Depuis le 20 janvier, date de prise de fonction du 47eme Président des Etats-Unis d’Amérique, le dollar est entré dans une phase de consolidation à plat dont il peine à s’extirper. Sur l’EURUSD, les bornes de ce range se situent entre 1.0177 et 1.0533. Depuis plusieurs semaines, nous vous alertons sur une possible fin de la dynamique haussière du dollar index. Si jusqu’à présent, seules quelques rares devises ont effectivement amorcées un retournement de tendance contre le billet vert, le changement narratif en cours aux Etats-Unis pourrait être l’élément déclencheur d’une embellie généralisée.
Plusieurs données macroéconomiques publiées vendredi dernier pointent en effet vers un ralentissement de l’économie américaine poussant ainsi les rendements obligataires à la baisse, et ce malgré des anticipations toujours élevées concernant l’inflation. Ainsi, on pourra mettre en parallèle le support clé des 4.40/38% sur le 10 ans américain avec la résistance sur l’EURUSD. La cassure du premier devrait provoquer le débordement du second. Comme mentionné la semaine dernière, on pourra surveiller un niveau intermédiaire intéressant à 1.04 pour envisager une accélération haussière en direction des 1.0680/1.0700.
L’USDCHF tient toujours au-dessus de son soutien à 0.8965 tandis que l’USDJOY a déjà enfoncé les 150.66 et rallié le point bas de décembre dernier à 148.65. Les devises liées aux commodités ont déclenché leur redressement à l’image de l’aussie en débordement des 0.63 avec les 0.65 en ligne de mire. Le kiwi tente timidement de suivre son homologue australien mais le franchissement des 0.5730 reste poussif pour le moment.
Enfin, l’USDNOK et l’USDSEK se sont retournés à la baisse après la réintégration des 11.25 sur le premier et après avoir buté ce même niveau sur le second qui correspondait aux sommets de 2023.

















