Entre flambée des rendements et pétrole sous tension, les marchés abordent ce mercredi sur la défensive. La reprise des frappes entre les États‑Unis et l’Iran, avec un Brent désormais au‑delà de 95 dollars, a ravivé le spectre d’un choc énergétique et d’une inflation plus tenace, déclenchant une nouvelle vague de ventes sur les dettes souveraines mondiales.

Hier en Europe, le CAC 40 a cédé 0,39%, le DAX 1,1% et l’Euro Stoxx 50 0,85%, pénalisés par la remontée des taux – l’OAT 10 ans française a touché un plus haut depuis 2008, le Bund un pic de 15 ans – et par un pétrole qui renchérit les coûts des entreprises. Seul le SMI a tiré son épingle du jeu (+0,34%) grâce à Novartis (+6,25%).

Outre‑Atlantique, le Dow Jones a reculé de 0,79%, le S&P 500 de 0,71% et le Nasdaq 100 de 1,29%, les valeurs de croissance souffrant de la poussée du 10 ans américain vers 4,8%.

Côté macro, la zone euro a vu son inflation remonter à 3,3% en août, au plus haut depuis trois ans, essentiellement sous l’effet de l’énergie, renforçant les anticipations d’une hausse de 25 pb de la BCE la semaine prochaine. Aux États‑Unis, l’indice ISM manufacturier a ralenti à 54,6 en août (55,6 en juillet) et les offres d’emploi JOLTS sont remontées à 7,27 millions, sans dissiper les craintes d’un nouveau tour de vis de la Fed : le marché price désormais à près de 70% une hausse de taux en septembre.

Ce mercredi, les investisseurs surveilleront aux États‑Unis l’enquête ADP sur l’emploi privé et les commandes industrielles donneront un avant‑goût du rapport officiel sur l’emploi de vendredi. Dans ce contexte de nervosité accrue, les futures laissent entrevoir une ouverture en baisse de 0.,2% à Paris.

Graphiquement, la tendance est baissière sous les 8372 points. La zone des 8275 points devra engendrer une réaction positive sous peine d'une poursuite de la consolidation en direction des 8235/8197 points.