Il devrait dépasser en 2025 le cap du milliard d'euros de chiffre d'affaires et des cent millions d'euros de profit, en parvenant à maintenir ses marges au niveau élevé qu'il avait atteint pour la première fois de son histoire durant la pandémie.
Après deux cycles décennaux d'expansion foisonnante - avec un chiffre d'affaires multiplié par vingt en vingt ans et aucun profit d'exploitation dans le rouge, même durant les crises financières - le groupe contrôlé par l'excellent Massimo Perotti poursuit donc son parcours sans faute.
Les résultats sur les six premiers mois de l'exercice laissent apparaître une croissance des ventes de 9,4% et une hausse du profit avant taxes et intérêts de 3,2%. La normalisation du carnet de commandes se confirme après l'euphorie observée pendant la pandémie, tandis que la position financière reste impeccable.
La performance commerciale est bonne en Europe - plus de la moitié du chiffre d'affaires - mais encore meilleure aux États-Unis - un cinquième de celui-ci. Elle est tirée ce semestre par la demande sur le segment des superyachts ; le segment des yachts de moins de 24 mètres accuse davantage le coup.
Le pic d'investissement ce semestre est comparable à celui observé l'an passé. Une normalisation est attendue sur la seconde moitié de l'année, pour un total d'investissements dans les immobilisations qui devrait rester identique entre 2024 et 2025.
Après le creux du printemps, la valorisation est revenue s'établir à x1,2 le chiffre d'affaires, x7 le profit d'exploitation avant investissements, ou EBITDA, et x11 le résultat comptable. Ces trois indicateurs restent un cran sous leur moyenne historique, qui connut il est vrai une distorsion majeure durant la pandémie.
Il demeure assez difficile d'esquisser les multiples moyens de valorisation pour les transactions de fusion-acquisition dans le secteur du yachting. On se souvient que, l'an dernier, San Lorenzo avait acquis 60% de Nautor's Swan sur la base d'une valorisation de x9 l'EBITDA.
Plus tôt la même année, le britannique Sunseeker avait été racheté à son propriétaire chinois par deux investisseurs financiers à x0,5 son chiffre d'affaires.


















