Le dollar évolue dans un environnement contradictoire, soutenu par le choc pétrolier mais freiné par l’absence de véritable fuite vers la qualité.
La remontée du pétrole entretient des anticipations d’inflation qui limitent les perspectives de baisse de taux de la Fed, ce qui constitue un soutien structurel au billet vert. Cependant, le marché reste prudent, car l’économie mondiale tient encore, ce qui limite la demande de dollar comme valeur refuge. Les marchés obligataires envoient un signal clé : l’absence de forte détente des taux longs reflète un scénario d’inflation temporaire plutôt qu’un choc récessif profond. La direction du dollar dépendra donc directement du pétrole : maintien élevé = dollar soutenu, reflux rapide = affaiblissement via réouverture du cycle de baisse des taux.
Techniquement, le dollar index a bien tenu sur son soutien à 99.00 en parallèle des 1.1618/65 sur l’EURUSD pour une dernière phase de hausse idéalement en direction des 101.10/57 (1.1315/1.1290 sur l’EURUSD), niveau sur lequel la reprise initiée depuis la fin janvier devrait s’arrêter. Dans le cas contraire, il faudra considérer que le conflit va s’éterniser, les prix du pétrole rester élevés tout comme les taux d’intérêt.


















