* En Europe, le CAC 40 a gagné 0,52% et le Stoxx 600 0,70%

* Wall Street légèrement dans le vert à mi-séance

* L'emploi aux USA plus élevé que prévu en décembre - enquête ADP

* L'inflation repart à la hausse en France et en Allemagne

* Contraction des services en décembre en zone euro - PMI

par Claude Chendjou

PARIS, 4 janvier (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé dans le vert jeudi après deux séances consécutives dans le rouge et à Wall Street les trois indices étaient également en hausse en fin de matinée à New York dans une session marquée par un rebond technique en attendant les données de l'inflation en zone euro et le rapport mensuel sur l'emploi américain, deux indicateurs prévus vendredi.

À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,52% à 7.450,63 points, première clôture dans le vert depuis le début de 2024. Le Footsie britannique

a avancé de 0,53% et le Dax allemand de 0,53%.

L'indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,61% et le FTSEurofirst 300 de 0,68%. Le Stoxx 600 , en hausse de 0,70%, a fini lui aussi pour la première fois dans le vert depuis l'entame de cette nouvelle année.

Les indices en Europe ont été tirés par les compartiments de la santé

(+1,37%) et de l'énergie (+0,83%) après le repli marqué de la veille du Stoxx 600, tombé à un plus bas depuis le 14 décembre.

Le marché a fait fi de la publication des indices PMI de l'activité des services qui sont restés en zone de contraction en France, en Allemagne et dans le reste de la zone euro.

La réaccélération provisoire de l'inflation en France et en Allemagne, en attendant les chiffres pour l'ensemble de la zone euro prévus vendredi, n'a pas non plus ébranlé l'hypothèse d'une baisse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) cette année.

Les traders prévoient toujours au total une réduction d'environ 140 points de base du coût du crédit en zone euro et semblent juste indécis sur le calendrier de la première baisse.

Aux Etats-Unis, après la publication de l'enquête mensuelle du cabinet ADP, qui a montré que le secteur privé avait créé plus d'emplois que prévu en décembre, les traders continuent de parier avec une probabilité de 66,4% sur une réduction du coût du crédit d'au moins 25 points de base en mars. La probabilité que celle-ci intervienne en mai est de 95%, selon le baromètre Fedwatch de CME Group.

Les investisseurs attendent désormais la parution vendredi des données mensuelles officielles sur l'emploi américain, très suivies par la Réserve fédérale américaine dans sa fixation des taux d'intérêt, pour jauger de la résilience du marché du travail, malgré le durcissement monétaire en cours.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, le Standard & Poor's 500 , qui a enregistré sa plus forte baisse sur les deux premières séances de l'année depuis fin octobre, rebondit de 0,31%. Le Dow Jones avance de 0,64% et le Nasdaq

de 0,11%.

Apple recule de 1,24%, dégradé par Piper Sandler, deux jours après l'abaissement du conseil de Barclays sur la valeur.

La filiale d'Intel , Mobileye Global , plonge de 25,49% après un avertissement sur son chiffre d'affaires annuel, ce qui ébranle des fournisseurs de puces pour l'automobile comme NXP Semiconductors (-3,05%) et Texas Instruments (-1,01%).

Nike (-0,77%), Under Armour (-2,13%) et Foot Locker (-1,47%) sont pénalisés par l'avertissement du distributeur britannique JD Sports sur sa prévision de bénéfice annuel.

Walgreens chute de 7,29% après avoir abaissé de près de moitié son dividende dans le cadre de mesures d'économie.

VALEURS EN EUROPE

Adidas (-3,01%) et Puma (-5,89%) ont terminé dans le rouge dans le sillage de JD Sports qui a plongé de 22,99%, en queue du Stoxx 600.

En tête du Stoxx 600, le distributeur de mode britannique Next (+5,79%) a profité du relèvement de sa prévision de bénéfice annuel.

Le groupe pharmaceutique allemand Evotec a dégringolé de 18,3% après l'annonce du départ surprise de son président du directoire Werner Lanthaler.

Sur le CAC 40, Carrefour , qui a indiqué ne plus vouloir vendre de produits PepsiCo en raison de la hausse des prix, a pris 0,93%.



CHANGES

Le dollar , en repli de 0,18%, revient d'un sommet de trois semaines face à un panier de devises de référence.

L'euro , tombé mercredi à un plus bas de deux semaines, rebondit de 0,30% à 1,0954 dollar.

La livre sterling s'affiche à 1,2691 dollar (+0,23%).



TAUX

Le rendement du Bund allemand à dix ans , qui a fini en hausse de près de neuf points de base, à 2,117%, son niveau le plus élevé depuis le 15 décembre, réagit au rebond de l'inflation en Allemagne et en France avant les chiffres pour l'ensemble de la zone euro.

Le rendement des bons du Trésor américain de même échéance , en hausse de plus de sept points de base, à 3,9893%, est tiré par l'enquête ADP sur l'emploi, qui plaide pour un réajustement des attentes en matière de baisse des taux.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est volatil, effaçant en clôture des Bourses en Europe ses gains initiaux, les craintes sur l'évolution de la conjoncture et de la demande de brut prenant le pas sur les inquiétudes liées à l'approvisionnement dans un contexte de perturbation en Libye et de tensions au Moyen-Orient.

Le baril de Brent perd 2,08% à 76,62 dollars et celui du brut léger américain (WTI) fléchit de 2,09% à 71,19 dollars.

A SUIVRE VENDREDI : (Rédigé par Claude Chendjou, édité par Zhifan Liu)