Il y a tout juste un an, la Réserve fédérale américaine diminuait de 50 points de base son principal taux directeur, notamment en raison d’un ralentissement supposé du marché du travail. Les statistiques qui ont suivies dépeignaient toutefois un tout autre tableau, forçant quelque peu la Fed à acter avoir fait une erreur d’appréciation. Dans le langage des banquiers centraux, il faut comprendre que le statut quo en place depuis décembre fait office de mea-culpa. Pour autant, les récents ajustements à la baisse du nombre de créations d’emplois laissent désormais planer le doute quant à la supposée résilience du marché du travail aux États-Unis. Concrètement, Jerome Powell a admis lors du récent symposium de Jackson Hole que le mandat de la Fed concernant le plein emploi l’emportait sur celui de la maitrise de l’inflation. Il faut dire qu’avec « seulement » 22000 emplois créés en août, les risques d’une dégradation semblent suffisant important pour justifier un nouveau cycle de détente monétaire, sauf catastrophe côté inflation. Les rendements obligataires l’ont bien compris à l’image du 2 ans qui teste désormais un support pluriannuel autour des 3.50%.

Si l’or est le principal bénéficiaire de ces développements, le marché des changes peine à trouver une direction claire à court-terme. Techniquement, l’EURUSD est toujours bien orienté à moyen terme au-dessus des 1.1410/1390 mais peine à s’extirper d’une congestion horizontal comprise entre 1.1580 et 1.1740.

Dans le reste du monde, l’USDJPY reste sous pression sous les 148.65/149.20 avec un premier support à casser autour des 146.00 pour ouvrir une nouvelle séquence baissière, idéalement en direction des 141.90. Même son de cloche sur l’USDCHF dont la tendance reste baissière tant que les 0.8180 sont butoirs avec de nouveaux points bas attendus.

Du côté des devises commodities, l’aussie a enfin dépassé son point de confirmation haussier à 0.6570 ouvrant la porte à une poursuite de la hausse en direction des 0.6700/25. Le kiwi est sur le point de rallier sa cible de rebond – et niveau de risque à 0.5955, niveau à dépasser pour rouvrir les récents sommets à 0.6120. Enfin, l’USDCAD doit enfoncer un premier support à 1.3720 pour confirmer une nouvelle séquence baissière en direction des 1.3535.