La séance de vendredi s’était achevée sur un net regain d’optimisme : le CAC 40 avait profité de la réouverture annoncée du détroit d’Ormuz et de la chute du Brent vers 90 dollars, dans le sillage des records de Wall Street (S&P 500 et Nasdaq au plus haut). Mais le décor a brutalement changé ce week‑end.

Lundi matin, les futures européens repartent en baisse d’environ 1,1%, tandis que le pétrole rebondit de plus de 5% : le Brent revient autour de 95.2 dollars après la saisie par les États‑Unis d’un cargo iranien et la décision de Téhéran de refermer de facto Ormuz. 

Aux États‑Unis, les indices à terme corrigent légèrement après leurs records de vendredi (Dow Jones +1,8%, S&P 500 +1,2%, Nasdaq +1,5%), pénalisés par la remontée du dollar et par la flambée du brut. L’or recule autour de 4 790 dollars l’once, tandis que le bitcoin consolide sous 74 500 dollars.

Côté macro, l’attention se tourne vers l’inflation canadienne et, surtout, vers la suite des discussions entre Washington et Téhéran à l’approche de l’expiration du cessez‑le‑feu mardi. En Europe, les investisseurs préparent déjà une semaine chargée en statistiques de confiance (ZEW, PMI, Ifo) et en résultats d’entreprises.

En données horaires, l'indice parisien devrait tester à l'ouverture la zone des 8336 points. Cette zone de cours devra engendrer une réaction positive sous peine de dégagements plus marqués en direction des 8250 points.