Sous l’effet conjugué de la violente correction des valeurs IA et de la nouvelle flambée des tensions au Moyen-Orient, les marchés abordent la séance dans un climat nerveux. À Paris, le CAC 40 est attendu en repli de plus de 1,3%, dans le sillage d’un Nasdaq qui a décroché de 4,18% vendredi, emporté par les semi-conducteurs. Le S&P 500 avait perdu 2,64% et le Dow Jones 1,35% à 50866 points.
Le CAC 40 avait quant à lui terminé en repli de 0,32% à 8218 points, avec STM (-5,85%), ArcelorMittal (-4,7%), Schneider Electric (-4,54%) ou encore Stellantis (-3,02%).
Côté macro, le rapport sur l’emploi américain a rebattu les cartes : 172 000 créations de postes en mai (vs ~80 000 attendus), révisions haussières des mois précédents et chômage stable à 4,3%. Résultat : les rendements US se retendent et le dollar se hisse à un plus haut de deux mois. Le marché price désormais plus de 70% de probabilité d’une hausse de la Fed en décembre.
Sur le front géopolitique, l’escalade entre Israël, l’Iran et le Liban ravive le risque pétrole : le Brent bondit vers 97 dollars, alimentant les craintes d’inflation. Aujourd’hui, l’agenda statistique est léger mais la semaine sera dominée par l’IPC américain mercredi et la réunion de la BCE jeudi.
Graphiquement, la dynamique reste dégradée. La zone des 8100 points devra engendrer une réaction positive sous peine de dégagements plus marqués qui pourraient ramener le CAC 40 vers les 8055/8000 points.
CAC 40: La pression remonte d'un cran
Négative sous les 8296 PTS Objectif de cours: 8101 PTS |



















