La séance de vendredi s’est achevée sur une note mitigée en Europe, avant tout dominée par l’attente des banques centrales. À Paris, le CAC 40 a cédé 0,09% à 8279 points. Francfort a mieux résisté, le DAX gagnant 0,17%. En toile de fond, la hausse du Brent vers 97 dollars et la flambée du diesel entretiennent les craintes d’inflation. 

À Wall Street, la séance s’est soldée par un repli modéré (Dow -0,51%, S&P 500 -0,38%, Nasdaq Composite -0,28%), malgré un secteur des semi-conducteurs en forte forme. Les marchés américains seront fermés aujourd’hui pour Labor Day, ce qui devrait limiter les volumes en Europe.

Côté macro, le rapport sur l’emploi américain a surpris : 162000 créations de postes en août (consensus 55000), chômage stable à 4,1% et révisions haussières des mois précédents. Les futures Fed funds intègrent désormais près de 60% de probabilité d’une hausse de taux dès la réunion des 15-16 septembre. En zone euro, les ventes au détail de juillet ont reculé de 0,6% sur un mois, tandis que l’inflation reste à 3,3% sur un an.

Ce lundi, l’attention se portera sur la production industrielle allemande de juillet, l’indice Sentix de confiance des investisseurs en zone euro ainsi que le PIB. Mais le véritable rendez-vous de la semaine sera la BCE jeudi, attendue pour un relèvement de 25 points de base à 2,5%, avant les chiffres d’inflation américaine (PPI jeudi, CPI vendredi) qui guideront la Fed.

Le CAC 40 recule de 0.1% en préouverture ce matin. 
Graphiquement, on continuera de surveillera la sortie des 8225/8323 points pour agir.