Mercredi, les grandes places européennes ont effacé une partie des lourdes pertes du début de semaine, portées par l’accalmie relative sur le pétrole et le gaz, tandis que Wall Street a terminé en nette hausse (S&P 500 +0,78%, Nasdaq +1,29%, Dow Jones +0,49%), aidée par de solides statistiques américaines. Le CAC 40 avait pour sa part gagné 0,79% à 8167 points. 

En Asie, l’appétit pour le risque a fait un retour spectaculaire cette nuit : le Kospi sud-coréen a bondi d’environ 11%, effaçant presque son plongeon historique de la veille, le Nikkei a repris près de 2,5% et la Chine a rebondi après l’annonce d’un objectif de croissance 2026 de 4,5% à 5% et d’un nouveau plan quinquennal axé sur l’innovation et la consommation. 

Sur le front des matières premières, le pétrole reste au cœur du jeu : le Brent tourne autour de 84 dollars, le WTI vers 77 dollars, alors que le détroit d’Ormuz demeure quasi paralysé et que l’Irak, le Qatar et la Chine ajustent leur production ou leurs exportations. 

Côté macroéconomie, la séance d’hier a été marquée par un ISM des services américain au plus haut depuis mi‑2022 (56,1) et par des créations d’emplois privés ADP supérieures aux attentes, renforçant l’idée d’une économie américaine résiliente malgré le choc pétrolier.

Aujourd’hui, les investisseurs surveilleront en zone euro les ventes au détail de janvier, ainsi que la production industrielle de janvier en France. La Banque centrale européenne sera très présente avec plusieurs interventions, dont un discours de Christine Lagarde en fin de journée. Aux États‑Unis, l’attention se portera sur les inscriptions hebdomadaires au chômage, les licenciements Challenger, la productivité du quatrième trimestre et les prix à l’importation de janvier, avant le rapport officiel sur l’emploi vendredi.

Les futures européens indiquent une ouverture dans le rouge, malgré le rebond asiatique. Le CAC 40 recule de 0,2%.
Graphiquement, la pression vendeuse persiste. On maintiendra toujours un biais baissier sur l'indice. Ce dernier devra préserver les 8086 points sous peine d'une poursuite des dégagements en direction des 8000 points.