Document d'Enregistrement Universel 2025

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Comprenant le rapport financier annuel

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Société anonyme au capital de 1 622 594,96 €

Siège social : 6, rue Dewoitine - 78140 Vélizy-Villacoublay (France) 382 231 991 RCS Versailles

Document d'enregistrement universel (URD)

Le Document d'enrepistrement universel a été déposé Ie 1 5 avril 2026 auprés de I'AMF, en sa qualité d'autorité compétente au titre du répIement(UE) 201 7/1 1 29, sans approbation préalable conformément â l'article 9 dudit réglement.

Le Document d'enregistrement universel peut étre utilisé aux fins d'une oHre au public de titres financiers ou de I'admission de titres financiers â la négociation sur un marché réglementé s'iI est complété par une note d'opération et, Ie cas échéant, un résumé ettous les amendements apportés au Document d'enregistrement universel. L'ensemble alors formé est approuvé par I'AMF conformément au réglement (UE) 201 7/1129.



Ce document est disponible sans frais au siège social de la Société, ainsi qu'en version électronique sur le site de l'AMF (https://www.amf-france.org) et sur celui de la Société (https://www.ateme.com).

NOTES

Dans le présent document les termes :

La « Société » ou « Ateme » désigne la société Ateme SA ;

Le « Groupe » désigne l'ensemble constitué d'Ateme SA et de ses filiales.

Informations incorporées par référence

Conformément aux dispositions de l'article 19 du Règlement (UE) 2017/1129 en date du 14 juin 2017, les

informations suivantes sont incorporées par référence dans le présent document :

  • Les comptes consolidés et le rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés pour l'exercice clos le 31 décembre 2024, inclus respectivement en 146 à 208 et page 210 ; du Document d'Enregistrement Universel déposé le 25 avril 2025 suivant le numéro de dépôt D25-0303.

  • Les comptes consolidés et le rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés pour l'exercice clos le 31 décembre 2023, inclus respectivement en pages 146 à 208 et page 210 ; du Document d'Enregistrement Universel déposé le 29 avril 2024 suivant le numéro de dépôt D24-0364.

Table des matières

Chapitre 1. Personnes responsables, informations provenant de tiers, rapports d'experts et approbation de l'autorité compétente 11

  1. _ Dénomination de la personne responsable 11

  2. _ Attestation de la personne responsable 11

  3. _ Rapports d'experts 11

  4. _ Informations provenant de tiers 11

  5. _ Approbation par l'AMF 11

Chapitre 2. Contrôleurs légaux des comptes 12

  1. _ Dénomination des contrôleurs légaux des comptes 12

  2. _ Contrôleurs légaux ayant démissionné, ayant été démis de leurs fonctions ou n'ayant été

reconduits 12

Chapitre 3. Facteurs de risques 13

  1. _ Segmentation et principe de hiérarchisation des risques 13

  2. _ Risques de marché et risques sectoriels 14

    1. _ Dynamique Concurrentielle et Avantages Compétitifs de la Société 14

    2. _ Diversification Client et Gestion du Risque de Dépendance 15

    3. _ Maîtrise des Risques Fournisseurs dans un Modèle Fabless et Logiciel 16

    4. _ Approche Stratégique face à un Marché Vidéo en Forte Évolution 17

    5. _ Exposition aux Instabilités Économiques et Géopolitiques Mondiales 18

  3. _ Risques financiers 20

    1. _ Trésorerie Disponible, Endettement et Capacité de Résilience Financière 20

    2. _ Effets des Variations de Change sur l'Activité Internationale d'ATEME 21

  4. _ Risques liés à la Société 22

    1. _ Protection des Données, Résilience Informatique et Risques Cyber 22

    2. _ Croissance Organique : Recrutement, Déploiement Opérationnel et Attractivité RH 22

  5. _ Risques juridiques 23

    1. _ Conformité Réglementaire et Adaptation aux Enjeux Législatifs 23

    2. _ Enjeux de Confidentialité, Brevets, Licences et Technologies Tiers 24

    3. _ Défaillances techniques : enjeux, impacts et dispositifs de prévention 28

Chapitre 4. Informations concernant l'émetteur 30

  1. _ Raison sociale et nom commercial - article 3 des statuts 30

  2. _ Lieu et numéro d'enregistrement et identifiant d'entité juridique 30

  3. _ Date de constitution (article 1 des statuts) et durée de vie (article 5 des statuts) 30

  4. _ Autres informations concernant Ateme 30

    1. _ Siège social (article 4 des statuts), forme juridique, pays d'origine, adresse et numéro de

      téléphone de son siège statutaire et site Internet 30

    2. _ Législation régissant les activités de la Société 30

    3. _ Exercice social - article 6 des statuts 30

Chapitre 5. Aperçu des activités 31

  1. _ Principales activités 31

  2. _ Evènements importants dans le développement des activités 41

    1. _ Historique Ateme 41

  3. _ Stratégie et objectifs 42

    1. _ Positionnement de la solution de traitement "de bout en bout" 43

    2. _ Stratégie commerciale 45

    3. _ Evolution des "business models" vers plus de revenus récurrents 47

    4. _ Expansion géographique 48

    5. _ Croissance externe 48

  4. _ Degré de dépendance de l'émetteur à l'égard de brevets ou de licences, de contacts

    industriels, commerciaux ou financiers ou de nouveaux procédés de fabrication 49

    1. _ Dépendance à l'égard de brevets ou licences 49

    2. _ Dépendance à l'égard de contrats industriel 50

    3. _ Dépendance à l'égard de contrats commerciaux 50

    4. _ Dépendance à l'égard de contrats financiers 50

    5. _ Dépendance à l'égard de procédés de fabrication 51

  5. _ Position concurrentielle de la Société 51

  6. _ Investissements 55

    1. _ Principaux investissements réalisés au cours des trois derniers exercices 55

    2. _ Principaux investissements en cours de réalisation 55

    3. _ Principaux investissements envisagés 55

    4. _ Informations concernant les coentreprises et les entreprises dans lesquelles l'émetteur

      détient une part de capital 55

  7. _ Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) 56

Chapitre 6. Structure organisationnelle 64

  1. _ Appartenance à un groupe 64

  2. _ Principales filiales 64

  3. _ Prêts inter-entreprises 66

Chapitre 7. Examen de la situation financière et du résultat 67

  1. _ Situation financière 67

    1. _ Résultat des activités et évolution 67

    2. _ Evolution future probable et activités en matière de recherche et développement 71

  2. _ Résultat d'exploitation consolidé et bilan consolidé 72

    1. _ Indicateurs alternatifs de performance 72

    2. _ Formation du résultat opérationnel et du résultat net 73

    3. _ Analyse du bilan 79

  3. _ Présentation des comptes annuels de la société ATEME SA 81

  4. _ Activités et résultats des filiales et des sociétés contrôlées 81

Chapitre 8. Trésorerie et capitaux 82

  1. _ Capitaux propres consolidés et endettement financier 82

  2. _ Flux de trésorerie consolidés 85

    1. _ Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles 85

    2. _ Flux de trésorerie provenant des activités d'investissements 85

    3. _ Flux de trésorerie provenant des activités de financement 86

  3. _ Besoins de financement et structure de financement 86

    1. _ Financement par le crédit d'impôt recherche 87

    2. _ Financement par avances remboursables et subventions 87

    3. _ Financement par engagement de location 87

  4. _ Restriction éventuelle à l'utilisation de capitaux 87

  5. _ Sources de financement attendues 87

Chapitre 9. Environnement réglementaire 89

  1. _ Réglementations applicables aux activités de Ateme 89

    1. _ Réglementation boursière 89

    2. _ Règlementation des déchets électroniques 89

    3. _ Réglementation locale et sectorielle 90

    4. _ Réglementation en matière de propriété intellectuelle 90

    5. _ Réglementation en matière de protection des données personnelles 90

    6. _ Réglementation liée aux exportations 92

    7. _ Réglementation en matière d'intelligence artificielle (AI Act) 92

    8. Réglementation en matière de services numériques (Digital Services Act) 92

Chapitre 10. Informations sur les tendances 93

  1. _ Principales tendances 93

  2. _ Eléments susceptibles d'influer sur les perspectives de Ateme 93

Chapitre 11. Prévisions ou estimations du bénéfice 94

  1. _ Publications anciennes de prévisions ou d'estimations 94

  2. _ Nouvelle prévision ou estimation 94

  3. _ Déclaration relative à la prévision ou à l'estimation 94

Chapitre 12. Organes d'administration, de direction, de surveillance et de direction générale 95

  1. _ Informations générales 95

    1. _ Conseil d'administration et Comités de la Société 95

    2. _ Déclarations de la Société 98

  2. _ Conflits d'intérêts au niveau des organes d'administration, de Direction et de Surveillance et

    de la Direction Générale 99

    1. _ Conflits d'intérêts 99

    2. _ Arrangement ou accord conclu 99

    3. _ Restrictions à la cession d'actions d'Ateme pour les membres d'un organe de Direction

ou de Surveillance ou de la Direction Générale 99

Chapitre 13. Rémunération et avantages 100

  1. _ Rémunération versée et avantages en nature octroyés 100

    1. _ Rémunération 2024 et 2025 du Président Directeur Général et principes de rémunération 2026 100

    2. _ Rémunérations versées au Président Directeur Général au titre des exercices 2024 et 2025 100

    3. _ Rémunérations versées aux administrateurs au titre des exercices 2024 et 2025 101

    4. _ Plan d'intéressement et primes 102

  2. _ Sommes provisionnées ou constatées par Ateme ou ses filiales aux fins de versement de

pensions, de retraite ou d'autres avantages 103

Chapitre 14. Fonctionnement des organes d'administration et de direction 104

  1. _ Direction d'Ateme 104

  2. _ Informations sur les contrats de services 105

  3. _ Information sur les comités 105

    1. _ Comité des nominations et des rémunérations 106

    2. _ Comité d'audit 107

    3. _ Comité stratégique 109

    4. _ Comité RSE 110

  4. _ Collège des censeurs 111

  5. _ Déclaration de conformité au régime de gouvernement d'entreprise en vigueur en France

    . 112

  6. _ Incidences significatives potentielles sur la gouvernance d'entreprise 114

  7. _ Principes généraux de contrôle interne 114

    1. _ Définition et objectifs du contrôle interne 114

    2. _ Les composantes du contrôle interne 115

    3. _ Acteurs de la gestion des risques et du contrôle interne 116

    4. _ Limites de la gestion des risques et du contrôle interne et pistes d'amélioration 117

Chapitre 15. Salariés 118

  1. _ Évolution des effectifs 118

  2. _ Participations et stock-options 119

  3. _ Accord prévoyant une participation des salariés au capital 120

Chapitre 16. Principaux actionnaires 122

  1. _ Evolution de l'actionnariat du Groupe 122

  2. _ Droits de vote différents 124

  3. _ Contrôle de la Société 125

  4. _ Accord pouvant entrainer un changement de contrôle 125

Chapitre 17. Transaction avec les parties liées 126

Chapitre 18. Informations financières concernant l'actif et le passif, la situation financière et les

résultats de l'émetteur 128

  1. _ Informations financières 128

    1. _ Informations financières des comptes statutaires auditées 128

    2. _ Changement de date de référence comptable 156

    3. _ Normes comptables 156

    4. _ Changement de référentiel comptable 156

    5. _ Normes comptables nationales 156

    6. _ Informations financières des comptes consolidés auditées 157

  2. _ Date des dernières informations financières 211

  3. _ Informations financières intermédiaires et autres 211

  4. _ Audit des informations financières des comptes consolidés 212

    1. _ Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés 212

    2. _ Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels 218

    3. _ Autres informations contenues dans le document d'enregistrement universel auditées

      par les contrôleurs légaux 224

    4. _ Informations financières figurant dans le document d'enregistrement universel qui ne sont pas tirées des états financiers audités de l'émetteur 224

