Chers clients,

En l’absence de mauvaises nouvelles en Europe et dans le sillage des publications américaines plutôt rassurantes, les places boursières ont poursuivi leur ascension la semaine dernière. Les valeurs bancaires ont clairement soutenu le courant acheteur grâce au succès des dernières émissions obligataires européennes. L’euro rebondit, le VIX repasse sous les 20, signe d’un appétit grandissant pour les actifs risqués. Les opérateurs veulent également croire à une solution définitive pour la restructuration de la dette grecque.


Indices

Alors que Wall Street garde une tendance fortement haussière (le Nasdaq 100 a franchi ses plus hauts de 10 ans), le marché parisien en profite pour effectuer un rattrapage. Celui-ci revient tutoyer une importante zone de résistance en données journalières et hebdomadaires située vers 3350/3370 points. Le DAX teste lui aussi la résistance des 6430 points, plus hauts d’octobre dernier. Le potentiel haussier semble limité à court terme. Néanmoins, de bonnes publications de sociétés pourraient engendrer une nouvelle impulsion haussière des indices en direction des 3400/3450 points pour le CAC40, 6720 pour le DAX et 13060 points pour le DOW JONES.


Matières premières

L’ensemble des métaux précieux et industriels progressent dans la lignée de la bonne tenue des marchés actions et du repli généralisé du dollar. Cette avancée s’opère dans un climat de reprise technique après une large phase d’accumulation ces dernières semaines, à l’image du cuivre, du nickel et de l’aluminium.

En revanche, le Baltic Dry Index continue sa propulsion baissière avec une correction depuis le début du mois de plus de 40%. Cette tendance ininterrompue est alimentée en partie par un ralentissement des importations chinoises de minerai de fer (1/3 du trafic des Capesizes : gros cargos).


Analyse sectorielle

Les valeurs bancaires sont en vedette. Société Générale a marqué la plus belle performance du CAC 40 la semaine dernière dans le sillage des autres valeurs du secteur. Les banques devraient décider rapidement des termes qu’elles sont prêtes à accepter dans le cadre du deuxième plan de sauvetage de la Grèce.

Du coté des publications, la majorité des sociétés américaines ont battu le consensus à l’image du compartiment bancaire ou des valeurs technologiques. Cependant, Google a déçu en publiant des chiffres sous le consensus pour le quatrième trimestre, ce qui a entrainé une chute de près de 10% du titre. Cette semaine, les investisseurs suivront de près les résultats de Yahoo, Apple ou encore Mac Donald’s.


Marchés des changes

La semaine a été marquée par un retour de l’appétit pour le risque à en juger la hausse de l’euro. En effet, la monnaie unique, largement vendue ces dernières semaines, regagne sensiblement du terrain face au dollar avec un bond technique de plus de 300 Pips. Une baisse du stress des cambistes notamment due aux adjudications réussies dans la zone euro a permis un net regain d’intérêt pour la devise européenne. Cette avancée se confirme également contre le Yen puisque la parité est passée de 96.5 à 100 yens pour un euro.
En revanche, la faible volatilité continue de caractériser les échanges sur la parité USD / YEN. Depuis plusieurs mois, les cours restent enfermés dans une fourchette étroite (76.5/77.5).


Statistiques économiques

Les bonnes adjudications des pays de la zone euro ainsi qu’une croissance chinoise annoncée meilleure que prévue auront été les catalyseurs macroéconomiques de la semaine dernière. Le bon moral des investisseurs allemands, les retombées positives sur l’évolution des négociations de la dette grecque ont également contribué à la bonne tenue des indices boursiers européens. Aux Etats-Unis, les statistiques continuent de montrer l’amélioration de l’économie américaine.

Cette semaine, les investisseurs suivront, outre-Atlantique, les premières estimations du PIB pour le quatrième trimestre, les décisions politiques monétaire de la Fed, les indices composites du Conference Board ou encore les orientations des commandes de biens durables. En Europe, des avancées significatives sur la dette grecque seront attendues.

Graphique des taux obligataires à 2 ans



En orange : le taux des obligations espagnoles à 2 ans
En blanc : le taux des obligations françaises à 2 ans


Un peu de répit sur les marchés…

Un vent de rémission de la crise européenne semble souffler au profit des marchés actions. A peine dégradées par l’agence Standard & Poor’s, la France et l’Espagne ont réussi "haut la main" leurs émissions obligataires.
Le prêt de 500 milliards de la BCE aux banques commence à faire son effet. La liquidité semble arriver petit à petit sur les marchés et stimule la demande.

Le franchissement des prochaines résistances techniques signifierait que cet engouement pour l’appétit au risque se prolonge et ce malgré le découplage encore réel entre les économies américaines et européennes. Le comportement de la parité Euro/Dollar va en être le symbole.

Le portefeuille Investisseur garde le cap haussier, néanmoins l’approche d'objectifs haussiers pourrait permettre des allégements ou la mise en place d’un début de couverture.


Accédez à notre portefeuille Trader >>
Accèdez à notre portefeuille Investisseur >>
Accédez à notre portefeuille Turbo >>