Zurich (awp) - Le constructeur de compresseurs à pistons Burckhardt Compression a annoncé mercredi un programme de restructuration visant à simplifier son organisation et à réduire les coûts, face à une baisse attendue de l'utilisation des capacités ces prochains trimestres. Ces mesures pourraient concerner jusqu'à 150 postes sur le site de Winterthour et quelque 70 emplois à l'international.

La forme définitive du programme et ses effets sur l'emploi seront arrêtés à l'issue de la procédure de consultation avec les syndicats.

Une fois pleinement mises en oeuvre, ces mesures devraient générer des économies annuelles d'environ 20 millions de francs suisses. Le groupe prévoit par contre des charges de restructuration exceptionnelles de 3 millions au premier semestre de l'exercice décalé 2026/27.

Ce programme est "nécessaire pour garantir la compétitivité et le succès durable de Burckhardt Compression", a déploré le directeur général Fabrice Billard, cité dans un communiqué.

L'industriel winterthourois a parallèlement confirmé ses objectifs financiers pour cette année. L'entreprise table sur des recettes en recul, entre 900 millions et 1 milliard de francs suisses, et une marge Ebit rabotée à 12%.

L'association Employés Suisse a fait état de salariés en état de "choc" suite à cette annonce. L'entreprise a invoqué un recul de 40% des entrées de commandes l'année dernière, conduisant à une baisse du chiffre d'affaires en 2026, mais un rebond est déjà attendu au second semestre, a résumé l'organisation dans un communiqué publié mercredi.

Face à ce constat, "nous nous demandons quel est l'objectif visé par cette nouvelle vague de licenciements", a poursuivi Employés Suisse, rappelant que le groupe avait déjà annoncé 70 suppressions de postes l'année dernière.

"Avec ces 150 licenciements supplémentaires, l'entreprise risque de compromettre gravement le bon fonctionnement du site de Winterthour. Pour les 850 collaborateurs restants, cela se traduira par une charge de travail supplémentaire considérable", a averti Employés Suisse, qui exige une "nette" réduction du nombre de suppressions de postes.

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