  5. _ Informations financières proforma 224

  6. _ Autres informations 224

    1. _ Politique de distribution de dividendes 224

    2. _ Tableau des cinq derniers exercices 225

    3. _ Affectation du résultat d'ATEME SA 225

    4. _ Dépenses somptuaires et charges non déductibles fiscalement 225

    5. _ Informations sur les délais de paiements 226

  7. _ Procédures judiciaires et d'arbitrage 227

  8. _ Changements significatifs de la situation financière ou commerciale 228

Chapitre 19. Informations supplémentaires 229

  1. Capital social 229

    1. _ Montant du capital souscrit 229

    2. _ Actions non-représentatives du capital 229

    3. _ Auto-détention et programme de rachat d'actions 229

    4. _ Evolution du cours de Bourse 231

    5. _ Eléments de calcul et résultats de l'ajustement des bases de conversions des actions 231

    6. _ Approbation des rapports complémentaires du conseil d'administration et du

      Commissaire aux comptes 231

    7. _ Options de souscription ou d'achat d'actions 231

    8. _ Actions gratuites 231

    9. _ Conformité légale des attributions d'options et d'actions gratuites 232

    10. _ Seuil de participation des salariés au capital social 232

Chapitre 20. Contrats importants 232

Chapitre 21. Documents disponibles 233

21.1_ Agenda financier 233

ANNEXE 1. Table de concordance du rapport financier annuel 234

ANNEXE 2. Table de concordance du rapport de gestion 235

ANNEXE 3. Table de concordance du rapport sur la gouvernance 237

ANNEXE 4. Glossaire 238

‌Chapitre 1. Personnes responsables, informations provenant de

tiers, rapports d'experts et approbation de l'autorité compétente
  1. ‌_Dénomination de la personne responsable

    Monsieur Michel Artières, Président et Directeur général d'Ateme SA, est la personne responsable du présent document.

  2. ‌_Attestation de la personne responsable

    J'atteste que les informations contenues dans le présent Document d'Enregistrement Universel sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d'omission de nature à en altérer la portée.

    J'atteste, à ma connaissance, que les comptes annuels et, les comptes consolidés, sont établis conformément au corps de normes comptables applicable et donnent une image fidèle et honnête des éléments d'actif et de passif, de la situation financière et des profits ou pertes de l'émetteur et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport de gestion du groupe, dont la table de concordance figurant en page 228 présente un tableau fidèle de l'évolution et des résultats de l'entreprise et de la situation financière de l'émetteur et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, ainsi qu'une description des principaux risques et incertitudes auxquels ils sont confrontés.

  3. ‌_Rapports d'experts

    Michel Artières

    Président Directeur Général

    le 15 avril 2026

    Aucun rapport ou déclaration, attribué à une personne intervenant en qualité d'expert, n'est inclus dans le

    présent document.

  4. ‌_Informations provenant de tiers

    Aucune déclaration ou information provenant de tiers n'est incluse dans le présent document.

  5. ‌_Approbation par l'AMF

Le document d'enregistrement universel a été approuvé par l'Autorité des marchés financiers (AMF), en tant qu'autorité compétente au titre du règlement (UE) 2017/1129.

L'AMF n'approuve ce document d'enregistrement universel qu'en tant que respectant les normes en matière d'exhaustivité, de compréhensibilité et de cohérence imposées par le règlement (UE) 2017/1129.

Cette approbation ne doit pas être considérée comme un avis favorable sur l'émetteur qui fait l'objet du document d'enregistrement universel.

‌Chapitre 2. Contrôleurs légaux des comptes

  1. ‌_Dénomination des contrôleurs légaux des comptes

    AXEN & GU

    85 Boulevard Pasteur, 75015 Paris

    Représenté par Madame Anna Osipa.

    Date du premier mandat : Nommé lors de l'Assemblée Générale du 12 juin 2024, en remplacement du cabinet

    BL2A, démissionnaire (cf. paragraphe 2.2), pour la durée restante du mandat initialement confié à ce dernier.

    Échéance du mandat : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre

    2026.

    Cabinet membre de la Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Paris.

    ERNST & YOUNG AUDIT

    Tour First, TSA 14444 92037 Paris-La Défense

    Représenté par Monsieur Franck Sebag.

    Date de premier mandat : Nommé lors de l'Assemblée Générale du 11 avril 2014.

    Échéance du mandat : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes de l'exercice clos le

    31 décembre 2025.

    Cabinet membre de la Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Versailles et du Centre.

  2. ‌_Contrôleurs légaux ayant démissionné, ayant été démis de leurs

fonctions ou n'ayant été reconduits

La démission du cabinet BL2A, co-commissaire aux comptes titulaire, a été formellement présentée par courrier en date du 21 mars 2024. Elle est intervenue conformément à l'article 4 du règlement UE 537/2014 relatif au contrôle légal des comptes des Entités d'Intérêt Public (EIP), et a pris effet à l'issue de l'Assemblée Générale d'approbation des comptes clos le 31 décembre 2023.

‌Chapitre 3. Facteurs de risques

  1. ‌_Segmentation et principe de hiérarchisation des risques

    Les investisseurs sont invités, avant de procéder à l'acquisition d'actions de la Société, à examiner l'ensemble des informations contenues dans le présent Document d'enregistrement universel, y compris les facteurs de risques décrits ci-dessous.

    La Société a procédé à une revue des risques qui pourraient avoir un effet défavorable significatif sur son activité, sa situation financière ou ses résultats (ou sur sa capacité à réaliser ses objectifs) et considère qu'il n'y a pas d'autres risques significatifs que ceux exposés ci-après.

    La Société ne peut toutefois exclure que d'autres risques puissent se matérialiser à l'avenir et avoir un effet

    défavorable significatif sur le Groupe, son activité, sa situation financière, ses résultats ou son développement. La Société ne présente ici que les risques qui lui sont spécifiques.

    Pour chacun des risques exposés ci-dessous, la Société a revu le risque brut, tel qu'il existe dans le cadre de l'activité de la Société et pris en compte les mesures mises en œuvre par la Société aux fins de gestion dudit risque.

    L'application de ces mesures au risque brut permet à la Société d'analyser un risque net.

    La Société a évalué le degré de criticité du risque net sur la base d'une analyse conjointe de deux critères :

    • L'ampleur de son impact négatif ; et

    • Sa probabilité d'occurrence.

    Les 12 risques identifiés, spécifiques et propres à la Société, sont cartographiés ci-après en combinant une

    appréciation de l'ampleur de l'impact du risque et sa probabilité d'occurrence.

    Les facteurs de risque les plus importants sont mentionnés en premier dans chaque catégorie, conformément à

    l'article 16 du règlement prospectus.

    Synthèse de la cartographie des risques

    Echelle d' impact

    Majeur

    Significatif

    3.2.5_Exposition aux Instabilités Économiques et Géopolitiques Mondiales

    Important

    Peu probable

    Possible

    Probable

    Echelle d'occurrence

    • 3.2.1_Dynamique Concurrentielle et Avantages Compétitifs de la Société

    • 3.2.2_Diversification Client et Gestion du Risque de Dépendance

    • 3.3.1_Trésorerie Disponible, Endettement et Capacité de Résilience Financière

    • 3.4.1_Protection des Données, Résilience Informatique et Risques Cyber

    • 3.5.2_Enjeux de Confidentialité, Brevets, Licences et Technologies Tiers

    • 3.3.2_Effets des Variations de Change sur l'Activité Internationale d'ATEME

    • 3.2.3_Maîtrise des Risques Fournisseurs dans un Modèle Fabless et Logiciel

    • 3.5.1_Conformité Réglementaire et Adaptation aux Enjeux Législatifs

    • 3.2.4_Approche Stratégique face à un Marché Vidéo en Forte Évolution

    • 3.4.2_Croissance Organique : Recrutement, Déploiement Opérationnel et Attractivité RH

    • 3.5.3_Défaillances techniques : enjeux, impacts et dispositifs de prévention

  2. ‌_Risques de marché et risques sectoriels

    1. ‌_Dynamique Concurrentielle et Avantages Compétitifs de la Société

      La Société évolue sur le marché des solutions de codage et de diffusion vidéo. Elle est un fournisseur de logiciels, de produits, de solutions système et de services de diffusion vidéo qui permettent à ses clients de créer, préparer, stocker, diffuser et distribuer une gamme complète de services vidéo de haute qualité, qu'il s'agisse de services de diffusion ou de services « over the top » (OTT), sur des appareils grand public, notamment des téléviseurs, ordinateurs fixes et portables, tablettes et smartphones.

      Ce marché est caractérisé par une concurrence forte qui pourrait s'intensifier notamment avec l'apparition de

      nouveaux acteurs.

      Par ailleurs, des sociétés plus établies, de taille et de ressources supérieures font concurrence à la Société sur ce marché.

      Leur présence ancienne sur le marché leur a permis d'établir des relations fortes avec leurs clients, ce qui pourrait les avantager, notamment par un accès privilégié à des informations sur les demandes futures de leurs clients et l'évolution anticipée de leurs besoins.

      Les ressources importantes de ces concurrents de grande taille leur permettent d'affecter des moyens conséquents à la compétition technologique, de réaliser des économies d'échelle, d'étoffer leurs portefeuilles de produits et de bénéficier d'une plus grande crédibilité auprès des clients existants et potentiels de la Société. De plus certains concurrents pourraient adopter une politique de prix agressive.

      Par ailleurs, les clients de la Société, notamment les opérateurs de télécommunication ou les plateformes de distribution pourraient décider d'internaliser tout ou partie des services offerts par la Société à un coût inférieur par rapport aux prix pratiqués par la Société.

      La survenance d'un ou plusieurs de ces évènements, et dans le cas où la Société ne serait pas en mesure de s'adapter et de répondre à cette pression concurrentielle actuelle et future sur ses marchés, pourrait conduire à une baisse de la demande des services proposés par la Société, mais aussi impacter défavorablement les parts de marché, l'activité, le chiffre d'affaires, les résultats, la situation financière et le développement de la Société.

      Ce risque lié à l'environnement concurrentiel n'est pas nouveau pour la Société et n'a pas empêché cette

      dernière de connaitre une forte croissance sur les dernières années.

      En effet, pour prévenir ce risque ou pour en limiter les impacts, la Société a mené et poursuivi une politique de recherche et d'innovation, notamment par un investissement continu dans son département R&D. Cette politique de recherche et d'innovation permet à la Société de proposer des produits, solutions et services fiables et de qualité permettant ainsi une fidélisation de sa clientèle et donc une gestion efficace des risques liés à l'environnement concurrentiel.

