Pas de surprise sur l’inflation. Au mois d’août, le PCE a augmenté de 2.7% en rythme annuel et de 0.3% en rythme mensuel. En version core (hors alimentation et énergie), la progression est de 2.9% sur un an, et de 0.2% sur un mois.
Ce qu’il faut retenir, c’est surtout que ces chiffres sont presque inchangés par rapport au mois précédent. Il faudra donc encore attendre pour mesurer l’impact des tarifs, à mesure que les entreprises passeront les hausses de prix aux consommateurs.
Une économie qui ne semble pas ralentir
Les données du jour ont aussi montré des dépenses personnelles de consommation plus fortes qu’attendues, avec une progression de 0.6% le mois dernier contre 0.5% attendu.
Tout au long de la semaine, les données ont plutôt montré une économie résiliente. Les inscriptions au chômage sont retombées à 218 000, tandis que le PIB du deuxième trimestre a été révisé à la hausse, passant de 3.3 à 3.8%.
Pour le trimestre en cours la croissance est estimée à 3.3%, selon le modèle de la Fed d’Atlanta.
Tout cela vient un peu à rebours du narratif d’une baisse des taux de la Fed sur fond de ralentissement du marché du travail. Un narratif qui alimente la hausse des marchés ces dernières semaines.
Pour l’heure, deux baisses de taux supplémentaires sont anticipées d’ici la fin de l’année. Mais comme nous l’expliquions hier, si la Fed ne baissait plus les taux parce que l’économie est résiliente, ce ne serait pas une mauvaise nouvelle pour les marchés.


















