Renault a dévoilé aujourd’hui sa nouvelle stratégie environnementale. Ainsi, le groupe au losange vise la neutralité carbone en Europe en 2040 et dans le monde en 2050. Pour ce faire, le constructeur automobile, piloté par Luca de Meo, veut engager la décarbonation de ses achats en commençant par six composants  (l’acier, l’aluminium, les polymères, les composants électroniques, les pneus et le verre) qui représentent aujourd’hui 90% de l’empreinte carbone de cette activité.

Une tarification du carbone sera ainsi mise en place progressivement afin d'inciter l'ensemble de son écosystème à produire de façon plus durable. A horizon 2030, le groupe se fixe comme ambition de diminuer l'empreinte carbone liée à ses achats de 30% (en CO2 / par kg de matière).

Coté fabrication, le groupe vise 50% de réduction des émissions de ses sites à 2030 dans le monde (par rapport à 2019). Pour soutenir cet objectif, l'entreprise investira dans son appareil industriel 20 millions d'euros qui généreront jusqu'à 90 millions d'euros d'économies, en factures énergétiques et pénalités carbone évitées. D'ici 2025, les sites de l'Electro-Northpole afficheront un bilan neutre en carbone, ainsi que ceux implantés en Europe à l'horizon 2030.

Enfin, au sein de la Re-Factory à Flins et avec ses filiales Renault Environnement, les activités de démantèlement, recyclage des composants des véhicules, y compris de la batterie, généreront plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2030.

" Nous inscrivons notre responsabilité environnementale et sociétale comme l'un des chapitres de la Renaulution ", a commenté  Luca de Meo, le directeur général du groupe Renault.