Sur le trimestre, le chiffre d’affaires atteint 3,88 milliards d’euros, en hausse de 9,6% à taux de change constants et 4,8% à données publiées. La dynamique est plus forte qu’en milieu d’année en dépit de la forte volatilité des devises et d’un marché du luxe toujours incertain.
La division maroquinerie-sellerie, qui représente 44% du chiffre d’affaires, enregistre la plus forte croissance. Les sacs iconiques Birkin, Kelly et Constance tirent les ventes. production a été soutenue grâce à l’ouverture de nouveaux ateliers en France, dont une maroquinerie en Charente. Trois sites supplémentaires ouvriront lors des trois prochaines années.
La seconde branche, celle des vêtements et accessoires retrouve une bonne dynamique. La soie et les textiles progressent hors effets devises mais reculent avec. La bijouterie et les articles pour la maison affichent une croissance à deux chiffres tout comme les autres produits, la plus petite division qui inclut la production pour les marques hors groupe (impression textile, tannage, etc) et les produits John Lobb, Saint Louis et Puiforcat. L’horlogerie avance grâce au succès des modèles H08 et Le Temps Suspendu. Seule la division Parfums et Beauté recule de 7,2%, en raison d’une base de comparaison très élevée l’an dernier.
La bonne nouvelle vient de Chine, où le marché montre enfin des signes de stabilisation. LVMH et L’Oréal avaient déjà observé ce frémissement, et Hermès le confirme à son tour. Le groupe ne détaille pas ses ventes dans le pays, mais la région Asie hors Japon progresse de 6,2% à taux de change constants et de 0,3% en données publiées. Hermès souligne la fidélité de sa clientèle locale et la bonne réception des rénovations de boutiques dans la région. Toutes les autres zones enregistrent aussi une croissance satisfaisante.
Parmi les autres nouvelles à retenir :
- Le groupe va engager plus d’un milliard d’euros d’investissements dans l’extension des ateliers et la rénovation du réseau de distribution.
- La styliste britannique Grace Wales Bonner est nommée à la direction de la création masculine et succède à Véronique Nichanian qui occupait ce poste depuis plus de trois décennies. Sa première collection est attendue pour le début de l’année 2027.
Malgré la baisse du jour, Hermès confirme encore sa place à part dans un secteur du luxe en difficulté depuis deux ans. LVMH s’est envolé après avoir annoncé une croissance symbolique de 1%, la première de l’année. Kering a doublé en quelques mois grâce à l'enthousiasme suscité par l’arrivée de Luca de Meo à la direction. Hermès avance à son propre rythme, de façon plus régulière que les concurrents. La fidélité des clients de la marque reste difficile à égaler pour les autres maisons.


















