Fondée en 1899 et basée à Kolkata, en Inde, CESC est une entreprise énergétique intégrée, active dans la production et la distribution d'électricité, desservant plus de 4,8 millions de clients sur sept sites. La société opère principalement en Inde via un segment unique, axé sur la production et la distribution d'électricité.

Accompagner la transition énergétique

CESC Green Power Ltd. a reçu l'approbation de principe pour investir 45 milliards INR de la part de la Haute Autorité de Décision d'Odisha. Cet investissement vise la création d'un complexe industriel renouvelable à Dhenkanal, développé en trois phases, comprenant une unité de cellules solaires de 3 GW, une unité de modules solaires de 3 GW, une usine de batteries et de packs de 5 GWh, ainsi qu'une centrale électrique captive de 60 MW. Ce déploiement de capitaux souligne la diversification stratégique de l'entreprise vers les énergies renouvelables et confirme sa trajectoire de croissance à long terme dans la transition énergétique.

Une dynamique de croissance soutenue

CESC a enregistré un taux de croissance annuel composé (TCAC) de ses revenus de 10,7 % sur l'exercice 2022-2025, atteignant 170 milliards INR, porté par la hausse de la demande, l'accroissement des capacités et des acquisitions stratégiques comme Chandigarh Power Distribution. L'EBITDA a diminué à un TCAC de -2,1 %, atteignant 28 milliards INR. Par conséquent, les marges sont passées de 23,7 % à 16,5 %.

Entre l'exercice 2022 et 2025, les flux de trésorerie issus des opérations ont légèrement progressé, passant de 25 milliards INR à 25,8 milliards INR, ce qui a entraîné une hausse de la trésorerie et des équivalents de trésorerie, à 21,8 milliards INR contre 21,5 milliards INR.

La société a affiché une croissance résiliente de ses revenus au deuxième trimestre 2026, stimulée par la demande accrue d'électricité sur son réseau de distribution de 567 km². Sur cette période, le modèle intégré de CESC a joué le rôle de couverture face à l'incertitude des tarifs énergétiques et aux tensions géopolitiques, garantissant stabilité et endurance. De plus, sa marge opérationnelle s'est accrue de 108 points de base, atteignant 20,1 %.

À titre de comparaison, WEC Energy Group, Inc., un acteur mondial du secteur, a enregistré un TCAC de revenus de 1,1 % pour atteindre 8,6 milliards USD sur l'exercice 2021-2024. L'EBITDA a progressé à un TCAC de 6,3 % pour atteindre 3,4 milliards USD. Par conséquent, sa marge est passée de 34,4 % à 40,0 %.

Perspectives optimistes

Au cours de l'année écoulée, l'action de la société a enregistré un rendement négatif de 16,9 %. En comparaison, celle de WEC a affiché un rendement de 7,9 %. L'entreprise a déclaré des dividendes annuels de 4,5 INR sur l'exercice 2025, avec un rendement de 2,9 %.

Actuellement, CESC se négocie à un ratio cours/bénéfice (P/E) de 14,0x, sur la base d'un BPA estimé à 12,0 INR pour l'exercice 2026, soit un niveau supérieur à sa moyenne historique sur trois ans de 11,1x, mais inférieur au P/E de WEC (20,0x). En termes d'EV/EBITDA, la société se valorise à 9,1x, sur la base d'un EBITDA estimé à 41,5 milliards INR pour l'exercice 2026, soit au-dessus de sa moyenne historique sur trois ans de 7,3x, mais en dessous de celle de WEC (13,5x).

CESC bénéficie d'un consensus unanime de 11 analystes, tous émettant une recommandation « Achat », avec un objectif de cours moyen de 209,1 INR, soit un potentiel de hausse de 24,1 % par rapport au cours actuel.

Les analystes anticipent un TCAC d'EBITDA de 9,1 % sur l'exercice 2025-2028, atteignant 51,2 milliards INR, avec une marge de 21,7 %. Le résultat net devrait progresser à un TCAC de 11,5 % pour atteindre 19 milliards INR. En comparaison, pour WEC, les analystes prévoient un TCAC d'EBITDA de 12,7 % et un TCAC de bénéfice net de 9,9 % entre 2024 et 2027.

Dans l'ensemble, CESC a affiché une résilience opérationnelle et une croissance stable, portées par son modèle intégré et son orientation proactive vers les énergies renouvelables. Pour l'avenir, l'entreprise est bien positionnée pour améliorer sa performance grâce à la poursuite de la diversification énergétique et à des perspectives sectorielles favorables.

Elle pourrait toutefois faire face à des risques liés à un durcissement de la réglementation, à la volatilité des prix du charbon et des combustibles, à des ruptures technologiques et à des défis dans le maintien d'infrastructures fiables dans un secteur énergétique en mutation.