La séance d’hier s’est achevée sur une note prudente, malgré de nouveaux records à Wall Street.
À Paris, le CAC 40 a cédé 0,45 % à 8146 points, emporté par la remontée brutale des cours pétroliers, après l’annonce par l’agence iranienne Tasnim de la suspension des pourparlers indirects avec Washington et des menaces sur le détroit d’Ormuz. Francfort a reculé de 0,40 %, Londres de 0,68 %. Seuls l’énergie et la tech ont réellement résisté, portés par la flambée du pétrole et par l’enthousiasme persistant pour l’intelligence artificielle.

Outre-Atlantique, le contraste est saisissant : le Dow Jones a grappillé 0,09 %, le S&P 500 0,26 % et le Nasdaq 0,42 %, tous trois sur de nouveaux sommets. Nvidia (+6,26 %), Microsoft (+2,28 %) et une vague de valeurs logicielles ont profité de la présentation d’une nouvelle puce IA pour PC et du projet d’IPO d’Anthropic, sur fond d’ISM manufacturier au plus haut depuis quatre ans (54,0).

Côté macro, la journée a été rythmée par une salve de PMI manufacturiers en Europe, globalement en zone d’expansion mais en léger repli, et par un taux de chômage de la zone euro à 6,3 % en avril. Aux États‑Unis, l’ISM manufacturier a surpris à la hausse, tout comme les dépenses de construction (+0,4 %).

Aujourd’hui, les opérateurs surveilleront de près l’inflation flash en zone euro, les statistiques monétaires britanniques, en attendant les chiffres de l’emploi américain en fin de semaine. Pour le moment, le CAC 40 grapille 0.25% en préouverture. 

Graphiquement, l'indécision perdure avec les tensions géopolitiques. Le range s'est accentué et on suivra la sortie des 8100/8286 points.