Entre soulagement géopolitique et retour à la prudence, les marchés digèrent ce matin l’annonce de l’accord-cadre entre Washington et Téhéran. La détente sur le pétrole et l’envolée de Wall Street ont dominé la séance d’hier, mais les investisseurs reviennent déjà aux fondamentaux macro et aux banques centrales.

En Europe, le CAC 40 a gagné 0,40% à 8384 points, emmené par les banques, l'automobile et les valeurs industrielles, tandis que les pétrolières ont décroché dans le sillage du Brent, tombé sous les 83 USD. Le DAX a progressé de 1,05%, l’Euro Stoxx 50 de 0,68%, alors que le FTSE 100, lourd en valeurs énergétiques, a cédé 0,39%. 

Aux États‑Unis, la réaction a été spectaculaire : le Dow Jones a inscrit un nouveau record à 51671 points (+0,92%), le S&P 500 a pris 1,65% et le Nasdaq 3,07%, porté par la tech et les semi‑conducteurs. 

Sur le front macro, la production industrielle américaine n’a progressé que de 0,1% en mai (après +0,9% révisé), tandis que l’indice manufacturier Empire State a nettement ralenti à 5,7. En zone euro, la production industrielle d’avril n’a gagné que 0,1% sur un mois. 

Aujourd’hui, la séance sera rythmée par l’indice ZEW en Allemagne, les mises en chantier et les prix à l’importation aux États‑Unis, mais surtout par l’attente des grandes réunions de banques centrales : la Fed débute ce soir sa première réunion sous Kevin Warsh, avant la BoJ (qui a relevé ses taux à 1% ce matin) et la BoE.

En France, la préouverture s’annonce hésitante sur le CAC 40, les futures évoluant proches de l’équilibre. 
En données horaires, l'indice reprend son souffle après sa récente envolée. En l'absence de réaction positive dans la zone de cours actuelle, le CAC 40 pourrait subir quelques prises de bénéfices en direction des 8350/8300 points, voire 8250 points par extension.