17 mars -
Ce qui compte aujourd"hui sur les marchés américains et mondiaux
Par Mike Dolan, éditorialiste, Finance et Marchés
Après une bouffée d"optimisme un peu singulière sur les marchés mondiaux lundi, sans véritable déclencheur précis, les investisseurs ont de nouveau sombré dans la morosité aujourd"hui, alors que le conflit iranien reste plus tendu que jamais et que les prix du pétrole repartent à la hausse.
Loin du Moyen-Orient, la grande parade des banques centrales de la semaine a débuté aujourd"hui avec une hausse des taux d"intérêt largement anticipée en Australie.
Je reviendrai sur ce point et bien d"autres ci-dessous.
Mais d"abord, consultez ma dernière chronique sur la manière dont les banques centrales pourraient encore éviter les hausses de taux tout en naviguant face à une potentielle inflation tirée par le pétrole.
Et écoutez l"épisode d"aujourd"hui du podcast Morning Bid, où je décrypte la hausse australienne par rapport aux trajectoires mondiales des taux - avec en prime un regard sur l"envolée d"optimisme d"hier concernant les puces IA.
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REMOUS AUX ANTIPODES
Le S&P 500 a terminé en hausse de 1% lundi, bien que les contrats à terme aient depuis reperdu une partie de ces gains. Les actions asiatiques étaient à nouveau mitigées mardi, le KOSPI sud-coréen progressant de 2,3% tandis que le Nikkei japonais clôturait à l"équilibre. Le dollar s"est raffermi après s"être légèrement replié hier.
Une partie du rallye de lundi à Wall Street était due à un recul sensible du brut, alors qu"une lueur d"optimisme apparaissait quant au passage de certains navires vers l"Inde, la Chine et le Pakistan par le détroit d"Ormuz. Le baril de Brent a chuté de près de 3% pour s"établir autour de 100 dollars.
Mais cela a été de courte durée. Faute de signes de percée majeure dans la guerre et alors que le président Donald Trump peine à entraîner les alliés de l"OTAN dans une coalition prévue pour escorter les pétroliers dans le détroit, le pétrole a de nouveau grimpé face au conflit latent, le Brent bondissant à plus de 104 dollars le baril avant de refluer légèrement.
Les discussions commerciales entre les États-Unis et la Chine à Paris ont peut-être aussi contribué à améliorer le sentiment à la marge, les deux parties ayant tenu des échanges constructifs axés sur les produits agricoles et les terres rares.
Une autre cause apparente de la hausse de lundi réside dans le retour du thème de l"IA sur le devant de la scène, alors que la conférence annuelle des développeurs GTC du géant des puces Nvidia a débuté à San Jose.
L"entreprise la plus valorisée au monde a déclaré que ses revenus issus des puces IA pourraient potentiellement atteindre 1 000 milliards de dollars d"ici 2027, tout en annonçant son intention de rivaliser plus agressivement dans l"informatique d"inférence. Jusqu"à présent, les puces Nvidia ont dominé l"entraînement des modèles d"IA.
Parallèlement, le sud-coréen SK Hynix a prévenu que la forte demande en IA pourrait prolonger la pénurie mondiale de plaquettes de silicium jusqu"en 2030.
Du côté des banques centrales, le vote inattendu et serré (5 contre 4) de la Reserve Bank of Australia en faveur d"une hausse des taux laisse la question d"un nouveau resserrement ouverte. En réaction, le dollar australien s"est montré un peu volatil mardi.
L"attention va maintenant se porter sur les décisions de politique monétaire des autres grandes banques centrales cette semaine, dont celle de la Réserve fédérale demain. Trump a appelé lundi la Fed à tenir une réunion d"urgence pour baisser les taux, mais la tâche principale de la Fed sera de montrer comment elle peut négocier le probable choc inflationniste issu d"une crise pétrolière prolongée.
Graphique du jour
La banque centrale d"Australie a relevé ses taux pour le deuxième mois consécutif lors d"une décision serrée mardi, mettant en garde contre un risque "matériel" pour l"inflation alors que les décideurs évoluent dans un contexte mondial volatil sur fond d"intensification de la guerre au Moyen-Orient. Les autres grandes banques centrales mondiales se réunissent plus tard cette semaine, bien qu"elles devraient opter pour le statu quo pour l"instant.
Événements à suivre aujourd"hui
* Le Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (FOMC) entame sa réunion de deux jours
* Enchères d"obligations américaines à 12 mois et 20 ans
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Les opinions exprimées sont celles de l"auteur. Elles ne reflètent pas les vues de Reuters News qui, en vertu des Trust Principles, s"engage à l"intégrité, l"indépendance et l"absence de partialité.



















