Les indices PMI (Purchasing Managers Index) sont des indicateurs économiques utilisés pour mesurer la conjoncture économique. Ils sont élaborés chaque mois à partir d’enquêtes menées auprès de panels d’entreprises représentatives des secteurs de l’industrie manufacturière et des services.
Les deux grands instituts qui réalisent ces enquêtes sont l’Institute for Supply Management (ISM) et S&P Global. Précisons d’ailleurs que lorsqu’on parle de l’ISM Services (ou manufacturier) c’est bien d’un PMI qu’il s’agit. Le nom complet étant ISM Services PMI.
Méthodologie
Pour bien comprendre ces indicateurs, il faut dans un premier temps comprendre comment ils sont construits. Les PMI reposent sur des enquêtes mensuelles réalisées auprès de directeurs d’achats. Des panels sont sélectionnés pour refléter fidèlement la structure des secteurs concernés. Les enquêtes se déroulent généralement dans la seconde moitié du mois.
Les entreprises interrogées doivent indiquer, pour plusieurs variables économiques clés, si la situation s’est améliorée, détériorée ou est restée stable par rapport au mois précédent. Elles précisent également les raisons des changements observés.
Il y a deux types d’enquêtes : celle réalisée pour le secteur des services et celle réalisée pour le secteur manufacturier. Ce qui donne donc deux indicateurs : le PMI services et le PMI manufacturier. Le PMI composite est la synthèse de ces deux indicateurs.
Pour le PMI manufacturier, les données recueillies concernent la production, les nouvelles commandes, les commandes à l’export, l’emploi, les stocks, les prix des achats et des ventes, les délais de livraison des fournisseurs.

Détail des composantes de l’ISM manufacturier. Source : Trading Economics
Pour le PMI services, les entreprises sont interrogées sur l’activité commerciale, les nouvelles affaires, la performance des fournisseurs, l’emploi, les prix facturés et payés, les perspectives d’activité.

Détail des composantes de l’ISM services. Source : Trading Economics
Pour chaque variable, un indice de diffusion est calculé, variant entre 0 et 100. Un indice supérieur à 50 signale une amélioration ou une hausse, tandis qu’un indice inférieur à 50 indique une détérioration ou une baisse.
Ces différentes composantes sont ensuite agrégées pour former le PMI services ou manufacturier. Là aussi, c’est le seuil de 50 qui est clé. Au-dessus de 50, il y a une expansion de l’activité et en dessous de 50, une contraction de l’activité.
Des indicateurs fiables ?
Ces données sont largement utilisées par les économistes, les banques centrales, les marchés financiers, ainsi que par les entreprises elles-mêmes pour ajuster leurs décisions stratégiques, notamment en matière d’achats, de gestion des stocks, de fixation des prix et de planification de la production.
En effet, les indices PMI sont toujours vus comme des indicateurs avancés de l’activité économique. Pour autant, ce ne sont que des enquêtes, qui sont donc le reflet du sentiment. Or, on constate depuis plusieurs années une déconnexion entre les enquêtes - ce que l’on appelle dans le jargon les "soft data" – et les données dures ("hard data") comme la croissance du PIB ou les créations d’emplois. Il faut donc rester prudent dans l’interprétation que l’on peut faire de ces enquêtes.





















