WTW révèle une complexification des risques mondiaux
WTW, l'un des acteurs mondiaux du conseil, courtage et solutions, publie son étude annuelle sur les Responsabilités des Dirigeants et Mandataires Sociaux (RCMS) dans le monde. Placés au coeur des écosystèmes économiques et à la croisée des échanges avec l'ensemble des parties prenantes, les dirigeants voient aujourd'hui leur responsabilité personnelle directement exposée à une multitude de risques interconnectés.
Un paysage des risques en profonde mutation
Cette année, cette étude montre que les entreprises ne priorisent plus uniquement les risques technologiques. Les dirigeants doivent désormais gérer un mix complexe de risques internes, humains et géopolitiques. Bien qu'elle devienne un sujet de préoccupation croissant, l'intelligence artificielle n'atteint pas les risques principaux de la sécurité et de la santé des collaborateurs au travail.
Selon les conclusions de WTW, les trois principaux risques pesant sur la responsabilité des dirigeants sont
- la sécurité et la santé au travail (77% dans le monde, 74% en France),
- la perte de données (76% dans le monde, 59% en France)
- et les cyberattaques (75% dans le monde, 69% en France).
Les risques géopolitiques deviennent pour la première fois un risque essentiel pour 59% des dirigeants, dans un contexte international tendu.
Une perception des risques très fragmentée selon les régions
Ces risques sont hétérogènes d'une zone géographique à l'autre :
- risques cyber et data dominant en Asie, Amérique du Nord et Amérique Latine,
- risques humains et opérationnels en Europe et au Moyen-Orient,
- risques réglementaire et de conformité en Afrique.
En France, deux risques se différencient : le non-respect des réglementations (64%) et les procédures au pénal (56%), preuves d'une approche plus juridique et réglementaire qui expose davantage la responsabilité personnelle des dirigeants.
De plus, dans l'Hexagone, l'intelligence artificielle représente des risques déjà concrets, dominés par les usages et la gouvernance :
- la fraude et l'ingénierie sociale (social engineering) via l'IA (52%)
- l'échec stratégique d'adoption de l'IA (40%)
- les erreurs, la désinformation générées par l'IA et la non-conformité réglementaire et éthique (36%)
