    2. ‌_Diversification Client et Gestion du Risque de Dépendance

      La Société dispose à ce jour d'une clientèle composée d'acteurs de la production et de la diffusion vidéo numérique qui est à l'origine d'une forte partie de ses revenus.

      La Société a un chiffre d'affaires réparti de façon assez équilibrée entre ses principaux clients et estime donc à ce jour n'être confrontée qu'à un risque limité de dépendance vis-à-vis de ses clients.

      Eu égard à la qualité et à la solvabilité de ses clients, la Société estime ne pas être confrontée à un risque de recouvrement majeur. D'autre part, la Société a souscrit le 15 octobre 2024 un contrat à la COFACE afin de garantir ses créances clients de Ateme SA en Euros et en Dollars, ce qui permettra à l'avenir de mitiger le risque client de la Société.

      Le délai de règlement clients contractuel du Groupe est de 30 jours aux Etats-Unis et de 45-60 jours en zone EMEA (« Europe-Middle-East-Africa »). Compte tenu de la saisonnalité élevée de l'activité du Groupe, avec de fortes ventes en fin d'année, le poste créances clients est élevé au 31 décembre 2025, tout comme au 31 décembre 2024. Enfin, le marché de la production et de la diffusion vidéo numérique sur lequel la Société opère est un marché hautement concurrentiel, marqué par des clients de nature et de taille très variées.

      Les clients du Groupe sont majoritairement des acteurs internationaux de premier plan de leur secteur. Grâce à la qualité de ses principales contreparties, à la diversification de ses clients et à sa gestion du crédit client, le Groupe n'a jamais connu de perte significative liée au non-recouvrement de créances et considère qu'il n'est pas exposé à un risque de crédit significatif. Le premier client du Groupe, ses cinq premiers clients et ses dix premiers clients représentaient respectivement 4%, 13% et 20% de son chiffre d'affaires consolidé pour l'exercice 2025 ;5%, 16% et 24% de son chiffre d'affaires consolidé pour l'exercice 2024.

      Le revenu récurrent mensuel (MRR) est passé de 2 954 K€ en janvier 2025 à 2 999 K€ en janvier 2026 assurant une part non négligeable du chiffre d'affaires .Toutefois, la perte d'un client important, une réduction importante du chiffre d'affaires ou une difficulté de recouvrement de créances clients, pourrait affecter défavorablement l'activité, le chiffre d'affaires, les résultats, la situation financière et le développement de la Société, étant précisé qu'à la date du présent Document d'enregistrement universel, la Société estime ne pas être confronté à de telles situations.

      Le fait que la Société ait adopté une stratégie de récurrence mensuelle du chiffre d'affaires (MRR) lui permet de prévenir la survenance d'une sous performance commerciale passagère et de mieux appréhender une éventuelle dégradation du contexte concurrentiel ou macro-économique.

    3. ‌_Maîtrise des Risques Fournisseurs dans un Modèle Fabless et Logiciel

      L'activité de la Société est également impactée par la dépendance vis-à-vis de ses fournisseurs à plusieurs égards.

      Ces dernières années, la Société a élargi son offre de produit et se tourne de plus en plus vers les produits logiciels.

      LOGICIELS TITAN / NEA / PILOT

      Aujourd'hui, l'offre logicielle « Titan » et « Nea » est très largement prépondérante par rapport aux produits matériels « Kyrion ».

      Cependant, bien que les clients achètent, directement ou via la Société, les serveurs sur lesquels ils souhaitent utiliser les logiciels « Titan » et « Nea », ils ne pourront utiliser les produits de la Société en cas de pénurie de serveurs.

      La Société est donc exposée au risque d'approvisionnement sur les serveurs, et en particulier les perturbations

      liées aux tensions sur le marché mondial de la mémoire (SDRAM) issues des investissements massifs dans l'IA. Pour réduire l'impact de ces tensions, la Société a pris trois types de mesures depuis le dernier trimestre 2025 :

      • Une diversification de ses fournisseurs : ATEME a dédié des ressources à la validation de nouvelles plateformes et de nouveaux constructeurs, afin d'avoir plus d'options en cas de rupture sur un modèle particulier. En effet, quoique les tensions sur le marché des mémoires soient généralisées, les pénuries ou les hausses de prix affectent différemment les modèles de SDRAM selon leur capacité et leur vitesse ;

      • La constitution de stocks de sécurité de serveurs sur les modèles les plus utilisés par nos clients ;

      • L'accélération de notre feuille de route R&D pour l'utilisation de nos produits dans les clouds publics. Les tensions à l'achat sur le marché des serveurs n'ont pour l'instant pas impacté la disponibilité de ressources dans les clouds publics, où l'on observe au contraire une concurrence redoublée susceptible de les rendre plus attractifs pour nos clients.

        PRODUITS KYRION

        Pour ce qui est des produits « Kyrion » la Société est « fabless », c'est-à-dire qu'elle conçoit ses produits et sous-traite l'intégralité de sa production. Il existe donc un risque de dépendance de la Société vis-à-vis de ses fournisseurs.

        Toutefois, la Société a pris les dispositions usuelles pour limiter l'exposition aux risques fournisseurs en ce qui concerne ses composants stratégiques (notamment ses processeurs…).

        La Société a pour activité principale le développement et la commercialisation de logiciels (software) mais également des serveurs customisés (hardware).

        Afin de limiter le risque fournisseurs, la Société :

      • Opère des vérifications préalables auprès de ses fournisseurs : évaluation minutieuse de leurs capacités de production durables (capacité de production sur une période de 6 mois donnant une visibilité réciproque sur les commandes et leur production), vérification de leurs normes qualité, contrôle de leur santé financière et du respect des normes environnementales ;

      • Sécurise ses approvisionnements : mise en place d'un système de doubles sources pour les composants stratégiques comme c'est le cas pour les microprocesseurs (achat des microprocesseurs chez Intel et AMD) ou pour les serveurs (HP, Dell et Samsung), approvisionnement auprès de fournisseurs locaux situés dans les régions des clients de la Société, identification de sources d'approvisionnements alternatifs pour les composants clefs ainsi que pour les assembleurs ou « EMS »

        (Electronics Manufacturing Services), surveillance de la pression sur les prix dans le cadre de « QBR » (Quarterly Business Review ou rapport d'activité trimestriel) prévus dans les contrats d'approvisionnement pour anticiper tout risque de variation brutale de prix ;

      • Dispose d'un stock pour les composants uniques. La Société ne rencontre pas de risque d'obsolescence des stocks car ses stocks sont maintenus à des niveaux faibles et que cette problématique se rencontre principalement dans les relations avec les consommateurs (B to C) alors que les clients de la Société sont des professionnels (B to B). Par ailleurs, ce risque d'obsolescence des stocks est également réduit car la Société accompagne ses ventes de contrats de support et de garantie des produits, de telle sorte que les produits en stocks sont utilisés dans le cadre de ces contrats.

        Ainsi, en cas de survenance d'un risque fournisseur, la Société disposera d'une marge de manœuvre pour

        concevoir une solution de remplacement grâce aux dispositifs mis en place.

        La survenance d'un risque fournisseur aurait néanmoins un impact de coût opérationnel et éventuellement de

        réduction de marges pour la Société.

    4. ‌_Approche Stratégique face à un Marché Vidéo en Forte Évolution

      Le marché total adressable de la Société est évalué à 2 milliards de dollars pour l'année 2023. Ce chiffre est consolidé par deux études de marché réalisées par des cabinets d'analystes reconnus de l'industrie qui sont :

      • Frost & Sullivan (https://ww2.frost.com/), et

      • Devoncroft (https://devoncroft.com/). Ce chiffre se décompose en deux parties :

      • Un milliard de dollars pour la partie traitement et compression vidéo. Ce marché est en croissance

        modérée du fait de l'augmentation des contenus et de la croissance des formats d'images,

      • Un milliard de dollars pour la partie diffusion de contenus. Ce marché est en croissance plus forte du fait de l'arrivée de nouveaux entrants offrants des services de streaming entrainant une explosion de la consommation de contenus sur tous types d'écrans.

      • Dans une approche de limitation des risques liés à la croissance du marché, la Société tient systématiquement compte de trois paramètres.

      • La Société a l'obligation de comprendre les besoins de son marché, sa manière d'évoluer, et en concertation régulière avec les membres de son conseil d'administration, à l'occasion notamment des réunions de revue de budget en début d'année, elle élabore une stratégie de croissance à la fois ambitieuse et réaliste afin de s'assurer que l'organisation est prête à mettre en œuvre son plan de croissance stratégique tout en respectant les budgets prévisionnels approuvés en Conseil.

      • Une connaissance imparfaite des conditions du marché ou des préférences des clients, groupes de media (« content providers ») ou plateformes de diffusion (« service providers »), constitue un risque majeur lié à la croissance de marché. Nombre d'organisations ont vu leur stratégie de croissance tourner court pour avoir procédé à une fausse évaluation du marché potentiel. L'analyse par le management des forces et des faiblesses de la concurrence et la bonne connaissance des barrières à l'entrée du marché font également partie d'une stratégie volontariste de limitation de risque lié à la croissance du marché. Par ailleurs, la perception négative de la qualité des produits actuels d'une entreprise peut s'avérer être un obstacle à l'acceptation de nouveaux produits vidéo.

      • Enfin, la Direction doit prendre en compte sa stratégie de prix afin de savoir s'il faudrait proposer de

        nouveaux produits et services à prix élevés ou à des prix concurrentiels.

      • La gestion de ce facteur de risque se fait donc notamment au travers des échanges avec les organes de gouvernances sur le plan stratégique et à l'occasion de « Quarterly Business Review » trimestriel avec l'ensemble des équipes commerciales de toutes les zones ou le groupe distribue ses solutions.

    5. ‌_Exposition aux Instabilités Économiques et Géopolitiques Mondiales

      Ces dernières années, la croissance du marché du broadcasting vidéo a été de plus en plus influencée par les fluctuations de l'économie mondiale. Dans ce contexte, tout ralentissement ou instabilité significative et durable de la croissance mondiale, des principales économies nationales ou des marchés émergents pourrait impacter défavorablement le secteur du broadcasting et, par conséquent, l'activité d'ATEME. L'imprévisibilité de la situation géopolitique actuelle dans différentes régions du monde, notamment les conflits armés en cours, comme celui entre la Russie et l'Ukraine, ainsi que l'escalade des tensions au Moyen-Orient, pourraient également affecter la demande en infrastructures et solutions de diffusion vidéo. Les conséquences de ces crises restent incertaines et dépendront de facteurs externes échappant au contrôle d'ATEME, notamment leur durée, leur intensité et les effets des sanctions économiques et financières imposées en réaction à ces événements.

      ATEME est également confrontée aux tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine. Les conflits commerciaux, technologiques et réglementaires entre ces deux puissances pourraient entraîner des restrictions sur les exportations de certains équipements, perturber les chaînes d'approvisionnement en composants essentiels, augmenter le coût des matières premières et ralentir l'adoption de nouvelles technologies de compression et de diffusion.

