Sous l’effet de la flambée du pétrole et d’une Fed plus inquiète de l’inflation, la séance d’hier s’est terminée en ordre dispersé à Wall Street : le Dow Jones a cédé 0,6%, le S&P 500 a fini quasi stable (-0,04%) tandis que le Nasdaq 100 a gagné 0,6%, soutenu par les valeurs IA (NXP, Seagate) malgré la nervosité autour d’OpenAI.
Le CAC40 avait pour sa part terminé en baisse de 0,39% à 8072 points.
STM s'est adjugée 5,98%, Airbus 5,13%, Cap Gemini 3,44% et Legrand 1,05% tandis qu'Eurofins a cédé 3,71%, Pernod Ricard 3,08%, Veolia 2,38%, Danone 1,93%.
En Asie ce matin, la tension énergétique et les résultats contrastés des géants US de la tech (Alphabet, Amazon, Meta, Microsoft) pèsent : le Topix recule de 1,8%, le Kospi de 0,9% après un nouveau record, Hong Kong perd 1,2% quand Shanghai résiste (+0,1%) grâce à un PMI manufacturier officiel à 50,3 en avril (50,1 attendu).
Côté macro, la Fed a maintenu son taux directeur à 3,50%-3,75% mais avec quatre dissidents, la décision la plus divisée depuis 1992, et un ton plus ferme sur l’inflation liée au choc pétrolier. Les marchés ont quasiment effacé tout scénario de baisse de taux en 2026 et intègrent désormais une probabilité non négligeable de hausse d’ici 2027.
Aujourd’hui, l'attention se porte sur l’Europe : PIB T1 et inflation de la zone euro, décisions de la BCE et de la Banque d’Angleterre, ainsi que le PIB et l’inflation PCE américains.
Les futures européens indiquent une ouverture en baisse et le CAC40 recule de 0.6%.
Graphiquement, l'indice devrait tester ce matin le seuil des 8000 points. Une réaction positive devra intervenir dans cette zone de cours sous peine d'une poursuite des dégagements en direction des 7936 points.




















