PARIS, 25 novembre (Reuters) - La solution des Européens pour résoudre la crise de la dette grecque devrait passer par une baisse des taux d'intérêt sur les prêts consentis, le renoncement aux profits des banques centrales et un rachat de dette, a dit dimanche le ministre français des Finances, Pierre Moscovici.

"Hier, nous avons fait des avancées fortes qui font que demain les Européens dans leur dialogue avec le Fonds monétaire international auront une position à peu près commune", a-t-il déclaré sur BFM TV, au lendemain d'une téléconférence pour préparer la réunion de l'Eurogroupe lundi à Bruxelles.

Lundi, "j'irai avec la très ferme détermination, et avec le mandat du président de la République et du Premier ministre, de conclure", a-t-il ajouté. "Nous sommes tout près d'une solution."

Les options portent sur "à la fois les intérêts qui sont perçus par les bailleurs de fonds sur les prêts qu'ils ont consentis : il faut en diminuer le taux d'intérêt", a dit Pierre Moscovici. "Il y a à la fois ce qui concerne les profits qui sont faits par les banques centrales sur les titres qu'elles détiennent en matière de dette grecque. Il y a ce qu'on appelle le 'debt buyback', racheter de la dette."

"Il faudra probablement - je vous informe de tout cela - avoir recours à toutes ces solutions à la fois, pour qu'à la fois le programme soit financé d'ici à 2016, et ensuite que la dette soit soutenable à l'horizon 2020, qui sera peut-être une étape, avec un prolongement à 2022." (Jean-Baptiste Vey, édité par Juliette Rouillon)