La séance d’hier a marqué un vrai retour de l’appétit pour le risque. À Paris, le CAC 40 a rebondi de 1,70% à 8117 points, emmené par les valeurs technologiques dans le sillage de Nvidia, tandis que Wall Street terminait nettement dans le vert (Dow Jones +1,31%, S&P 500 +1,08%, Nasdaq +1,54%) grâce à la détente du pétrole et des taux américains.

Le repli brutal du Brent à 105,5 USD et du WTI à 99 US, sur fond d’espoirs de paix entre Washington et Téhéran, a fait souffler un vent d’optimisme : les rendements du 10 ans américain sont retombés vers 4,58%, ceux du Bund à 10 ans autour de 3,08%, soulageant les valorisations actions. Les places asiatiques ont emboîté le pas cette nuit.

Côté macro, la journée d’hier a été dominée par les minutes de la Fed : plusieurs membres se disent prêts à envisager un relèvement de taux si l’inflation, nourrie par la guerre en Iran, restait trop élevée. Les marchés monétaires intègrent désormais une probabilité non négligeable de hausse d’ici la fin de l’année. 

Aujourd’hui, l’attention se tourne vers l’Europe avec une salve d’indicateurs avancés : les PMI flash de mai pour l’industrie et les services en France et en Allemagne, puis les PMI de la zone euro.

Digérant aussi les chiffres spectaculaires de Nvidia, qui perdait néanmoins 1,2% après la clôture, le CAC 40 est attendu en hausse de 0.1% ce matin.
Graphiquement, l'indice confirme son mouvement de reprise. La première cible majeure est fixée vers 8202 points.