Portés vendredi par la décision de la Cour suprême américaine d’invalider une large partie des droits de douane de Donald Trump, les grands indices européens ont terminé dans le vert, à l’image du CAC 40 qui a gagné 1,39% à 8515 points. La séance a toutefois été marquée par une forte nervosité, les investisseurs intégrant dans le même temps l’annonce par la Maison-Blanche d’un nouveau tarif global de 15 % sur toutes les importations, après un premier projet à 10 %.

À Wall Street, la réaction a été finalement positive : le S&P 500 a gagné 0,69 % à 6 909,51 points, le Dow Jones 0,47 % à 49 625,97 points et le Nasdaq Composite 0,90 % à 22 886,07 points. Les télécoms ont mené la danse (+2,65 %), tandis que l’énergie a reculé (-0,72 %), pénalisée par un pétrole en repli d’environ 1 % sur fond de troisième round de négociations nucléaires entre Washington et Téhéran. Nvidia, au cœur du pari boursier sur l’IA, a progressé de 1 % avant des résultats très attendus cette semaine.

Côté macroéconomie, le contraste américain a entretenu le débat sur la Fed : la croissance du PIB n’a progressé que de 1,4 % en rythme annualisé au quatrième trimestre, bien en deçà des 2,8 % attendus, mais l’inflation PCE de décembre a surpris à la hausse, à 2,9 % sur un an, avec un noyau à +0,4 % sur le mois. Résultat : le marché ne price plus qu’un peu plus de 50 % de probabilité de première baisse de taux en juin.

Aujourd’hui, la séance européenne sera rythmée par l’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne, baromètre clé de la conjoncture, et par une salve d’interventions de banquiers centraux, dont Christine Lagarde. Aux États‑Unis, les commandes de biens durables compléteront le tableau, sur fond de volatilité persistante autour du nouveau régime tarifaire américain.
Dans cette attente, le CAC 40 devrait marquer une pause, les contrats Futures suggérant un repli initial de 0.3%. 

En données horaires, la dynamique haussière ne sera par remise en cause tant que l'indice demeure au-dessus de la zone des 8437 points, niveau correspondant à la moyenne mobile à 20 heures.