Le point sur la journée à venir sur les marchés européens et mondiaux, par Rocky Swift

Les indices de Wall Street ont atteint de nouveaux sommets dans la nuit, portés par l’optimisme entourant les résultats d’entreprises, mais l’enthousiasme s’est dissipé en Asie alors que les cours du pétrole sont repartis à la hausse après de nouvelles attaques des Houthis yéménites, soutenus par l’Iran, contre l’Arabie saoudite.

Pour mettre fin à une guerre qui bouleverse les marchés de l’énergie et attise l’inflation depuis 8 mois, l’Iran doit réduire « de manière significative » sa capacité d’enrichissement nucléaire, a déclaré à Reuters le vice-président américain JD Vance.

Mais qui va prendre cette décision ? Après le départ de plusieurs dirigeants à Téhéran, personne ne sait qui dirige le pays, selon le président américain Donald Trump.

Et puisque nous parlons de dirigeants, si Marine Le Pen n’est pas l’héroïne que la France mérite, elle est en revanche l’héroïne dont le marché obligataire français en difficulté avait besoin.

La candidate d’extrême droite, considérée comme la favorite de la prochaine élection présidentielle au printemps, a présenté des plans visant à réduire les dépenses, déclenchant un mouvement de soulagement sur les obligations françaises, dont les rendements avaient atteint des niveaux inédits depuis plusieurs décennies.

L’enthousiasme s’est propagé à l’euro et a donné un coup de pouce aux autres marchés obligataires, tous confrontés à la menace commune de l’inflation, du resserrement monétaire des banques centrales et des difficultés budgétaires. Les bons du Trésor américain ont rebondi, soutenus par une adjudication solide à 3 ans, et le gouvernement doit de nouveau tester la demande du marché mercredi, avec une émission de 39 milliards de dollars de titres à 10 ans.

L’attention des marchés se porte désormais sur la publication du compte rendu de la Réserve fédérale (Fed) et sur les discours de ses responsables. Les anticipations d’une nouvelle hausse des taux ce mois-ci, après celle de septembre, ont reculé, mais les marchés continuent d’anticiper un resserrement monétaire plus marqué plus tard dans l’année et l’année prochaine.

Les discours prononcés mardi par la présidente de la Fed de San Francisco, Mary Daly, et le président de la Fed de Kansas City, Jeff Schmid, ont donné une image contrastée quant à la nécessité d’une hausse des taux, qu’elle intervienne plus tôt ou plus tard. Les responsables de la Fed Christopher Waller, Neel Kashkari et Alberto Musalem doivent tous s’exprimer mercredi plus tard dans la journée.

Selon l’outil CME FedWatch, la probabilité d’une hausse d’au moins 25 points de base en octobre s’établit à 20,5 %, contre environ 51 % il y a une semaine, mais les marchés intègrent une probabilité de 84,5 % d’une hausse lors de la réunion de décembre.

Les contrats à terme sur l’indice paneuropéen Euro Stoxx 50 reculaient de 0,62 %, ceux sur le DAX allemand perdaient 0,55 % et ceux sur le FTSE cédaient 0,25 %. Les contrats à terme sur les actions américaines, les e-mini sur le S&P 500, progressaient de 0,08 %.

Principaux événements susceptibles d’influencer les marchés mercredi :

o production industrielle en Allemagne (août)

o indice avancé du Canada (septembre)

o le Trésor américain émet 39 milliards de dollars de titres à 10 ans

o réouverture de l’adjudication de dette publique allemande à 7 ans

o réouverture des adjudications de dette publique britannique à 1 an et 5 ans

o la Fed américaine publie le compte rendu de sa réunion des 15-16 septembre

o données de la Fed sur le crédit à la consommation