NATIONS UNIES, 2 juin (Reuters) - Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté vendredi à l'unanimité une résolution élargissant les sanctions touchant la Corée du Nord en raison de la poursuite de ses programmes nucléaire et balistique.

Il s'agit de la première résolution soutenue à la fois par les Etats-Unis et par la Chine, l'un des rares alliés du régime de Pyongyang, depuis l'investiture de Donald Trump.

Le Conseil de sécurité a ajouté plusieurs noms d'entités et de personnes liées aux autorités nord-coréennes sur la liste noire de l'Onu qui prévoit des interdictions de territoire et des gels d'avoirs.

Cette mesure, qui concerne la banque Koryo, les forces balistiques stratégiques de l'armée populaire nord-coréenne et 14 personnes physiques, est le minimum sur lequel Washington et Pékin sont parvenus à s'entendre au terme de cinq semaines de négociations.

La banque Koryo s'occupe des transactions à l'étranger de l'Office 38, une officine qui gère les fonds du gouvernement nord-coréen, selon des données du gouvernement sud-coréen.

Les nouvelles sanctions auraient pu être adoptées lors d'une session à huis clos mais les Etats-Unis ont convaincu la Chine que cela se fasse lors d'un vote public afin de donner plus de poids au mécontentement onusien face à la poursuite des tirs de missiles par le régime de Pyongyang.

Les premières sanctions adoptées par le Conseil de sécurité contre la Corée du Nord remontent à 2006. Depuis, le gouvernement communiste a procédé à cinq essais nucléaires et menace d'en effectuer un sixième.

(Pierre Sérisier pour le service français)