La séance de lundi s’est jouée sur un fil, entre rebond technique de la tech et nervosité persistante au Moyen-Orient. À Paris, le CAC 40 a cédé 0,23% à 8199 points, pénalisé par les valeurs industrielles malgré le sursaut des semi-conducteurs (STMicroelectronics +4,01%). Francfort a reculé de 0,47% (DAX 24642 pts), plombé par la chimie et les cycliques.

Outre-Atlantique, Wall Street a effacé une partie du krach de vendredi sur la tech : le S&P 500 a gagné 0,30% à 7405 points et le Nasdaq 0,86%, quand le Dow Jones a encore cédé 0,16%. Les semi-conducteurs ont mené la charge (indice SOX +5,6%), avec Intel (+11,19%) et Micron (+9,87%) en vedette, sur fond de commandes massives liées à l’IA.

Côté macro, la journée a été dominée par la géopolitique : échanges de frappes Iran–Israël, puis annonce d’une suspension des attaques après l’appel de Donald Trump, ce qui a fait refluer le Brent d’un pic proche de 98 USD vers 93,5 USD. En zone euro, l’indice Sentix du moral des investisseurs s’est redressé plus qu’attendu en juin, tandis qu’en Allemagne les commandes industrielles d’avril ont chuté de 3,8% sur un mois.

Ce mardi, les opérateurs auront les yeux rivés sur la production industrielle et la balance commerciale allemandes d’avril, ainsi que sur la balance commerciale américaine et les ventes de logements existants. En toile de fond, la BCE se réunit jeudi pour une hausse de 25 pb largement anticipée, tandis que les marchés attendent surtout demain l’inflation américaine (CPI de mai) avant la Fed la semaine prochaine.

L'indice parisien recule de 0,15% en préouverture. 
Graphiquement, le range 8101/8296 points reste d'actualité. On attendra la sortie de cette zone d'indécision pour agir.