2024 fut pourtant un bon cru pour elle, puisque CVC levait l'an passé seize milliards d'euros supplémentaires, dont quinze milliards via sa plateforme dédiée aux assureurs.
Elle dépassait de la sorte les deux cents milliards d'euros d'actifs sous gestion, dont plus de la moitié dépendent de son segment private equity et dont plus des trois quarts sont soumis à des frais de gestion.
Ces développements se traduisaient par un chiffre d'affaires d'un milliard et demi d'euros, en croissance de 20% par rapport à l'exercice précédent, et un profit d'exploitation avant amortissements - minimes dans le cas d'une activité de conseil comme celle de CVC - qui approchait le milliard d'euros.
L'année 2024 marquait également le retour en force des déploiements de capital, avec plus de vingt-cinq milliards d'euros investis, dont un peu plus de la moitié sur le segment private equity, et le quart sur le segment crédit - où la demande demeure étonnamment vive après une décennie d'euphorie.
Le rythme de ces déploiements ne s'est pas tari sur le premier semestre 2025. Les revenus passent de sept à huit cents millions d'euros sur la période de six mois, si bien que l'on peut désormais tabler sur un EBITDA qui dépassera pour de bon un milliard d'euros sur l'exercice fiscal complet.
À l'instar de plusieurs de ses pairs parmi les grandes firmes de gestion d'actifs, CVC a connu une séquence exceptionnelle depuis la pandémie.
Ses actifs sous gestion soumis à des frais ont ainsi doublé depuis quatre ans, grâce notamment à une diversification très réussie vers de nouveaux segments - infrastructure, crédit et marché secondaire - qui représentent désormais la moitié du total des actifs sous gestion.
Avec une valeur d'entreprise d'environ dix-huit fois l'EBITDA au cours du moment, la firme luxembourgeoise demeure valorisée à un multiple de son profit d'exploitation un cran au-dessus de la moyenne de ses pairs ; mais la majorité d'entre elles n'ont pas connu l'expansion spectaculaire de CVC ces dernières années.


