      D'autres facteurs d'instabilité, comme l'inflation persistante, la volatilité des taux de change ou l'augmentation des coûts énergétiques, pourraient également impacter le secteur du broadcasting. La hausse des prix de l'énergie et des infrastructures cloud pourrait entraîner une pression accrue sur les marges des acteurs du marché, incitant les diffuseurs et opérateurs à retarder ou réduire leurs investissements dans les technologies de transcodage et de diffusion avancées.

      Par ailleurs, un ralentissement économique prolongé pourrait affecter les budgets publicitaires et les revenus des plateformes de streaming et des chaînes de télévision, réduisant ainsi la demande pour les solutions proposées par ATEME. Dans certaines régions, la fragilité financière des opérateurs audiovisuels et des fournisseurs de services cloud pourrait accroître le risque de défaut de paiement et affecter la rentabilité de l'entreprise.

      Si la situation économique venait à se détériorer davantage, la réduction des budgets d'investissement des diffuseurs, la consolidation du marché ou la faillite de certains acteurs clés pourraient avoir un impact négatif sur la performance financière d'ATEME, sur sa rentabilité et sur sa capacité à maintenir un réseau de distribution stable et efficace.

      Guerre en Ukraine

      La guerre en Ukraine déclenchée par la Russie le 24 février 2022 a des conséquences économiques et financières importantes au niveau mondial.

      Ateme n'a qu'une exposition restreinte à la situation géopolitique actuelle impliquant la Russie et l'Ukraine. Ateme ne dépend en aucune manière (chaîne d'approvisionnement, R&D ou finance) des pays concernés et ne

      compte aucun retard de paiement de clients sur ces marchés.

      Toutefois, les activités de la Société pourraient être impactées par les conséquences directes ou indirectes du

      conflit qu'il n'est pas possible de quantifier complètement avec précision à ce jour.

      La Société pourrait notamment être exposée de plusieurs façons :

      • Problèmes d'approvisionnements notamment sur des métaux (titane…) ou sur de l'électronique ;

      • Hausse des coûts de production des produits en lien avec la flambée des matières premières et de

      l'énergie.

      La hausse des couts de production est en partie répercutée sur les clients et en partie sur la marge brute de la

      Société (jusqu'à 2 points de marge).

      Guerre en Iran

      Le conflit en Iran, qui a éclaté en février 2026, génère des tensions économiques dont les effets à long terme restent incertains. Les activités de la Société pourraient en être affectées de manière contrastée : d'un côté, un

      possible report des décisions d'investissement de certains clients de la région ; de l'autre, une demande accrue en solutions de continuité d'activité (disaster recovery) de la part de clients cherchant à sécuriser leurs infrastructures face au risque de perturbation.

      Dans la mesure où l'activité de la Société n'est pas liée au secteur pétrolier, aucune autre conséquence directe ou indirecte significative n'est identifiée à ce stade. Toutefois, une perturbation durable du trafic maritime pourrait exposer la Société à des difficultés d'approvisionnement analogues à celles décrites dans le paragraphe relatif au conflit en Ukraine.

      En dehors de ce contexte particulier, une inversion de la tendance générale de croissance de ces marchés, observée depuis que la télévision est passée au numérique dans les années 1990, semble peu probable, tant la consommation de vidéo est en croissance au niveau mondial.

  3. ‌_Risques financiers

    1. ‌_Trésorerie Disponible, Endettement et Capacité de Résilience Financière

      A la date de publication du présent document d'enregistrement universel, la Société a procédé à une revue spécifique de son risque de liquidité et estime qu'elle pourra faire face à ses échéances à 12 mois. La Société dispose en effet d'une trésorerie disponible au 31 mars 2026 d'un montant total de 8 859 K€. La société a remboursé l'ensemble de son encours Factor à la même date.

      La Société exerce une gestion prudente de sa trésorerie disponible. La trésorerie et équivalents comprennent les disponibilités détenues par la Société. Au 31 décembre 2025, les disponibilités détenues par la Société s'élevaient à 5 340 K€ et étaient disponibles immédiatement.

      Le risque de crédit est associé aux dépôts auprès des banques et des institutions financières.

      L'ensemble de son endettement est à taux fixe.

      Depuis sa création, la Société a financé sa croissance par des augmentations de capital successives, des emprunts bancaires, obtention de subventions et aides publiques à l'innovation et financement de créances de Crédit Impôt Recherche.

      L'endettement de la Société au 31 décembre 2025 s'établit comme suit :

      DETTES FINANCIERES COURANTES ET NON COURANTES

      (Montant en K€)

      Solde 31/12/2025

      Part à -1an

      De 1 à 5 ans

      Part + 5 ans

      Dette relative aux obligations locatives (IFRS 16)

      4 729

      801

      3 079

      850

      Avances remboursables

      981

      60

      921

      -

      Préfinancement CIR

      14 086

      9 212

      4 873

      -

      Emprunts auprès des établissements de crédit

      8 712

      1 964

      6 748

      -

      Dettes financières au titre du contrat d'affacturage

      2 605

      2 605

      -

      -

      Concours bancaires courant

      -

      -

      -

      -

      Total dettes financières

      31 113

      14 642

      15 621

      850

      La Société est soumise au respect des ratios financiers à compter du 31 décembre 2025 sur un seul emprunt dont le montant initial emprunté en novembre 2020 s'établit à 4 000 K€ (cf. section 18.1.7 Etats financiers consolidés en note annexe 23.1 du présent Document d'enregistrement universel et en section 8.3. du présent Document d'enregistrement universel pour plus de détails). Les ratios sont respectés au 31 décembre 2025.

      L'exploitation de la Société a généré les flux de trésorerie opérationnels suivants :

      • 6 268 K€ pour l'exercice 2025,

      • 3 912 K€ pour l'exercice 2024.

      • 627 K€ pour l'exercice 2023 ;

        Depuis sa création, la Société maintient ses efforts de R&D afin de conforter son avance technologique pouvant comprendre :

      • l'acquisition de nouvelles technologies, produits ou licences, et

      • des recrutements au sein de son équipe de R&D basée en France.

        L'augmentation de ces dépenses pourrait avoir un effet défavorable significatif sur le Groupe, son activité, sa

        situation financière, ses résultats, son développement et ses perspectives.

        Si le Société a besoin de financements complémentaires, elle pourrait être conduite à lever des capitaux par émission d'actions nouvelles ou d'autres instruments financiers pouvant donner accès à terme au capital de la Société. Ces opérations de financement pourraient entraîner une dilution de ses actionnaires.

        Afin de limiter son risque de liquidité la Société a mis en place en novembre 2024 un contrat d'affacturage lui permettant ainsi d'avoir accès à des financements à court terme pour suivre ses besoins ponctuels. Ce contrat permet ainsi à la Société d'obtenir des avances d'un montant maximum de 6 millions d'euros sur des créances clients en euros et de 6 millions de dollars sur des créances en dollars.

        La capacité de la Société à lever des fonds supplémentaires dépendra des conditions financières, économiques et conjoncturelles, ainsi que d'autres facteurs, sur lesquels elle n'exerce aucun contrôle ou seulement un contrôle limité. De plus, la Société ne peut garantir que des fonds supplémentaires seront mis à sa disposition lorsqu'elle en aura besoin et, le cas échéant, que lesdits fonds seront disponibles à des conditions acceptables.

        Bien que la Société ait enregistré des succès commerciaux importants et connu une croissance significative sur un secteur avec des perspectives de croissance forte (voir le paragraphe 5.2 « Principaux marchés » et le paragraphe 5.6. « Position Concurrentielle » du présent document d'enregistrement universel), elle a toujours peu de recul pour anticiper les tendances d'un marché encore récent et susceptible d'évoluer, et évaluer la capacité de ses produits à répondre aux exigences futures des clients pour réaliser des déploiements massifs au sein de leurs sites opérationnels.

        D'autres facteurs pourraient également accroître la difficulté de la Société à obtenir un financement : fluctuations des taux d'intérêt ou de change ; dégradation des conditions économiques et/ou fermeture des marchés bancaires ou de capitaux (notamment en lien avec une crise sanitaire telle que celle qu'on a connu avec le COVID-19) ; détérioration de la situation financière ou du résultat d'exploitation de la Société.

        L'accroissement de l'endettement de la Société à l'avenir, ou à l'inverse son incapacité à lever des capitaux pour

        répondre à ses besoins de financement pourrait remettre en cause sa capacité à poursuivre son développement.

    2. ‌_Effets des Variations de Change sur l'Activité Internationale d'ATEME

      Le risque de change se définit comme l'impact sur les indicateurs financiers de la Société des fluctuations des taux de change dans l'exercice de ses activités. La Société est à cet effet exposée au risque de change transactionnel ainsi qu'au risque de change de conversion.

      Le risque de change transactionnel affecte la Société et ses filiales lorsque des éléments monétaires de l'état de la situation financière consolidée (principalement la trésorerie, les créances commerciales ou les dettes opérationnelles et financières) sont libellés en devises étrangères. La Société s'expose alors au risque de fluctuation de taux de change entre la date de comptabilisation et la date de recouvrement ou de règlement.

      Le Groupe est exposé à un risque de change lié à l'évolution de la parité EUR/USD concernant les flux d'encaissements et de décaissement :

      • de ses achats de produits en USD, qui représentent en 2025 environ 50% de ses achats de marchandises,

      • de ses ventes en produits en USD, qui représentent en 2025 environ 60% de son chiffre d'affaires.

      Le risque de change de conversion naît des investissements de la Société dans l'actif net en monnaies étrangères de ses filiales. La Société s'expose alors au risque de fluctuation de taux de change lorsque l'actif net de chacune de ses filiales est converti en euros durant le processus de consolidation.

      La variation des autres devises de la Société (SGD, CAD, AUD, GBP) est jugée non significative à l'échelle du groupe en termes d'impact sur le résultat net.

      La Société n'a pas pris, à son stade de développement actuel, de disposition de couverture afin de protéger son activité contre les fluctuations des taux de changes. Elle estime couvrir une partie de son risque de change avec des dépenses en USD notamment dans sa filiale américaine. D'autre part, elle s'assure d'acheter le matériel dans la devise de vente au client final quand il s'agit d'achats spécifiques à des commandes.

      La Société ne peut exclure qu'une augmentation importante de son activité ne résulte dans une plus grande exposition au risque de change et envisagerait alors de recourir à une politique adaptée de couverture de ces risques.

      Si la Société ne parvenait pas à prendre des dispositions en matière de couverture de fluctuation de taux de

      change efficaces à l'avenir, les résultats d'exploitation de la Société pourraient en être altérés.

  4. ‌_Risques liés à la Société

    1. ‌_Protection des Données, Résilience Informatique et Risques Cyber

      L'activité de la Société repose de manière essentielle sur la disponibilité, l'intégrité et la protection de ses données électroniques et de ses systèmes d'information.

      Une faille de sécurité, une interruption ou une cyberattaque ciblant ses systèmes d'information pourrait entraîner des retards dans la conduite des projets, la transmission d'offres commerciales ou l'exécution des services, le temps nécessaire pour restaurer les données et remettre les systèmes en fonctionnement normal. De tels incidents pourraient également nuire à l'image et à la réputation de la Société.

