Ce mercredi, Target a dévoilé des résultats meilleurs qu’attendus, avec un chiffre d'affaires net de 25,21 milliards de dollars (21,66 milliards d'euros) pour le deuxième trimestre, dépassant les estimations qui tablaient sur 24,93 milliards de dollars selon les données LSEG.

Les quelques indicateurs clés de l’activité sont eux aussi meilleurs que prévu. Les ventes à magasins comparables n’ont reculé que de 1.9%, contre un repli de 3% attendu. La fréquentation des magasins s'est quant à elle améliorée, passant d'une baisse de 2,4% au premier trimestre à une baisse de 1,3% au deuxième trimestre.

Au-delà des résultats, les investisseurs retiennent surtout les changements à la tête de la direction. Target a annoncé mercredi la nomination de Michael Fiddelke au poste de directeur général, en remplacement de Brian Cornell.

Une nomination en question

Arrivée chez Target en 2003 comme stagiaire, Michael Fiddelke, 49 ans, est aujourd’hui directeur des opérations (COO). Il prendra officiellement ses fonctions le 1er février 2026. Brian Cornell deviendra quant à lui président exécutif, selon un communiqué de l’entreprise.

Mais cette nomination ne semble pas être appréciée par les marchés. Le titre est en baisse de 10% à l’ouverture. "Compte tenu des nombreux obstacles rencontrés par Target ces dernières années, il n'est pas surprenant que les investisseurs espéraient une recrue externe", estime Steven Shemesh, analyste chez RBC Capital Markets. "Target fait face à une pente difficile pour rattraper son retard sur ses concurrents dans un monde de plus en plus digitalisé".

Target a en effet perdu du terrain ces dernières années, notamment face à Amazon et Walmart. Et cela se retrouve dans l’évolution des cours de bourse. Notons toutefois qu’Amazon est certes un géant du retail, mais aussi le numéro un du cloud, activité qui fait l’essentiel de sa rentabilité.

Lors d’une conférence de presse, Michael Fiddelke a esquissé ses priorités stratégiques pour redresser Target : améliorer la qualité, la valeur et le style des produits, offrir une expérience d’achat plus homogène, et intégrer davantage de technologie dans l’ensemble des opérations. "Mon objectif numéro un est de nous ramener sur la voie de la croissance". A ce stade, le marché semble douter que Fiddelke soit la bonne personne pour y parvenir.