Au cours des neuf premiers mois de l'année, FDJ UNITED indique avoir réalisé un chiffre d'affaires de 2,576 milliards d'euros, en recul de 5,6% sur un an. Cette évolution intègre un impact de plus de deux points lié aux hausses de fiscalité sur les jeux d'argent. Le produit brut des jeux (PBJ) s'est établi à 6,264 milliards d'euros, en baisse de 2,8%.

Dans le détail, la branche Loterie et paris sportifs en réseau France a enregistré un chiffre d'affaires de 1 794 MEUR, en baisse de 4,8%. De son côté, la branche Paris et jeux en ligne a vu son chiffre d'affaires diminuer de 8,2%, à 619 MEUR, notamment sous l'effet de la fiscalité additionnelle et des difficultés rencontrées aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

"L'activité de FDJ UNITED à fin septembre reflète à nouveau des aléas propres au secteur des jeux, une baisse de la fréquentation des points de vente dans un contexte économique défavorable, ainsi que l'augmentation attendue de la fiscalité", a déclaré Stéphane Pallez, présidente-directrice générale du groupe.

Au seul troisième trimestre, le chiffre d'affaires a diminué de 8,1%, à 794 millions d'euros, tandis que le PBJ a reculé de 6,1%, à 1,950 milliard d'euros.

Pour 2026, le groupe anticipe désormais un recul du PBJ de l'ordre de quelques pourcents (il visait précédemment la stabilité) et une diminution du chiffre d'affaires de l'ordre de 5% ("mid-single digit") contre quelques pourcents précédemment ("low single digit"), dont plus de 70 MEUR liés à la fiscalité additionnelle.

Le groupe prévoit néanmoins de maintenir sa marge d'EBITDA courant autour de 23%, grâce à sa maîtrise des coûts. Il confirme également son objectif de progression annuelle du dividende, sur la base d'un taux de distribution d'au moins 75% du résultat net ajusté.

Le titre FDJ a achevé la séance sur un repli de 1,45%, à 21 euros, et affiche désormais une contraction de l'ordre de 11% depuis le début de l'année.