      Afin de réduire ces risques, la Société a mis en place des sauvegardes quotidiennes couvrant l'ensemble des données de développement et de production. Ces sauvegardes sont répliquées dans des centres de stockage sécurisés et géographiquement distincts, afin de renforcer la résilience de l'infrastructure.

      Toutefois, malgré ces dispositifs, aucun système informatique n'est totalement à l'abri des menaces telles que les virus, chevaux de Troie, ransomwares et autres techniques d'intrusion sophistiquées.

      Une cyberattaque ou une fuite de données pourrait compromettre l'intégrité et la confidentialité des informations sensibles, affecter la continuité des opérations et impacter la qualité des services fournis par la Société. L'augmentation constante des cybermenaces, en particulier les attaques par hameçonnage, détournement de paiements et rançongiciels, constitue un défi permanent dans un environnement numérique en évolution rapide.

      Bien que la Société se dote de mécanismes avancés de protection (pare-feux, systèmes de détection d'intrusion, supervision en continu), une attaque de grande ampleur pourrait encore entraîner des interruptions de service pouvant durer plusieurs heures, voire plusieurs jours. Ces perturbations pourraient entraîner des conséquences financières, affecter la relation client et nuire à la réputation de la Société. À ce jour, aucun incident majeur n'a été constaté, mais le risque persiste et exige une vigilance constante.

      Il existe également un risque que les serveurs de la Société soient utilisés, malgré elle, comme vecteurs de diffusion de logiciels malveillants ou comme supports pour des campagnes d'hameçonnage (« phishing »), notamment face à l'émergence de nouvelles menaces non encore détectées par les solutions de cybersécurité existantes. Face à cette intensification des risques cyber, la Société investit régulièrement dans des solutions technologiques renforcées et consacre des ressources importantes à l'amélioration continue de sa posture de sécurité. Une cellule dédiée à la cybersécurité, réunissant juristes, développeurs et responsables IT et sécurité, se réunit chaque semaine pour analyser les tentatives d'atteinte aux systèmes d'information, détecter d'éventuelles vulnérabilités et recommander les actions correctives nécessaires.

      En réponse à ces menaces, la Société a réalisé des audits internes et des tests d'intrusion approfondis de son système informatique. Elle a renforcé ses dispositifs de contrôle et intensifié ses actions de sensibilisation auprès des collaborateurs : formations dédiées, campagnes d'information, simulations d'hameçonnage et rappels réguliers de bonnes pratiques. Malgré ces efforts, le facteur humain demeure un vecteur de risque majeur, rendant impossible l'élimination totale de la menace cyber.

    2. ‌_Croissance Organique : Recrutement, Déploiement Opérationnel et Attractivité RH

      Dans le cadre de sa stratégie de développement, la Société va devoir recruter du personnel supplémentaire et développer ses capacités opérationnelles, ce qui pourrait fortement mobiliser ses ressources internes.

      En particulier, la Société a l'intention de compléter ses équipes de R&D pour être en mesure de conserver son

      avance technologique et de développer sa force de vente pour intensifier sa présence commerciale.

      A cet effet, la Société devra notamment :

      • Former, gérer, motiver et retenir un nombre croissant de salariés ;

      • Anticiper les dépenses liées à cette croissance ainsi que les besoins de financement associés ;

      • Anticiper la demande pour ses produits et les revenus qu'ils sont susceptibles de générer ;

      • Augmenter la capacité de ses systèmes informatiques opérationnels, financiers et de gestion existants ;

      • Augmenter les niveaux de stock de produits, et

      • Surveiller le marché et anticiper toute potentielle acquisition.

      Pour assurer sa croissance et renouveler ses collaborateurs clés, la Société doit attirer et retenir les meilleurs talents. Toute perte d'attractivité du Groupe sur le marché de l'emploi pourrait peser sur la performance du groupe. De plus, le réservoir de talents dans lequel le Groupe puise une grande partie de ses collaborateurs ingénieurs et développeurs est très mobile sur le plan géographique.

      Pour limiter l'impact potentiel de ce risque, le Groupe a mis en place des programmes de gestion des Ressources humaines et des programmes de recrutement, parmi lesquels figurent une proposition de valeur aux employés qui permet d'attirer les talents, une revue annuelle des collaborateurs et un plan d'avancement de carrière pour les collaborateurs à haut potentiel et les collaborateurs clés ainsi que l'attribution de Stock-options, actions gratuites ou bons de souscription d'actions.

      L'incapacité de la Société à gérer la croissance, ou des difficultés inattendues rencontrées pendant son expansion, pourrait avoir un effet défavorable sur son activité, ses résultats, sa situation financière, son développement et ses perspectives.

  5. ‌_Risques juridiques

    1. ‌_Conformité Réglementaire et Adaptation aux Enjeux Législatifs

      Les activités de la Société sont soumises, en France et à l'étranger, à des règlementations complexes et variées

      en constante évolution, notamment en matière de passage à la 5G.

      La Société est en relation constante et directe avec les organismes de régulations locaux dans ce domaine en France, et à la date du Document d'enregistrement universel, aucune procédure n'est en cours à l'encontre de la Société concernant le respect de l'ensemble de ses obligations légales et réglementaires.

      D'une manière générale, la Société est soumise au risque de changement de législation, de politique fiscale ou

      de réglementation pouvant intervenir dans les différents pays dans lesquels elle conduit ses activités.

      En particulier, de multiples études visent, actuellement, à encadrer le développement et le passage à la 5G, ainsi que l'évolution vers la 6G.

      La Société travaille actuellement au développement de produits et de technologies en lien avec le passage à la 5G.

      Si le passage à la 5G venait à ne pas s'opérer, cela pourrait avoir un effet défavorable sur la Société, son activité,

      ses perspectives, sa situation financière, ses résultats et son développement.

      Toutefois, la Société bénéficie d'une certaine protection du fait du caractère global du périmètre géographique de son activité qui limite son exposition au risque règlementaire susvisé. En effet, la Société opère respectivement en 2025, 45% de son activité en Europe, 30% aux Etats-Unis, 11% en Amérique Latine et 14% en Asie. Cette répartition diversifiée atténue l'impact potentiel de changements réglementaires survenant dans une seule zone géographique.

      Les évolutions législatives et réglementaires (en France et dans les pays où la Société a une activité) obligent également la Société à engager des frais importants pour se mettre en conformité et pourraient nécessiter une adaptation des services de la Société et un changement de politique commerciale.

      Ces adaptations peuvent nécessiter des délais de mise en œuvre et des efforts considérables de la part de la direction et peuvent faire de la Société la cible de plaintes ou d'autres recours, ce qui pourrait affecter de façon négative et imprévisible le chiffre d'affaires, les résultats et la position concurrentielle de la Société.

      La Société ne peut pas non plus exclure de voir sa responsabilité mise en cause sur le plan pénal, civil ou administratif, en particulier sur la base de dispositions nationales relatives à la protection des consommateurs.

      La recherche de la responsabilité de la Société pour violation de dispositions légales nationales ou étrangères entrainerait nécessairement des coûts liés à sa défense et éventuellement les coûts liés à sa condamnation en justice au paiement de dommages-intérêts. Ces coûts réels ou potentiels pourraient conduire la Société à revoir sa politique commerciale en fonction des impératifs locaux. Cela pourrait obliger la Société à mobiliser des ressources importantes ou à cesser de proposer certains services, ce qui porterait préjudice à l'activité de la Société, sa situation financière et ses résultats.

      Une partie des contrats conclus par la Société est soumise à un droit étranger. Les contrats conclus par la Société sont majoritairement soumis au droit français ou au droit européen, harmonisé dans les disciplines juridiques impactant la Société telles que le droit de la propriété intellectuelle, le droit de la consommation, le droit de la concurrence et le droit des données personnelles (RGPD).

      La Société ne peut garantir que certaines clauses de ces contrats ne seront pas contestées, ni ne pourront donner lieu à une action sur le fondement du droit national concerné ou encore que des dispositions de ce droit ne serviront pas de fondement à une action restreignant l'exercice par la Société de son activité dans le pays concerné, ce qui aurait un impact négatif sur son chiffre d'affaires, ses résultats, sa situation financières et ses perspectives.

      Afin de limiter ce risque, la Société s'efforce de conclure, avec ses clients, des contrats qui sont soumis au droit

      français ou à des législations européennes.

      La Société développe aussi une activité multicanale. Cela signifie que sa technologie est utilisée aussi bien pour des câblo-opérateurs, que des satellites, des mobiles, tablettes etc.) ce qui permet de limiter le risque lié aux règlementations spécifiques ou sectorielles.

    2. ‌_Enjeux de Confidentialité, Brevets, Licences et Technologies Tiers

      • Risque relatif à la divulgation de la technologie, des procédés de fabrication et du savoir-faire de la Société

        Dans le cadre de son activité, la Société partage des informations relatives aux technologies qu'elle utilise, à ses procédés, savoir-faire et données non-brevetées ou non-brevetables à des tiers dans le cadre de contrat de partenariat, de contrats commerciaux ou d'accords de collaboration technique.

        Ces informations sont également connues des salariés de la Société.

        Elles constituent les secrets industriels de la Société et sont protégées au moyen de clauses de confidentialité figurant dans tous ses contrats avec des tiers co-contractants et avec ses salariés.

        La Société n'a aucun contrôle en pratique sur les conditions dans lesquelles ses co-contractants protègent ou utilisent ces informations confidentielles.

        Il ne peut donc être entièrement exclu que les co-contractants de la Société divulguent ces informations confidentielles en violation de leurs clauses de confidentialité.

        Les clauses de confidentialité ne permettent en effet pas d'apporter une protection adéquate ou suffisante dans certains cas et leur violation n'est sanctionnée qu'à posteriori, c'est-à-dire après la révélation des informations confidentielles ou des secrets industriels à des tiers, en ce compris des concurrents de la Société. De plus, la mise en œuvre de recours juridiques pour faire valoir ses droits peut s'avérer longue et coûteuse.

        La réalisation du risque lié à la confidentialité des informations de la Société et à la divulgation de la technologie, des procédés de fabrication et du savoir-faire de la Société pourrait avoir un effet défavorable significatif sur l'activité, les perspectives, la situation financière, les résultats et le développement de la Société.

      • Risque d'échec dans la protection des droits de propriété intellectuelle appartenant à la Société

        o Généralités

        La réussite de la Société est notamment subordonnée à la protection de ses brevets, marques, noms de

        domaine, logiciels, bases de données et droits d'auteur (les « Droits de Propriété Intellectuelle »).

        La Société veille au dépôt de ses Droits de Propriété Intellectuelle en France et dans les pays étrangers dans lesquels elle exerce ses activités.

        La Société ne peut pas garantir (i) que l'ensemble des Droits de Propriété Intellectuelle qu'elle détient ne seront pas invalidés, contournés ou contestés, notamment dans le cadre de procédures d'opposition ou de nullité, (ii) que les Droits de Propriété Intellectuelle fourniront des avantages concurrentiels durables à la Société, et (iii) que les demandes de Droit de Propriété Intellectuelle en cours ou futures seront délivrées avec la portée des revendications souhaitées, compte tenu de l'évolution rapide des technologies et des pratiques de l'office européen des brevets (OEB).

