Sous le choc des frappes au Moyen-Orient et de la flambée récente de l’énergie, les places européennes ont décroché hier. À Paris, le CAC 40 a chuté de 2,03% à 7.807,87 points, entraîné par les valeurs industrielles et cycliques, tandis que TotalEnergies (+4,2%) profitait de la poussée du Brent, brièvement monté vers 119 dollars avant de retomber autour de 107 dollars.

La nervosité était générale en Europe, le DAX reculant de 2,82% et l’Euro Stoxx 50 de 2,14%. Outre-Atlantique, Wall Street a mieux résisté : le S&P 500 a cédé 0,27%, le Dow Jones 0,44% et le Nasdaq 0,28%.

Sur le front macroéconomique, la séquence de banques centrales a confirmé le virage plus « hawkish » imposé par le choc pétrolier. La Fed a laissé ses taux inchangés mais les marchés ne pricent plus de baisse avant 2027. La BCE a maintenu son taux directeur à 2% tout en révisant à la hausse ses prévisions d’inflation et en laissant entendre que des hausses pourraient être discutées dès avril. La Banque d’Angleterre a, elle aussi, laissé ses taux stables, tout en se disant prête à agir si l’inflation repartait.

Côté statistiques, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États‑Unis sont ressorties à 205.000, en dessous des attentes, tandis que l’indice manufacturier de la Fed de Philadelphie a surpris à la hausse à 18,1 points. 

Dans ce contexte de guerre en Iran, de gaz européen en forte hausse et de dollar qui reflue face à l’euro, la préouverture en Europe laisse entrevoir un rebond technique, avec un CAC 40 attendu en légère hausse de 0,2%.

Graphiquement, la tendance reste baissière sous les 7887 points, borne basse du gap ouvert hier. Seul un retour au-dessus de ce niveau autoriserait un rebond de plus forte ampleur en direction des 7953 points.