La séance européenne de lundi s’est jouée sur un fragile équilibre entre euphorie technologique à Wall Street et nervosité obligataire. À Paris, le CAC 40 a cédé 0,8% à 7834 points, pénalisé par la chute de Schneider Electric (-9,97% après l’annonce du rachat de PTC pour plus de 20 milliards d’euros) et par la défiance persistante envers la dette française. À Francfort, le DAX a grappillé 0,09%, tandis que le Stoxx 600 a gagné 0,4% et Londres 0,34%.
Outre-Atlantique, les indices américains ont ignoré la nouvelle flambée des rendements. Le Nasdaq Composite a inscrit un nouveau record (+1,05% à 27477 points), porté par les Sept Magnifiques (Nvidia +2,12%, Microsoft +1,48%, Meta +1,9% et Tesla +2,2%). Le S&P 500 a progressé de 0,66% et le Dow Jones de 0,18%, alors que le 10 ans américain a touché 5,35%, un plus haut depuis 2002, et le 30 ans 5,70%.
Côté macro, l’ISM des services américain a légèrement reculé à 54,9 en septembre (55,4 en août), mais l’indice des prix payés a bondi à 74, au plus haut depuis mi‑2022, signalant des tensions inflationnistes persistantes. En zone euro, les PMI composites définitifs confirment une accélération de l’activité à 53,1, plus haut depuis plus de trois ans, tandis que les prix à la production ont grimpé de 8,2% sur un an en août.
Aujourd’hui, les investisseurs suivront de près les ventes au détail de la zone euro pour août. Aux États‑Unis, la balance commerciale et plusieurs interventions de membres de la Fed (Williams, Bowman, Schmid, Logan) pourraient encore faire bouger la courbe des taux avant la publication demain des minutes du FOMC.
Le CAC 40 devrait ouvrir en hausse de 0,2% ce matin.
Graphiquement, pas de changement majeur, la pression vendeuse persiste. Un retour au-dessus des 7868 points serait de bon augure pour une tentative de reprise technique avec les 7950 points en ligne de mire.
CAC 40: Défiance envers les actifs risqués
| En surveillance. Surveiller la sortie du range 7760 / 7950 |


