        La Société ne peut pas garantir que des concurrents et des tiers ne développeront pas de technologies similaires ou supérieures à ses propres technologies.

        De plus, la protection des Droits de Propriété Intellectuelle peut être indisponible ou limitée dans certains pays étrangers dans lesquels la Société exerce une activité ou pourrait être amenée à exercer une activité.

        Les contenus créés en interne (contenus crées par des salariés de la Société) appartiennent à la Société par

        l'effet de clauses de cessions de droits contenues dans les contrats de travail conclus avec ses salariés.

        Toutefois, la Société ne peut pas garantir que les mesures prises n'empêcheront pas l'appropriation illicite par des tiers de sa technologie. La Société a cessé ses opérations directes en Russie suite au contexte géopolitique actuel. Dans certains pays, notamment ceux où le respect de la propriété intellectuelle peut être limité ou dans des contextes de tensions géopolitiques, la protection par brevet de ses technologies pourrait s'avérer insuffisante pour garantir la pleine protection de ses actifs immatériels.

        La Société pourrait être amenée à se défendre contre des revendications de contrefaçon ou d'invalidité de ses Droits de Propriété Intellectuelle. De tels litiges pourraient entrainer des coûts substantiels, un détournement du temps et des ressources des équipes de la Société à la gestion desdits litiges et pourraient donc avoir un effet négatif important sur les activités de la Société, ses résultats d'exploitation, et sa situation financière en général.

        La Société n'a pas de contentieux de cette nature connus à ce jour en cours. Aucun contentieux par le passé n'a

        eu lieu.

        o Cas particulier des brevets

        Le succès de la Société dépend en partie de sa capacité à obtenir, à conserver et à protéger les brevets sur lesquels elle détient des droits.

        La Société veille au dépôt des brevets en France et dans les pays étrangers dans lesquels elle exerce ses activités.

        La protection offerte par des brevets est toujours incertaine. La Société pourrait ne pas être en mesure de maintenir une protection adéquate de ses brevets et, par là-même, perdre son avantage technologique et concurrentiel.

        Tout d'abord, le droit des brevets n'est pas uniforme dans tous les pays et varie selon les juridictions. En conséquence, notamment avec l'absence d'un système de brevet unitaire mondial malgré l'existence du Brevet Européen à Effet Unitaire dans certains États membres de l'UE, la Société ne peut pas garantir que :

      • Ses demandes de brevet en cours aboutiront à la délivrance de brevets ;

      • Ses demandes de brevet, même si elles sont accordées, ne seront pas contestées, invalidées ou jugées inapplicables ;

      • La portée de toute protection offerte par des brevets sera suffisante pour protéger la Société contre ses concurrents ;

      • Ses produits et technologies ne violeront pas les droits de propriété intellectuelle ou les brevets détenus par des tiers, et qu'elle ne sera pas contrainte de se défendre contre de telles accusations par des tiers ;

      • Des tiers ne se verront pas accorder ou ne disposeront pas de demandes de brevet ou ne disposeront pas de tout autre droit de propriété intellectuelle qui, même s'ils n'empêchent pas directement ceux de la Société, viendraient limiter leur exploitation ou leur développement commercial.

        Par ailleurs, les litiges en matière de propriété intellectuelle sont fréquemment longs, coûteux et complexes.

        Certains des concurrents de la Société disposent de ressources plus importantes pour mener de telles procédures.

        Une décision judiciaire défavorable pourrait affecter sérieusement la capacité de la Société à poursuivre son activité, et, plus précisément, pourrait contraindre la Société à :

      • Cesser de vendre ou d'utiliser certains de ses produits et technologies ;

      • Acquérir le droit d'utiliser les droits de propriété intellectuelle appartenant à des tiers à des conditions onéreuses, notamment par le biais de licences croisées ou d'accords transactionnels ;

      • Changer la conception, retarder le lancement ou même abandonner certains de ses produits.

        La protection par la Société de ses brevets représente un coût significatif lié, notamment, aux frais de dépôt et de maintien en vigueur des brevets, aux rémunérations supplémentaires et aux prix versés aux inventeurs et d'une façon générale, à la gestion de l'ensemble de ses brevets.

        Ce coût pourrait être augmenté si des actions en justice devaient être introduites par la Société pour faire valoir ses droits.

        Si un ou plusieurs brevets couvrant une technologie, un procédé ou un produit nécessaire à l'activité de la Société devait être invalidé ou jugé inapplicable, (i) le développement et la commercialisation d'une telle technologie ou d'un tel produit pourraient être directement affectés ou interrompu et (ii) la technologie ou produit nécessaire à l'activité de la Société pourrait être utilisé par des concurrents de la Société affectant ainsi la valorisation par la Société de sa R&D.

        En outre, toute défaillance dans la protection de ses brevets pourrait permettre à des concurrents d'avoir accès aux technologies développées par la Société en collaboration avec des partenaires et ainsi entraîner la perte d'un avantage concurrentiel pour la Société.

        La Société doit également faire face au risque lié aux « patent trolls ».

        Dans le domaine de la propriété intellectuelle et plus particulièrement dans celui des concessions de licences ou de brevets, les « patent trolls » (ou entités non pratiquantes - NPE) sont des personnes morales ou physiques qui utilisent la concession de licence et le litige de brevets comme principale activité économique, sans nécessairement développer ou commercialiser elles-mêmes des produits ou services basés sur ces brevets. Ainsi, lorsqu'une ou plusieurs sociétés détiennent des brevets semblables à ceux exploités par la Société, il

        existe un risque que des « patent trolls » entament des actions judiciaires à l'encontre de la Société pour

        contrefaçon de brevet.

        Par ailleurs ce risque s'étend aux clients de la Société qui peuvent eux-mêmes subir les attaques des « patent trolls » pour des produits qui leur ont été vendus ou concédés par la Société. Il existe donc pour la Société un risque de devoir faire face à ses propres litiges en contrefaçon de brevets mais aussi d'être appelée en garantie dans le cadre d'actions judiciaires impliquant ses clients.

        Afin de prévenir les risques liés à la propriété intellectuelle, la Société a recours aux conseils de prestataires externes pour la gestion de son portefeuille de brevets.

        A la date du présent Document d'enregistrement universel, aucune procédure administrative ou judiciaire visant à contester les Droits de Propriété Intellectuelle de la Société n'est en cours.

      • Dépendance de la Société dans l'usage de licences de brevets appartenant à des tiers

        L'activité de la Société dépend en partie de l'octroi de licences non exclusives sur des brevets appartenant à des tiers, notamment les sociétés de droit américain Via Licensing et Dolby Laboratories Licensing Corporation, ainsi que d'autres acteurs majeurs des technologies de compression vidéo et audio (HEVC, AV1, AAC, etc.).

        En outre, les titulaires des brevets concédés en licence à la Société n'accordent aucunes garanties à la Société

        au sujet de ces brevets.

        En conséquence, la Société ne peut garantir (i) que la validité de ces brevets ne sera pas contestée par un tiers,

        (ii) que les brevets ne sont pas dépendants d'autres brevets antérieurs ou (iii) que les brevets ne portent pas

        atteinte à un brevet détenu par un tiers.

        En cas de rejet ou d'annulation de ces brevets, de dépendance de ces brevets à un brevet dominant antérieur ou de contrefaçon d'un produit de la Société en raison de l'utilisation de ces brevets, la Société ne pourra réclamer aucune restitution des sommes versées aux tiers au titre de la licence.

        De plus, dans le cadre de l'octroi de licences par des tiers, la Société est tenue à un certain nombre d'obligations.

        Si la Société manque à l'une de ces obligations ou à toute autre obligation prévue dans l'un des contrats qu'elle a conclu, ou si la Société utilise la licence d'une manière qui dépasse le cadre de l'autorisation concédée, elle pourrait être soumise à des sanctions pécuniaires à la suite de contentieux, et ses droits en vertu de ces contrats pourraient être résiliés, ce qui pourrait avoir un effet défavorable significatif sur son activité, ses résultats d'exploitation et sa situation financière.

      • Dépendance aux technologies et à la propriété intellectuelle de tiers

        Dans le cadre du développement de certains produits et technologies, la Société peut être amenée à conclure des accords de développement technologique ou des licences avec des tiers. Toutefois, elle ne peut garantir que ces accords seront systématiquement finalisés dans des délais acceptables, ni qu'ils le seront dans des conditions favorables à ses intérêts, compte tenu de l'évolution rapide du marché et des pressions concurrentielles.

        L'absence de conclusion ou un retard dans la négociation de ces accords, lorsqu'ils sont nécessaires, pourrait limiter la capacité de la Société à développer et commercialiser de nouveaux produits. Cette situation pourrait avoir un impact négatif significatif sur ses activités, sa compétitivité et sa capacité à respecter ses engagements vis-à-vis de ses clients. Par ailleurs, la Société intègre des technologies développées par des tiers dans ses propres produits. Un dysfonctionnement, une restriction d'accès ou une incompatibilité de ces technologies pourrait entraîner des retards majeurs dans le développement et la mise sur le marché de ses produits, le temps qu'une solution alternative soit identifiée, licenciée ou développée en interne.

        Ces retards pourraient affecter la performance opérationnelle et financière de la Société, compromettant sa capacité à répondre aux attentes du marché et à maintenir son avantage concurrentiel. De plus, toute difficulté à acquérir ou à exploiter des technologies tierces à l'avenir pourrait limiter l'innovation et freiner le développement stratégique de la Société.

        o L'utilisation de logiciels libres

        La Société utilise, dans le cadre du développement de certains produits et de certaines technologies, certains systèmes et logiciels dits « libres ».

        Ces systèmes et logiciels sont mis à libre disposition du public par leurs auteurs sous une licence qui permet à l'utilisateur d'avoir accès au code source, de l'utiliser, de le copier, de le modifier, de l'incorporer à des programmes de sa création et de le redistribuer, sous réserve du respect des termes de la licence applicable (par exemple GPL, Apache, MIT, BSD, etc.). Les logiciels « libres » sont mis à la disposition du public sans aucune garantie et aux risques et périls de l'utilisateur.

        L'utilisation de logiciels open source peut entraîner des risques, car les licences open source n'offrent généralement pas de garanties ou de protections contractuelles concernant les réclamations pour violation de droits ou la qualité du code. Certaines licences open source peuvent exiger la divulgation du code source des modifications ou des œuvres dérivées, ce qui pourrait permettre aux concurrents de créer des produits similaires plus rapidement et à moindre coût.

        La Société ne peut en conséquence garantir l'origine des logiciels « libres » qu'elle utilise, leur sécurité, leur qualité, ni que ceux-ci ne portent pas atteinte à des droits de propriété intellectuelle de tiers. De plus, certaines obligations inhérentes à l'utilisation de logiciels open source (telles que la divulgation du code source en cas de distribution) pourraient exposer la Société à des risques de non-conformité ou de litiges si elles ne sont pas strictement respectées.

    3. ‌_Défaillances techniques : enjeux, impacts et dispositifs de prévention

La responsabilité de la Société en cas de produits défectueux est un risque inhérent à son activité de développement, de fabrication, de commercialisation et de vente de ses solutions technologiques. Deux types de risques majeurs peuvent impacter la Société et ses clients : (i) les pertes de revenus liées à un problème technique et (ii) les dommages matériels, notamment en cas d'incendie.

