Depuis plusieurs mois, le marché vivait sur un scénario simple : croissance solide, inflation en décrue, deux baisses de taux à partir de juin. Le PCE vient compliquer cette équation. Alors que la plupart des indicateurs d’inflation pointaient vers un retour progressif vers 2 %, le baromètre préféré de la Fed a surpris à la hausse. Pas une explosion. Pas un retour de l’inflation. Mais suffisamment pour briser la linéarité du scénario. La Fed n’a plus d’urgence à agir. Les taux réels américains restent élevés. Le marché commence à intégrer que la première baisse pourrait être plus tardive — voire unique. Le dollar ne monte pas pour des raisons structurelles. Il monte en partie par réflexe et parce que la Fed ne pivote pas.

Techniquement, les 96.48 sur le dollar Index tiennent toujours le choc mais les 98.00 peinent à être clairement franchis. Le scénario d’un rebond du billet vert reste donc fragile. En parallèle, on surveillera la résistance des 1.1920/60 sur l’EURUSD (1.1866 en clôture hebdo) pour préserver le scénario d’une consolidation en direction des 1.1673 dans un premier temps avant les 1.1573, point bas de cette année.