
Notre fonds affiche une performance YTD de 6,24% jusqu'au 30 juin 2026 contre 10,31% pour notre benchmark, l'indice Stoxx Europe 600, soit une sous-performance de 4,07%.
Malgré ce démarrage plus prudent, le fonds se classe toujours parmi les meilleurs OPCVM de sa catégorie Actions Europe Flex Cap (6e meilleur sur 433 fonds de sa catégorie sur 10 ans) avec 5 étoiles Morningstar et 5 étoiles Quantalys et figure dans le premier décile de performance sur 1 an, 3 ans, 5 ans, 8 ans et 10 ans. Ce classement résonne avec la performance annualisée de 18,83% du fonds ces trois dernières années pour une volatilité de 12,91%, un ratio de Sharpe de 1,18 et un ratio de Sortino de 2,07.
Courant juin, nous avons vendu nos lignes dans FDJ United et Friedrich Vorwerk Group et ajouté à notre sélection OVH Groupe et SAP. Les principaux contributeurs à la performance en juin ont été ASML Holding, Coca-Cola Hellenic et Nordnet. Les plus grands destructeurs de performance ont été Pan African Resources, Secunet Security Networks et SAP. Les cinq plus grandes positions étant ASML Holding, DWS Group, ArgenX, Coca-Cola Hellenic et ABB.
Les marchés actions ont poursuivi leur progression en juin, soutenus par la résilience de l'économie américaine, le reflux des prix de l'énergie et l'enthousiasme toujours puissant autour de l'intelligence artificielle. Malgré des risques géopolitiques persistants et des banques centrales peu enclines à assouplir leur politique, les investisseurs ont continué de privilégier les actifs risqués.
Ce mouvement conclut un premier semestre particulièrement heurté. Le conflit opposant l'Iran aux États-Unis et à Israël, déclenché fin février, a provoqué une forte hausse du pétrole et du gaz après le blocage temporaire du détroit d'Ormuz. Les craintes inflationnistes ont ressurgi, entraînant une correction brutale des marchés, notamment en Europe où les secteurs cycliques, la consommation et le luxe ont été durement touchés.
La situation s'est améliorée à partir de mai avec l'ouverture de négociations diplomatiques, puis la signature d'un accord de paix provisoire. Le pétrole a perdu plus de 40% par rapport à ses sommets d'avril, effaçant une large part de la prime de risque géopolitique. Ce reflux a alimenté le rebond spectaculaire des marchés : le S&P 500 a gagné 16,1% en mai et juin, sa deuxième meilleure performance sur deux mois depuis 1950.
L'Europe reste toutefois fragile. Le PMI composite est remonté à 49,5 en juin, signalant une contraction moins marquée de l'activité privée, sans retour à une croissance solide. L'inflation a ralenti à 2,8%, portée par la détente des prix de l'énergie et des services. La BCE a néanmoins relevé son taux de dépôt de 25 points de base à 2,25%, préférant préserver sa crédibilité après le choc inflationniste du printemps.
Aux États-Unis, la croissance est restée plus robuste. La demande intérieure, l'activité manufacturière et l'emploi ont continué de résister, tandis que l'inflation se maintenait autour de 4,2%. La Réserve fédérale a conservé ses taux dans une fourchette de 3,50% à 3,75%. Le scénario de plusieurs baisses de taux en 2026, encore dominant en début d'année, a pratiquement disparu. Certains investisseurs envisagent désormais un nouveau resserrement avant la fin de l'année.
L'arrivée de Kevin Warsh à la tête de la Fed, à la mi-mai, a renforcé ce changement de perception. Attendu comme plus accommodant, il a rapidement adopté un discours ferme, plaçant la stabilité des prix au premier rang de ses priorités. Les marchés doivent désormais composer avec l'hypothèse de taux durablement élevés.
Cette situation a favorisé les entreprises capables de produire rapidement des flux de trésorerie abondants, au détriment des modèles reposant sur des bénéfices lointains. Les rendements obligataires sont restés relativement stables, autour de 3,7% en France et de 4,5% aux États-Unis, offrant un environnement plus lisible aux investisseurs obligataires.
L'intelligence artificielle est restée la principale thématique boursière du semestre, mais le marché est devenu plus exigeant. Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta et Oracle devraient investir entre 680 et 760 milliards USD dans leurs infrastructures d'IA en 2026, contre environ 400 milliards USD en 2025. Les revenus directement attribuables à cette technologie restent pourtant estimés entre 80 et 150 milliards USD.
La hausse s'est déplacée vers les semi-conducteurs et les infrastructures numériques. L'ETF VanEck Semiconductor a progressé de plus de 70% au premier semestre, signant la meilleure performance semestrielle de son histoire. Nvidia a été dépassée par plusieurs concurrents, tandis que les puces propriétaires développées par Google et Amazon ont élargi le cercle des bénéficiaires de l'IA.
Le second semestre s'ouvre donc avec trois sujets dominants : la trajectoire de l'inflation américaine, les prochaines décisions des banques centrales et la capacité des hyperscalers à transformer leurs dépenses colossales en revenus et en profitabilité. Après un rebond de 16,1% du S&P 500 en deux mois, les marchés abordent cette nouvelle phase proches de leurs sommets, mais avec beaucoup moins de place pour la déception.

