  • (i) Risque de perte de revenus du client en raison d'un problème technique

    Les produits et solutions de la Société sont intégrés dans des infrastructures critiques, notamment dans le secteur du broadcasting et des télécommunications. Une défaillance technique pourrait entraîner une interruption de service chez un client, occasionnant une perte de revenus significative. Dans ce contexte, la Société pourrait voir sa responsabilité engagée si le défaut du produit est avéré.

    Pour atténuer ce risque, la Société a mis en place des solutions de redondance technique permettant d'assurer la continuité des opérations de ses clients en cas de défaillance. Ces solutions incluent des mécanismes de sauvegarde automatique, des architectures résilientes et un support technique renforcé afin de réduire le temps d'arrêt et limiter l'impact financier pour le client.

  • (ii) Risque de dommages matériels, notamment en cas d'incendie

    Un dysfonctionnement ou une anomalie dans les produits de la Société pourrait, dans de rares cas, entraîner des dommages physiques, tels qu'un incendie ou une surchauffe des équipements, pouvant causer des dégâts matériels aux infrastructures des clients. Si un tel incident se produisait, la responsabilité de la Société pourrait être engagée, notamment si un lien de causalité est établi entre le défaut du produit et le sinistre.

    Toutefois, la responsabilité de la Société pourrait être exclue si elle démontre que le défaut ne pouvait être détecté au moment de la mise en circulation du produit en raison de l'état des connaissances scientifiques et techniques ou si le produit était conforme à des normes impératives d'ordre législatif ou réglementaire.

  • Conséquences potentielles et mesures préventives

Un incident technique ou un dommage physique lié aux produits de la Société pourrait impacter sa réputation, entraîner une baisse de la demande pour ses solutions et affecter ses résultats financiers et perspectives de croissance. De plus, une publicité négative résultant de tels événements pourrait altérer la confiance des clients et partenaires.

Pour limiter ces risques, la Société applique des contrôles qualité rigoureux tout au long du cycle de vie de ses produits, mène des tests de sécurité approfondis et assure un suivi technique après leur mise en circulation.

À ce jour, la Société n'a connaissance d'aucun contentieux en cours lié à ces risques.

‌Chapitre 4. Informations concernant l'émetteur

  1. ‌_Raison sociale et nom commercial - article 3 des statuts

    La dénomination sociale est : Ateme

    Tous les actes et documents émanant de la Société et destinés aux tiers doivent indiquer la dénomination sociale, précédée ou suivie immédiatement et lisiblement des mots « Société Anonyme », ou des initiales « SA », et de l'énonciation du montant du capital social.

  2. ‌_Lieu et numéro d'enregistrement et identifiant d'entité juridique

    La Société est immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Versailles sous le numéro 382 231 991. Son numéro LEI est le suivant : 969500I4RF06BPM4AN82.

  3. ‌_Date de constitution (article 1 des statuts) et durée de vie (article 5 des statuts)

    La Société a été constituée, auprès du greffe du tribunal de Commerce d'Evry, le 20 juin 1991 sous la forme de société anonyme pour une durée de 99 ans, s'achevant le 20 juin 2090, sauf le cas de dissolution anticipée ou de prorogation décidée par l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires. Son commencement d'activité est daté du 20 Juin 1991.

  4. ‌_Autres informations concernant Ateme

    1. ‌_Siège social (article 4 des statuts), forme juridique, pays d'origine, adresse et numéro de téléphone de son siège statutaire et site Internet

      La Société a été a été constituée sous la forme d'une société anonyme.

      Le siège social est fixé au 6 rue Dewoitine - 78140 Vélizy-Villacoublay France. Le site internet de la société est : https://www.ateme.com.

      Le numéro de téléphone de la Société est : 01 69 35 89 89.

      Les informations figurant sur le site web ne font pas partie du présent document d'enregistrement universel, sauf si ces informations sont incorporées par référence dans le présent document d'enregistrement universel.

    2. ‌_Législation régissant les activités de la Société

      Ateme est une société anonyme régie par les lois et règlements en vigueur en France notamment par les dispositions du Code de Commerce applicable aux sociétés commerciales, ainsi que par les statuts de la Société. Il convient également de se reporter au Chapitre 9 « Environnement réglementaire ».

    3. ‌_Exercice social - article 6 des statuts

« L'exercice social commence le 1er janvier et finit le 31 décembre de chaque année. »

‌Chapitre 5. Aperçu des activités

  1. ‌_Principales activités

    Ateme est une entreprise spécialisée dans la compression vidéo et la diffusion de contenu audiovisuel. Elle propose des solutions technologiques pour divers acteurs du secteur média, notamment les chaînes de télévision, les studios, les diffuseurs traditionnels, les plateformes de streaming et d'autres propriétaires de contenu comme les ligues de sport.

    Voici un aperçu de ses activités pour chacun de ces groupes :

    • Groupes de médias (chaînes de télévision, studios)

      Ateme fournit des solutions de compression vidéo de haute qualité, essentielles pour la diffusion en direct d'événements sportifs, culturels, et autres programmes télévisés. La société aide les chaînes de télévision et les studios à optimiser la qualité d'image pour la transmission en direct, garantissant ainsi une expérience visuelle optimale pour les téléspectateurs.

    • Diffuseurs traditionnels (IPTV, câble, satellite)

      Pour les diffuseurs traditionnels, Ateme propose des technologies permettant une diffusion fluide et efficace sur divers réseaux, y compris l'IPTV, le câble et le satellite. L'entreprise développe des solutions pour la diffusion linéaire de contenus vidéo sur les réseaux 5G, avec une attention particulière à la consommation énergétique.

    • Plateformes de streaming

      Ateme joue un rôle crucial dans la transition vers le streaming, en offrant des solutions de compression vidéo et de diffusion OTT (Over-The-Top) à faible latence. Ces technologies permettent aux plateformes de streaming de fournir une expérience utilisateur de haute qualité tout en réduisant les coûts et l'empreinte carbone.

    • Ligues de sport

      Ateme collabore avec des ligues et des clubs de sport pour développer des solutions de streaming pour les compétitions sportives. L'entreprise aide ces organisations à diffuser en direct leurs événements sportifs, permettant ainsi une meilleure accessibilité pour les fans et une plus grande visibilité pour les compétitions.



      Les avantages concurrentiels d'Ateme sont :

    • La qualité vidéo supérieure et l'efficacité de bande passante que l'on peut voir sous deux angles :

      • De par ses activités de recherche continue, Ateme est capable de fournir la meilleure qualité visuelle. Cela se traduit par le fait qu'Ateme gagne les tests à l'aveugle lors de test chez le client. Cela se voit aussi dans la capacité d'Ateme à supporter tous les standards améliorant la qualité visuelle, par exemple le HDR (High Dynamic Range) qui contrôle la dynamique de couleurs (voir illustration ci-après) ;

      • La capacité de maintenir une qualité visuelle similaire à la concurrence, mais à un débit de transmission plus bas. Cela permet ainsi à un Service Provider de transmettre un plus grand nombre de chaines/contenus dans le même réseau de distribution. Ainsi, Ateme permet de réduire les couts d'exploitation et de distribution tout en garantissant une expérience utilisateur.

    • Des solutions uniques de livraison/streaming OTT permettant des services à valeur ajoutée tels que la Catch-up TV, le contrôle du direct, Cloud DVR, la consommation multi-écrans tout en gardant, là encore, des couts d'exploitation bas.

    • Ateme est l'une des rares sociétés de l'industrie à fournir une solution logicielle de bout-en-bout contrôlant à la fois le traitement, mais aussi la livraison.

      Le fait de maitriser toute la chaine et donc d'échanger des analytiques entre ces composants offre une solution

      de bout-en-bout et améliore les performances.



      Ateme a une présence globale et des clients sur tous les continents.

      Au début 2025, les effectifs du groupe, en équivalents temps plein, sont représentés sur la carte suivante.



      Le siège social et la R&D sont en France. La présence dans une vingtaine d'autres pays est constituée de fonctions marketing, commerciales, et de support technique avant-vente et après-vente. Les bureaux de Denver, Sao Paulo et Singapour sont parmi les plus importants hors d'Europe et bénéficient d'installations techniques leur permettant de supporter les autres bureaux de leurs régions respectives pour les opérations avant-vente et après-vente.

      Sur l'ensemble de l'exercice 2025, les ventes sont réparties comme suit :

    • EMEA (Europe, Moyen Orient, Afrique) : 43,0 M€ soit 45% du CA total

    • USA et Canada : 28,3 M€ soit 30% du CA total

    • Asie Pacifique : 13,9 M€ soit 14% du CA total

    • Amérique latine : 10,3 M€ soit 11% du CA total

Le marché total adressable d'Ateme est évalué à 2,5 milliards de dollars pour l'année 2025 par Caretta Research, avec une croissance annuelle de l'ordre de 3% (CAGR = Compound Annual Growth Rate = Croissance annuelle moyenne).



Principaux marchés



Historiquement, l'écosystème audiovisuel reposait sur une segmentation claire entre deux catégories d'acteurs. D'un côté, les créateurs de contenu (Content Providers), comme les chaînes de télévision, les groupes médias et les studios (en bas à gauche du synoptique). De l'autre, les opérateurs de télévision payante (Service Providers), qui avaient pour mission d'agréger des chaînes et de les diffuser via leurs propres réseaux managés (câble, IPTV ou satellite), représentés en bas à droite du synoptique.

L'émergence des plateformes de streaming a bouleversé cette organisation traditionnelle. Les nouveaux entrants, principalement issus d'Internet (en haut du synoptique), se sont multipliés. Cette catégorie inclut à la fois les géants nord-américains comme Netflix, Disney+ et Amazon Prime, mais aussi un grand nombre d'acteurs locaux, à l'image de Molotov en France, acheté depuis par l'américain Fubo, lui-même opérateur virtuel. De plus, certaines ligues sportives cherchent désormais à s'adresser directement aux passionnés via des offres de streaming dédiées.

L'accès direct aux utilisateurs finaux ouvre la porte à de nouvelles opportunités, notamment dans le domaine du

e-commerce et des expériences digitales innovantes. Par exemple, le rapprochement entre plateformes de

streaming et sites de vente en ligne permet d'enrichir l'expérience utilisateur et d'exploiter de nouveaux

modèles économiques.

Transformation des modes de diffusion

Les acteurs historiques continuent de jouer un rôle clé à travers trois activités majeures :

  • La contribution, qui assure l'acheminement des flux audiovisuels vers les fournisseurs de contenus.

  • La distribution, qui permet d'acheminer les contenus depuis les fournisseurs de contenus vers les

    fournisseurs de service.

  • Les offres de télévision payante, qui reposent sur ces infrastructures traditionnelles (câble, satellite -DTH, IPTV). Cette offre de télévision payante est complémentée par certains des diffuseurs (ex : TF1, France TV, BBC) qui distribuent leurs contenus via des réseaux terrestres gratuits type TNT

Toutefois, la généralisation des réseaux Internet haut débit et l'explosion des terminaux connectés ont favorisé l'essor des offres OTT (Over-The-Top), proposées aussi bien par les Content Providers que par les Service Providers et les ligues de sport.

