts du London Metal Exchange qui alimentent les craintes sur la disponibilité physique du métal. Le blé domine l'actualité des matières premières agricoles cette semaine, porté par une conjonction de tensions géopolitiques sur les routes d'exportation et de signaux contrastés côté offre. Le blé a atteint ses plus hauts niveaux depuis plusieurs années, propulsé par les perturbations des exportations en mer Noire. Une série d'attaques croisées a quasi totalement interrompu les chargements de grains dans les ports russes et ukrainiens, ravivant les craintes sur les disponibilités mondiales. Ce mouvement s'est propagé au maïs. |
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| Macroéconomie |
Macro : Après avoir laissé les investisseurs dans le flou depuis le début de son mandat, Kevin Warsh était très attendu pour son premier grand oral à Jackson Hole. Dans son discours, il a indiqué que la Fed n'en avait peut-être pas fini avec la lutte contre l'inflation, affirmant que les conditions financières ne lui semblaient pas restrictives et que les derniers chiffres d’inflation (pourtant plutôt rassurants) ne l’ont pas totalement persuadé que l’inflation va revenir vers les 2%. Kevin Warsh ouvre donc la voie à une hausse de taux dans les prochains mois. Les investisseurs ont immédiatement revu leurs paris pour la prochaine réunion de la Fed. Selon l’outil FedWatch du CME, il y a désormais une chance sur deux de voir la Fed relever ses taux en septembre. Crypto : Après avoir bondi de 23% la semaine dernière, le bitcoin (BTC) progresse encore de 2% depuis lundi. Le BTC est ainsi passé de 62 000 à près de 80 000 USD en l’espace de deux semaines. De quoi redonner un peu de baume au cœur des crypto-investisseurs après une longue période morose, entamée en octobre 2025, durant laquelle le bitcoin était passé de 126 000 à 60 000 USD. Une poussée portée notamment par l’annonce du Trésor américain, qui va doubler, à partir du 9 septembre, la taille maximale de certains rachats d’obligations de long terme. Une mesure qui a temporairement détendu certains rendements obligataires, affaibli l’USD et redonné de l’appétit pour les actifs sensibles à la liquidité, comme le bitcoin. Le mouvement a également été largement soutenu par les ETF Bitcoin spot, qui ont enregistré plus de 3 MrdsUSD d’entrées nettes en deux semaines, portant leur encours total de 73 à 100 MrdsUSD sur la période. La hausse s’est aussi propagée aux principales autres cryptomonnaies : l’ether (ETH) bondit de 33% en deux semaines à 2 500 USD, Solana (SOL) de 40% autour de 105 USD et le BNB de 17% à 704 USD. |
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| Les articles de la semaine | ||||||
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