L'atmosphère s'est nettement alourdie hier sur les marchés, l'espoir d'une trêve entre Washington et Téhéran s'amenuisant. En France, le CAC 40 a été particulièrement touché, reculant de 1,12% pour clôturer à 8331 points. Le reste de l'Europe a suivi cette dynamique frileuse : le DAX a cédé 1,04%, le SMI a abandonné 1,06%. Seul le FTSE 100 a limité la casse avec un repli de 0,55%.
Outre-Atlantique, Wall Street a terminé sur la défensive après son récent rallye. Le Dow Jones a fini quasi à l'équilibre (-0,01% à 49442 points), tandis que le S&P 500 a lâché 0,24% à 7109 points et le Nasdaq 0,26% à(24404 points.

Sur le front macroéconomique, la journée a été marquée par les prix à la production en Allemagne, qui ont bondi de 2,5% sur un mois en mars, dépassant largement les 1,3% attendus.
Aujourd'hui, l'agenda est chargé. Les investisseurs scruteront le taux de chômage de février et l'évolution des inscriptions au chômage de mars au Royaume-Uni. En Allemagne, l'indice ZEW du sentiment économique d'avril animera la matinée. Du côté des États-Unis, les ventes au détail de mars sont anticipées en forte hausse de 1,4%. De plus, l'audition de Kevin Warsh, candidat à la présidence de la Réserve fédérale, devant le Sénat américain cristallisera l'attention. 

Dans cette attente, le CAC 40 gagne 0,3% en préouverture. 
En données horaires, pas de changement majeur. La dynamique ne sera pas dégradée tant que l'indice demeure au-dessus des 8310 points, zone de convergence avec la moyenne mobile à 50 heures.