La montée en puissance de la 5G, avec sa bande passante élevée et sa faible latence, accélère encore cette mutation. Elle permet le développement de nouveaux réseaux de distribution dédiés aux médias et favorise une consommation multi-écrans en OTT. La BBC, par exemple, voit dans la 5G une opportunité pour démocratiser la télévision en mobilité.

Un réseau de partenaires internationaux

Dans ce contexte en pleine évolution, le Groupe a noué des partenariats stratégiques avec de grands acteurs du secteur, qu'il s'agisse de Content Providers ou de Service Providers de premier plan. Parmi ses clients internationaux figurent notamment :

British Telecom (UK), Canal+ (France), CJ Hello (Corée), DirecTV (USA), DU (UAE), EBU (Suisse), Encompass (USA), Fox Sports (USA), FPT (Vietnam), France Télévisions (France), Huawei (Chine), LGU (Corée), Mediapro (Espagne), NEP (Norvège), Nilesat (Égypte), NPC (Australie), Nuuday (Danemark), Proximus (Belgique), RTL (Luxembourg), SES (Luxembourg), Sinclair Broadcast (USA), Telecom Malaysia (Malaisie), Telefonica (Espagne), Viettel (Vietnam).

Les synoptiques suivants présentent la répartition du CA du Groupe de 2022 à 2025 :



LATAM = Amérique Latine ; APAC = Asie Pacifique ; EMEA = Europe Moyen Orient et Afrique.

On note la relative stabilité de cette répartition. Les évolutions les plus importantes ont été commentées dans les différents communiqués financiers de la société. Les deux plus notoires sont :

  • La forte sur-représentation de la région USA en 2023, amplifiée par des ventes significatives de serveurs, la baisse importante en 2024, et la nette reprise enregistrée en 2025.

  • Le même phénomène en APAC en 2024, avec une progression importante et un retour à la

« normale » l'année suivante.

Attentes des consommateurs et enjeux pour les acteurs de la production et la diffusion

Au cours des dix dernières années, l'essor des tablettes et des smartphones a profondément transformé les architectures de diffusion. Autrefois, les opérateurs de télévision payante diffusaient chaque chaîne de leur bouquet dans un format unique, en maîtrisant entièrement le décodeur, puisqu'ils fournissaient eux-mêmes la box à leurs abonnés. L'infrastructure de diffusion - et en particulier la tête de réseau vidéo chargée de préparer et de compresser les contenus - n'avait donc pas besoin d'évolutivité. Seule une fiabilité maximale était requise, et les solutions matérielles dédiées étaient alors perçues comme bien plus sûres que les alternatives logicielles.

L'arrivée des écrans nomades a bouleversé cet équilibre, avec une demande croissante des abonnés pour accéder à leurs contenus sur divers appareils. Les opérateurs, contraints par des infrastructures rigides, ont eu du mal à s'adapter, car leurs têtes de réseau vidéo ne permettaient pas facilement de générer de nouveaux formats compatibles avec ces dispositifs mobiles.

Face à cette évolution, ils ont progressivement migré vers des infrastructures logicielles, plus flexibles et

évolutives, capables de s'adapter chaque année aux nouveaux écrans et aux exigences changeantes du marché.

Evolutions à venir

Les offres OTT prennent progressivement le dessus sur la télévision classique, comme l'illustre la comparaison

des 2 graphes ci-dessous.

En 2021 aux Etats-Unis, les services de télévision par Cable étaient à la première place des services consommés et le streaming ne représentait que 27,7% de parts de marché.

A fin 2025, les services de streaming ont pris la tête (47,5%) et la pénétration du Cable ne cesse de descendre (20,2%)

5 years



Cette tendance se traduit dans la répartition du chiffre d'affaires. Le graphique ci-dessous représente le chiffre d'affaires des clients de la télévision payante, généré par les abonnements ou les revenus publicitaires, en fonction du mode de distribution : soit via un décodeur (désigné sous le terme "Pay-TV"), soit via un service OTT et une application (désigné sous le terme "Streaming").



Source : Omdia & Evan Shapiro

Plusieurs enseignements peuvent être tirés de ce graphique :

  • 2024 marque un point d'inflexion : c'est l'année où le streaming génère plus de revenus que la télévision traditionnelle, confirmant son rôle central dans l'avenir des clients d'Ateme.

  • La publicité comme moteur de croissance : le chiffre d'affaires issu de la publicité (barre vert clair) apparaît comme le principal levier de développement pour les clients d'Ateme.

  • Une télévision classique toujours présente : bien que la télévision linéaire (barre bleue) ne soit plus un vecteur de croissance, elle reste une source de revenus significative. Cela souligne la nécessité

    d'optimiser et de rendre plus rentables les infrastructures vidéo qui lui sont dédiées.

    Conséquence sur les clients d'Ateme

    La demande croissante de contenus sur tous types d'écrans, combinée à la prolifération des services de streaming, pousse les acteurs du marché à repenser leurs offres, leur relation avec les abonnés et leurs opérations. Cette multiplication des plateformes entraîne une fragmentation des contenus : les consommateurs peinent à savoir où trouver leurs programmes favoris, ce qui crée une forme de saturation malgré l'augmentation du nombre d'offres.

    Pour contrer cet effet, plusieurs tendances émergent :

  • Une exigence accrue en matière de Qualité d'Expérience : dans un marché ultra-compétitif où capter l'attention des spectateurs est un défi, chaque service de diffusion ou de distribution doit garantir une expérience irréprochable. Cela implique :

    • Une qualité visuelle et audio immersive,

    • Un démarrage instantané et une lecture fluide, sans interruption ni mise en mémoire tampon,

    • Une synchronisation parfaite des événements en direct entre les écrans OTT et la télévision

      classique, afin d'éviter tout risque de "divulgâchage".

      Le graphique ci-dessous illustre les principales attentes des consommateurs et les domaines où Ateme a un impact significatif.



      Critères d'amélioration de l'expérience audiovisuelle, Source : DTG State of the Nation, May 2022

  • Les Service Providers, nouveaux agrégateurs d'OTT : Disposant d'un accès direct à l'utilisateur final via l'Internet fixe et mobile, les Service Providers endossent désormais le rôle d'agrégateurs d'offres OTT. Grâce à un portail unique d'abonnement et de recherche, ils regroupent les principales plateformes, permettant ainsi aux consommateurs d'accéder à tous leurs contenus sans jongler entre plusieurs abonnements et applications. Cette stratégie a été adoptée par tous les grands acteurs mondiaux, tels que Comcast, Liberty Global et Sky. En France, Canal+ et Orange suivent cette approche, combinant leurs propres contenus avec des partenariats stratégiques - parfois exclusifs - avec Netflix, Disney+ ou OCS.

  • Les Content Providers et Streaming Platforms misent sur la personnalisation : Pour se démarquer, ces acteurs exploitent à la fois la richesse de leurs catalogues et les données des utilisateurs (goûts, préférences, localisation, etc.) afin d'offrir une expérience sur-mesure. Quelques exemples :

    • The Weather Channel a lancé une chaîne OTT, "Stream Your City", qui adapte son contenu à chaque ville.

    • Pluto TV ajuste sa grille de chaînes en fonction des événements majeurs.

    • The Tennis Channel permet aux abonnés de suivre des chaînes dédiées à leurs joueurs préférés lors des grands tournois, en fonction de leurs paramètres de préférence.

  • La montée en puissance de la publicité ciblée : Tous les acteurs du marché investissent dans

    l'insertion dynamique de publicité et sa personnalisation, connue sous le nom de publicité ciblée. Ce modèle présente un double avantage :

    • Un engagement accru des spectateurs, grâce à des annonces plus pertinentes.

    • Une meilleure monétisation, car le CPM (coût par mille) est plus élevé lorsque la publicité est ciblée, garantissant aux annonceurs un meilleur retour sur investissement.

      La publicité ciblée s'intègre aussi bien dans les flux linéaires que dans la VOD. Avec la multiplication des services et des coûts pour les consommateurs, de nouvelles offres financées par la publicité ont émergé, comme les plateformes AVOD (Ad-supported VOD) telles que MyTF1 ou 6Play, qui proposent un abonnement réduit en échange de publicités. Même les géants Netflix et Disney+ ont adopté ce modèle.

      L'essor des chaînes FAST, une alternative gratuite et financée par la publicité : Dans l'univers de la télévision linéaire, de nouvelles chaînes gratuites et financées par la publicité ont vu le jour : les FAST (Free Ad-supported Streaming TV). Ces chaînes, qu'elles soient généralistes ou personnalisées, offrent une alternative aux

      abonnements payants. Des services comme Pluto TV ou Mango/Molotov illustrent cette tendance, répondant à une demande croissante pour des contenus accessibles sans engagement financier. Les audiences de ce type de service de ces deux offres (AVOD et FAST) ne cessent d'augmenter comme le montre le graphique cidessous.



      Source TVREV, 2024

      Cette tendance numérique se traduit aussi par le fait que les diffuseurs multiplient les chaines gratuites sur Youtube comme le montre le graphique ci-dessous



  • Le streaming s'empare du marché du Live, notamment du sport : Initialement axées sur la VOD, les plateformes de streaming investissent massivement dans la diffusion d'événements en direct, avec un intérêt particulier pour le sport.

    • Amazon Prime Video multiplie les acquisitions de droits sportifs à travers le monde : diffusion d'une partie de Roland-Garros en France, retransmission de matchs de NBA aux États-Unis, et bien d'autres.

    • Netflix, de son côté, se lance également sur ce créneau en proposant des événements en direct comme des matchs de NFL, du divertissement sportif comme le catch, ou encore le combat d'exhibition entre Mike Tyson et Jake Paul, qui a réuni 65 millions d'abonnés.

  • Suite à l'émergence des nouvelles générations -en particulier la génération Z- qui deviennent en âge de dépenser leur propre argent pour consommer, de nouvelles attentes en termes d'expériences apparaissent. Nous voyons une tendance pour offrir plus qu'un seul bouquet de chaines ou un catalogue de films en VOD. Les consommateurs recherchent une convergence avec d'autres sources de divertissement comme le gaming, le betting, mais aussi plus d'interaction sociale.



Source IABM, Sept 2022

En plus de faire évoluer leurs offres, les acteurs du marché repensent la gestion de leurs opérations et de leurs infrastructures Cloud.

La migration vers le cloud, amorcée autour de 2015, a été motivée par des besoins accrus de flexibilité, d'évolutivité et d'optimisation des coûts, indispensables pour répondre à la rapidité d'évolution du marché OTT. Toutefois, le cloud n'est pas toujours la solution idéale : pour certains service providers historiques disposant déjà de datacenters, migrer leurs chaînes linéaires 24/7 vers le cloud entraînerait des coûts plus élevés que leur hébergement en interne.

D'autre part, d'après l'étude ''Flexera 2024 State of the Cloud Report'', 87% des sociétés adoptent une stratégie

multicloud, principalement pour des raisons de gestions de coûts et de risques.

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ATEME SA published this content on April 15, 2026, and is solely responsible for the information contained herein. Distributed via Public Technologies (PUBT), unedited and unaltered, on April 15, 2026 at 15:15 UTC.