La légère tension initiale des taux -inspirée par un contexte inflationniste lié aux nouveaux records annuels du pétrole- s'est estompé au fil des heures, à mesure que les indices boursiers, et notamment le S&P500 et le Nasdaq, s'enfonçaient dans le rouge.

Au final, pas plus de +0,2 à +0,3Pt sur les Bunds (-0,219%) et les OAT (à 0,132%) et +1Pt sur les T-Bonds US (à 1,477%).
Plus au sud, stabilité totale sur les Bonos espagnols à 0,423% et +0,5Pt sur les BTP italiens à 0,825% (après s'être dégradés vers 0,857%).
Les 'Gilts' britanniques se tendent de +1Pt de base à 1,0140%.

Côté chiffres du jour, les commandes à l'industrie américaine ont progressé de +1,2% en août, quinzième mois de hausse sur 16, portées par une hausse des achats de machines-outils et d'équipements et composants électroniques.

Le chiffre de juillet a été révisé à la hausse pour faire apparaître une hausse de 0,7% au lieu des +0,4% initialement annoncés.

Mais c'est déjà du passé et les investisseurs s'interrogent sur la remontée des prix de l'énergie (le baril de Brent avec +3% atteint un record annuel de 82$, au plus haut depuis début octobre 2018) : la FED convient que l'épisode inflationniste pourrait être plus durable que prévu et les 2% difficiles à atteindre en 2022.
Wall Street peut également s'inquiéter des risques de 'shutdown' budgétaire aux Etats Unis après le 18 octobre (le Congrès a convenu de permettre un dépassement du plafond de la dette d'ici cette date, mais pour 'après', rien n'est résolu).

Il y a également de gros doutes sur l'adoption du financement du programme de relance de 3.500Mds$ de Joe Biden.

Le point d'orgue de la semaine sera la publication vendredi des chiffres mensuels de l'emploi dont la teneur pourrait inciter la Réserve fédérale à accélérer le calendrier de son resserrement monétaire.

Selon les économistes, l'économie américaine devrait avoir créé autour de 500.000 emplois en septembre, après 235.000 en août et 1,05 million en juillet.


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