La séance de mercredi a laissé un goût amer au CAC 40, qui a terminé en repli de 0,96 % à 8.156 points. L’énergie a profité du Brent repassé au‑dessus de 100 dollars, mais la plupart des secteurs ont cédé du terrain, pénalisés par la flambée des coûts et un contexte géopolitique toujours tendu au Moyen‑Orient.
À Wall Street, le contraste est saisissant : le S&P 500 (+1,05 %) et le Nasdaq (+1,64 %) ont signé de nouveaux records, portés par la tech et une saison de résultats solide, malgré le pétrole cher. Le Dow Jones a également gagne 0,69%.
Côté macro, la zone euro a vu la confiance des consommateurs reculer en avril (indice à ‑20,6), tandis que Berlin a divisé par deux sa prévision de croissance 2026 à 0,5 % et relevé ses projections d’inflation, pointant explicitement l’impact de la guerre en Iran et de l’énergie. Au Royaume‑Uni, l’inflation est remontée à 3,3 % en mars, première marque visible du choc pétrolier.
Aux États‑Unis, les rendements restent fermes alors que les économistes n’anticipent plus qu’une seule baisse de taux de la Fed, au mieux en fin d’année.
Ce jeudi, la séance s’annonce dense : en Europe, les investisseurs scruteront les PMI flash d’avril pour la France, l’Allemagne et la zone euro, baromètres clés de l’activité manufacturière et des services. Au Royaume‑Uni, mêmes indicateurs, complétés par l’enquête de la CBI sur le climat des affaires. Aux États‑Unis, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage et les PMI S&P Global donneront le ton sur la résistance de l’économie face au choc énergétique. De quoi alimenter la volatilité sur un CAC 40 déjà fragilisé par la hausse du Brent et une série de publications mitigées.
L'indice parisien recule encore de 0,3% ce matin en préouverture.
Graphiquement, la dynamique est baissière sous les 8266 points, zone de croisement des moyennes mobiles à 20 et 100 heures, avec des objectifs baissiers fixés à 8111/8076 points voire 8000 points par extension.



















